Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Le Châtiment

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 9 sur 10]

201 Re: Le Châtiment le Mer 23 Juin - 11:24

Treblig


Double prix Nobel
Double prix Nobel
[quote="Jean-Marc
J'aimerais lire ton opinion sur cet album également...[/quote]

Il y a déjà bien longtemps que j'ai n'ai plus du tout envie de donner une opinion détaillée sur tous ces albums post "martiniens".

Ainsi, dernièrement, quand j'ai "osé" parlé "gros sous" on a bien vu l'interprétation négative qu'on a donné de mes propos (pour l'anecdote, lorsque le week-end dernier, j'ai assisté à Lyon aux passionnantes conférences dont je me suis fait l'écho, j'ai pu constater que des auteurs célèbres, et, non des moindres, ont eu le courage d'en parler eux-mêmes, comme quoi... )

On voit bien que, dans la bande dessinée, il y a des mythes qu'il est interdit "d'écorner".



Dernière édition par Treblig le Mer 23 Juin - 12:00, édité 1 fois

202 Re: Le Châtiment le Mer 23 Juin - 11:44

Invité


Invité
Treblig a écrit:
Il y a déjà bien longtemps que j'ai n'ai plus du tout envie de donner une opinion détaillée sur tous ces albums post "martiniens".

Ainsi, dernièrement, quand j'ai "osé" parlé "gros sous"on a bien vu l'interprétation négative qu'on a donné de mes propos (pour l'anecdote, lorsque le week-end dernier, j'ai assisté à Lyon aux passionnantes conférences dont je me suis fait l'écho, j'ai pu constater que des auteurs célèbres, et, non des moindres, ont eu le courage d'en parler eux-mêmes, comme quoi... )

On voit bien que, dans la bande dessinée, il y a des mythes qu'il est interdit "d'écorner".

C'est bien dommage de ne pas oser donner son avis, quitte à avoir des contradicteurs, c'est ça qui fait justement l'intérêt d'un forum : personne ne disposant de la vérité absolue, c'est dans ces confrontations d'opinions qu'un forum trouve tout son intérêt, je pense.

203 Re: Le Châtiment le Mer 23 Juin - 12:06

Michel Jacquemart

avatar
bédéphile pointu
bédéphile pointu
Treblig a écrit:[quote="Jean-Marc
J'aimerais lire ton opinion sur cet album également...

Il y a déjà bien longtemps que j'ai n'ai plus du tout envie de donner une opinion détaillée sur tous ces albums post "martiniens".

Ainsi, dernièrement, quand j'ai "osé" parlé "gros sous"on a bien vu l'interprétation négative qu'on a donné de mes propos (pour l'anecdote, lorsque le week-end dernier, j'ai assisté à Lyon aux passionnantes conférences dont je me suis fait l'écho, j'ai pu constater que des auteurs célèbres, et, non des moindres, ont eu le courage d'en parler eux-mêmes, comme quoi... )

On voit bien que, dans la bande dessinée, il y a des mythes qu'il est interdit "d'écorner". /quote]

Je me permets de préciser mon opinion sur les reprises et "les gros sous" :

1- Les reprises ou la continuité de séries classiques sont en effet souvent très intéressantes commercialement, tout le monde peut le constater. Mais je rappelle aussi que cela est dû à la fidélité des lecteurs pour ces séries. Mon propos n'est pas de prendre la défense des éditeurs, mais je rappelle que ce sont des sociétés commerciales, elles commercialisent ce que les lecteurs réclament. Mais il n'y a pas que les classiques : de nouvelles séries peuvent atteindre ou dépasser le succès des anciens classiques, comme ce fut par exemple le cas de XIII.

2- Dans le cas précis de Jacques Martin, c'est bien lui qui a clairement exprimé, dans de nombreuses interviews, sa volonté que ses séries soient continuées, à la fois par la finalisation des synopsis qu'il a laissés et par l'apport de nouveaux scénarios.

3- Si l'on se plaint de la qualité de certains scénarios, il ne faut pas mettre cela sur le compte d'une "affaire de gros sous" : les auteurs - dont les scénaristes - sont payés en pourcentage sur les ventes, et un bon scénario ne coûte pas plus cher à l'éditeur qu'un mauvais scénario. En BD comme au cinéma, le scénario est un élément important dans le succès final, mais c'est aussi l'élément qui coûte le moins cher !

4- En toute logique commerciale, l'intérêt d'un éditeur est de satisfaire ses lecteurs - et ainsi de les fidéliser - pas de les décevoir !



Dernière édition par Michel Jacquemart le Mer 23 Juin - 12:45, édité 2 fois

204 Re: Le Châtiment le Mer 23 Juin - 12:19

Treblig


Double prix Nobel
Double prix Nobel
Ce n'est pas que je "n'ose" pas (à mon âge, ce serait grave !! ), c'est que j'ai perdu définitivement le goût de le faire pour les raisons que j'ai invoquées voilà tout.

205 Re: Le Châtiment le Mer 23 Juin - 13:25

JYB


vieux sage
vieux sage
Il faut contrebalancer les propos de Michel par certaines réalités et des non-dits. Certes, au départ, "sur le papier", tout le monde a la main sur le coeur et professe qu'il fera du bon boulot, etc. Sauf que...

Michel Jacquemart a écrit:Je me permets de préciser mon opinion sur les reprises et "les gros sous" :

1- Mon propos n'est pas de prendre la défense des éditeurs, mais je rappelle que ce sont des sociétés commerciales, elles commercialisent ce que les lecteurs réclament.
A l'énorme différence près que pour les reprises, les lecteurs réclament, sous-entendu : de la bonne BD, comme du vivant du créateur !

Michel Jacquemart a écrit:
Mais il n'y a pas que les classiques : de nouvelles séries peuvent
atteindre ou dépasser le succès des anciens classiques, comme ce fut
par exemple le cas de XIII.
A l'énorme différence près qu'une série installée et qui marche fort, continuera de marcher fort, au moins pendant un certain temps, même bien après le décès du créateur. Le public fidèle continuera de suivre la série, au moins pour voir, et au moins par habitude et fidélité. Je parle globalement et théoriquement ; inutile de me citer telle ou telle série qui a finit par disparaître par manque de qualités évidentes ; or, justement, j'ai bien dit que, "au moins pendant un certain temps", une série qui marche fort continuera de marcher fort car c'est au bout de quelques années de mauvaise qualité que les habitués déclareront forfait et cesseront d'acheter les nouveaux albums.
Tandis qu'une série nouvelle doit s'installer, se faire connaître et apprécier, et ça c'est difficile, ça ne vient jamais (ou rarement) d'un coup.

Michel Jacquemart a écrit:2- Dans le cas précis de Jacques
Martin, c'est bien lui qui a clairement exprimé, dans de nombreuses
interviews, sa volonté que ses séries soient continuées, à la fois par
la finalisation des synopsis qu'il a laissés et par l'apport de
nouveaux scénarios.
Idem : à l'énorme sous-entendu près que Jacques Martin (et tout le monde) souhaite que ça continue dans la qualité. Il ne faut pas continuer juste pour continuer. Il faut continuer avec l'idée de maintenir la qualité qui a toujours marqué la série du vivant du créateur.

Michel Jacquemart a écrit:
3- Si l'on se plaint de la qualité de
certains scénarios, il ne faut pas mettre cela sur le compte d'une
"affaire de gros sous" : les auteurs - dont les scénaristes - sont
payés en pourcentage sur les ventes, et un bon scénario ne coûte pas
plus cher à l'éditeur qu'un mauvais scénario. En BD comme au cinéma, le
scénario est un élément important dans le succès final, mais c'est
aussi l'élément qui coûte le moins cher !
Oui, mais côté éditeur et scénaristes (et dessinateurs) tout le monde espère que le scénario sera jugé bon par les lecteurs, mais apparemment personne ne peut, à l'avance, en être sûr à 100% ; exemple : l'éditeur et les ayants-droit ont validé le scénario du Châtiment, or, j'ai rarement lu autant de critiques, parfois dures, contre un scénario... Y'a donc un malaise... Et il faut compter avec des lecteurs comme Patrick Essa qui avoue qu'il est addict et qu'il achètera quand même... Donc, ça se vendra quand même.

Michel Jacquemart a écrit:4- En toute logique
commerciale, l'intérêt d'un éditeur est de satisfaire ses lecteurs - et
ainsi de les fidéliser - pas de les décevoir !
Ben, raté pour ce coup-là, apparemment...

206 Re: Le Châtiment le Mer 23 Juin - 18:30

Michel Jacquemart

avatar
bédéphile pointu
bédéphile pointu
Nous glissons à nouveau dans le hors-sujet, car nous discutons ici de mécanismes généraux et non de cet album, dont je ne connais que les premières pages publiées sur "Alix Mag"... (Raymond pourrait peut-être déplacer cette discussion vers un autre sujet ?)

Il semble aller de soi que la satisfaction des lecteurs, qui passe par le respect de la qualité, devrait être le souci de l'éditeur. Pourquoi alors, contre toute logique commerciale, en est-il parfois autrement?

J'ai une fois posé la question à un responsable des collections "Jacques Martin" chez Casterman : "Pourquoi, quand vous savez qu'un album va être mauvais, le sortez-vous quand même?" Et il m'a répondu en substance : "De toute façon, bons ou mauvais, on en vend quand même assez."

En effet, une "bonne série" continue à se vendre même quand les albums sont devenus moins bons, à la manière d'un super-tanker qui continue sur son erre après que ses machines soient en panne... C'est ce que j'appelle la "Loi de Van Hamme", car Jean Van Hamme a très bien formulé cela quand je l'ai interviewé sur XIII (voir "A Propos de XIII"). Je lui avais demandé si les chiffres de vente constituaient un bon « baromètre » quant à la satisfaction des lecteurs. Sa réponse constitue ce que j’appelle la « loi de Van Hamme », que tout éditeur serait bien avisé de méditer…

La loi de Van Hamme:

"Tout bon libraire vous le dira : avant qu’une série ne fléchisse, ou bien il faudra rester dix ans sans qu’apparaisse de nouveauté, ou bien il faudra trois albums avec un mauvais scénario. Un lecteur qui suit une série se rendra compte qu’un album est moins bon, mais il achètera quand même le suivant, en espérant qu’il y aura un redressement ; il donnera encore une chance pour un troisième ; mais, s’il est à nouveau déçu, il abandonnera définitivement la série. Comme on le voit, la réaction du public vis-à-vis des ventes prend trop de temps pour que l’on puisse réagir avant qu’il ne soit trop tard."


Quelqu'un qui gère à court terme ne tiendra pas compte de cette loi de Van Hamme, car les effets sont décalés dans le temps. Mais les effets sont profonds, car, à long terme, c'est tout le crédit de la série qui s'érode. La notion de durée est donc importante. Je rappelle que les séries de Jacques Martin ont été louées (et non achetées!) et cela explique peut-être (au moins en partie) pourquoi l'éditeur ne semble pas avoir tenu compte des effets à plus long terme.

Pour rappel: "Quand on loue un bien (un appartement, par exemple), on en profite, mais on n'en est pas pour autant le propriétaire! Si on loue la "poule aux oeufs d'or", pour une période limitée dans le temps, on risque d'avoir la tentation de l'exploiter au maximum pendant ce temps limité, quitte à la rendre épuisée et moribonde à ses propriétaires en fin de contrat. "Après nous, les mouches!" L'éditeur ne se fait donc pas "hara kiri", puisqu'il exploite, en le dévaluant, un bien qui ne lui appartient pas à long terme!"

D'autre part, il n'est pas certain que tous les décideurs aient eu comme politique de servir au mieux les intérêts de l'éditeur et des ayant-droits... Ce que l'on appelle l'"après Martin" constitue un fromage dans lequel il peut être tentant de s'installer... Certes, même en y mettant tous les bons ingrédients, on n'est jamais sûr que la sauce prenne... Mais en y mettant de mauvais ingrédients, on peut par contre être certain du ratage !

On peut se demander si les albums décevants, plutôt que d'être le résultat d'une gestion "orientée pognon", ne résulteraient pas, tout au contraire, d'une gestion qui n'est pas "orientée lecteur" et reposerait plus sur le copinage que sur la réflexion marketing et l'analyse.

Un entrepreneur doit toujours être attentif à son environnement et à ses clients. L'environnement d'un produit, ce n'est pas la gamme de l'entrepreneur, mais bien la concurrence. Il ne faut pas seulement comparer les chiffres de ventes d'un album de Lefranc avec celui d'un Alix ou même avec l'album précédent, mais bien avec les séries concurrentes : Blake et Mortimer, XIII, Spirou, etc... Plutôt que de se contenter de se maintenir à flot, on devrait se demander "Pourquoi le tirage d'un Blake Mortimer est-il d'un ordre supérieur à celui de Lefranc ? Comment faire pour ramener les ventes de Lefranc au niveau de celles de Blake et Mortimer ou de XIII ?"

Pour ce qui est de mesurer l'adéquation entre le produit (les BD) et l'attente du public cible (les lecteurs), il existe une gamme d'outils: les enquêtes marketing. Bien avant que les écoles de commerce ne soient répandues comme aujourd'hui, les grands éditeurs des années '40 et '50 (Dupuis, Marabout, Lombard) testaient le contenu de leurs publications auprès de leur "cible", dans les collèges ! Ils tenaient aussi compte du courrier des lecteurs. Aujourd'hui, les forums de lecteurs sur Internet peuvent aussi constituer un outil intéressant; on peut par exemple lire les avis de personnes qui ont acheté un album et qui ont été déçues... Cela permet des "correctifs" par rapport aux chiffres de vente.

Force est de constater que non seulement l'éditeur ne semble pas très pressé de tenir compte des critiques des lecteurs, mais rappelons (les "anciens" sur ce forum s'en souviennent peut-être) qu'il a fait pression pour que disparaissent un forum et un blog où l'on refusait de censurer les avis des lecteurs. Quand un lecteur écrivait que sur telle couverture il ne reconnaissait plus tel héros créé par Jacques Martin, on préférait remettre en question l'avis du lecteur et la gestion "permissive" du site plutôt que la qualité du dessin incriminé ! Quand un "entrepreneur" refuse d'écouter ses "clients", cela n'est jamais bon signe !



207 Re: Le Châtiment le Mer 23 Juin - 23:22

JYB


vieux sage
vieux sage
C'est bien que Michel nous explique les coulisses... Ce qu'il dit rejoint ce que je pense (après l'avoir constaté moi-même au gré de mes aventures - ou plutôt mésaventures - auprès de la plupart des maisons d'édition de France, de Belgique et d'ailleurs) et rejoint ce que j'ai déjà essayé d'expliquer, avec d'autres termes, sur le présent forum.
Avec d'autres mots, ou presque, car je retrouve exactement la même image que j'ai déjà employée quelque part sur ce forum :

Michel Jacquemart a écrit:En effet, une "bonne série" continue à se vendre même quand les albums sont devenus moins bons, à la manière d'un super-tanker qui continue sur son erre après que ses machines soient en panne...

Bref, des explications dues à Michel, où l'on voit que les qualités artistiques des bons scénaristes d'un côté, et celles des bons dessinateurs de l'autre, comptent pour "peanuts" dans la balance.

208 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 9:18

JYB


vieux sage
vieux sage
Michel Jacquemart a écrit:, à long terme, c'est tout le crédit de la série qui s'érode. La notion de durée est donc importante.
Et quand un nouveau lecteur découvre la série et achète au hasard un album décevant, il n'est pas du tout tenté d'en voir plus et laisse tomber la série. D'où l'intérêt de sortir tout le temps et à coups sûrs de bons albums. Question primordiale : un éditeur a-t-il aujourd'hui les outils pour savoir si un album sera apprécié ? En d'autres termes, cet éditeur a-t-il assez de qualités et de jugement pour savoir à l'avance si un scénario est suffisamment bon et un dessin suffisamment correct ? C'est quand même le B-A Ba de tout éditeur et le coeur du métier.

Michel Jacquemart a écrit:Je rappelle que les séries de Jacques Martin ont été louées (et non achetées!)
et cela explique peut-être (au moins en partie) pourquoi l'éditeur ne
semble pas avoir tenu compte des effets à plus long terme.
Pour
rappel: "Quand on loue un bien (un appartement, par exemple), on en
profite, mais on n'en est pas pour autant le propriétaire! (...)
L'éditeur ne se fait donc pas "hara kiri", puisqu'il exploite, en le
dévaluant, un bien qui ne lui appartient pas à long terme!"
Pour reprendre l'image : si le propriétaire récupère son appartement après l'avoir loué à quelqu'un qui l'a dégradé et endommagé, il est en droit de lui intenter un procès pour récupérer une compensation et payer les travaux de restauration. Quelqu'un (qui ?) pourrait-il intenter un procès à un éditeur pour avoir dégradé l'image d'un personnage "loué" et pour avoir produit un ou des albums réputés mauvais qui se vendraient moins ? On est dans le domaine artistique et tout ça ne peut pas se constater comme des travaux mal faits dans un appartement.

Michel Jacquemart a écrit:Pour ce qui est de mesurer l'adéquation entre le produit (les BD) et
l'attente du public cible (les lecteurs), il existe une gamme d'outils:
les enquêtes marketing. Bien avant que les écoles de commerce ne soient
répandues comme aujourd'hui,
Il existe un outil plus pratique : engager un responsable et des auteurs qui s'y connaissent en scénario et en dessin... (et laisser le temps à ces auteurs de sortir un album convenable, puisque j'ai appris sur ce forum qu'André Taymans, dont tout le monde reconnaît le talent en temps normal, a dû accélérer la cadence sur la seconde moitié de l'album pour que l'album sorte à un moment donné ; le cas est arrivé avec le dernier album de la série Tanguy & Laverdure, Opération Opium, qui devait sortir en même temps que le film - de cinéma, pas un feuilleton télé - Les Chevaliers du ciel - c'était il y a quelques années - : tout le monde sur Aéroplanète est tombé sur le dessinateur, qui a pourtant fait au mieux ce qu'on a exigé de lui, à savoir en menant une cadence infernale, pris entre le marteau et l'enclume ; vous pouvez aller lire ça sur cet autre forum). La question que je me permets de poser : les dessinateurs pouvaient-ils (devaient-ils) refuser l'ordre de l'éditeur ?

Michel Jacquemart a écrit:rappelons (les "anciens" sur ce forum s'en souviennent peut-être) qu'il a fait pression pour que
disparaissent un forum et un blog où l'on refusait de censurer les avis
des lecteurs.
Tiens donc ? Et ce forum et ce blog ont fermé ? (je pose la question car je n'ai pas suivi du tout cette affaire apparemment ancienne). Comment un éditeur peut-il faire pression, avec quels moyens et arguments ? A part si un blog ou un forum est gravement insultant, injurieux, raciste, que sais-je, etc., je vois mal comment cela peut se faire... En outre, dans le cas présent, Casterman ne pourra pas faire pression sur TOUS les sites et forums qui disent du mal du Châtiment, puisque apparemment, la critique négative est assez générale...

209 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 10:47

Raymond

avatar
Admin
Oui, il y a eu deux forums consacrés à Alix avant celui-ci. Ils se sont fermés à cause d'une difficulté à concilier deux envies contraires, d'une part le maintien de liens privilégiés avec Casterman et Jacques Martin, et d'autre part une liberté de critique des intervenants. Il y a aussi eu des blogs qui ont fermé, en particulier celui de Jean-Marc qui s'appelait le "blog d'Alix", et c'était surtout en raison d'un sentiment de manque de soutien (difficile sans cela de tenir un blog d'actualités). Jean-Marc me corrigera si j'ai tort. Je n'ai pas envie de ressasser toutes ces histoires , mais si la discussion continue sur ce sujet, il vaudrait mieux ouvrir un sujet séparé.


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

210 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 11:12

JYB


vieux sage
vieux sage
Raymond a écrit:deux envies contraires, d'une part le maintien de liens privilégiés avec Casterman et Jacques Martin, et d'autre part une liberté de critique des intervenants.
Jacques Martin intervenait-il lui-même ? Je suppose qu'au moins il prenait connaissance de ce qui se disait sur ces blogs et forums ?

Raymond a écrit:si la discussion continue sur ce sujet, il vaudrait mieux ouvrir un sujet séparé.
Dans le cas présent, ce serait un peu dommage car tout est lié, on dirait, non ?

211 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 11:16

Invité


Invité
Tout comme toi, je préfère ne pas ressasser cette histoire, Raymond. Pour résumer, le blog d'Alix, qui était un blog d'actualité, a fermé parce-que l'éditeur a cessé de m' approvisonner en infos, visuels, etc.. , ce qui est la base même d'un blog d'actualités.
Pour le reste, la collaboration avec l'éditeur se bornait à ça et je n'ai jamais demandé ni reçu aucun album en primeur pour pouvoir le chroniquer à temps (c'est aussi le cas de Alixmag si j'ai bien compris) et le seul concours que j'ai organisé en collaboration avec le site alixintrepide m'a coûté plus de 30 euros de timbres postaux (envoi d'un dossier de presse Loïs), idem pour Christophe Fumeux.
L'une des raisons qui explique l'arrêt de cette collaboration semble avoir été le fait que je n'ai pas supprimé un commentaire d'un visiteur écrivant qu'un dessinateur réussissait mieux les visages masculins que féminins. A l'époque, les commentaires étaient directement mis en ligne, sans modération (si on peut dire ) et, à de rares exceptions près (injures, etc...), je n'ai pas eu à en supprimer, j'ai toujours trouver normal de laisser des avis divergents comme on en trouve sur ce forum.
Je précise que la collaboration de Jacques Martin et Frédérique Martin ont, elles, toujours été totales !
Mais tout cela est de l'histoire ancienne...



Dernière édition par Jean-Marc le Jeu 24 Juin - 11:26, édité 1 fois

212 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 11:23

Raymond

avatar
Admin
Merci Jean-Marc. Pour terminer cette digression, précisons que Jacques Martin ne pouvait pas intervenir, bien sûr, vu son problème oculaire (il n'était par ailleurs pas de la "génération Internet"). Il était cependant tenu au courant par ses proches de l'atmosphère du forum. Je me rappelle que "JVDH", un membre du comité Casterman, plaçait parfois quelques posts. mais tout cela est maintenant terminé. Casterman et le forum n'entretiennent plus de relations, même indirectes.


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

213 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 11:33

JYB


vieux sage
vieux sage
Je savais que Jacques Martin avait de graves problèmes de vue, c'est pourquoi j'avais demandé précédemment s'il prenait connaissance des messages du forum ; sous-entendu : il ne lisait pas lui-même, mais sans doute quelqu'un devait-il lui en parler.
A part ça, tout ce que vous racontez est intéressant. Ce sont des aventures (éditoriales si on peut dire) à elles seules. Je comprends aussi qu'il n'y a pas vraiment eu de "pressions" de la part de l'éditeur, comme le disait Michel. Mais Jean-Marc ne dit pas tout, puisqu'il cite "l'une des raisons qui" ; donc il y a d'autres raisons... Mais je ne pousse personne à parler, puisque vous dites vous-mêmes que vous ne souhaitez pas ressasser tout ça. A moins qu'un sujet idoine soit créé ailleurs sur le forum...

214 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 12:14

Michel Jacquemart

avatar
bédéphile pointu
bédéphile pointu
Very Happy Je n'ai pas insinué que l'on a menacé de s'en prendre aux membres de leurs familles ou qu'ils se sont réveillés avec une tête de cheval dans leur lit ! Faire le blocus du matériel éditorial à un blog d'actualité constitue, il me semble, un moyen de pression simple et efficace.

Jacques Martin a toujours été attentif au suivi de ses albums et aux avis des lecteurs. On m'a expliqué que Jacques Martin se faisait lire les critiques sur les blogs et forums qui lui étaient dédiés. Avec le risque, quand ces critiques étaient négatives, qu'il demande des éclaircissements à l'équipe éditoriale Very Happy

Ce qui me semble intéressant, c'est d'observer que l'on a préféré couper ce feed-back. C'est un peu comme si dans un avion on débranchait le radar de distance au sol parce que le bruit de la sirène risque de perturber la quiétude des pilotes.

(On peut d'ailleurs observer que, dans beaucoup d'entreprises humaines, on a préféré ignorer des signaux d'alarme plutôt que de remettre en cause la gestion des choses.)


Dans mon intervention précédente, je n'ai pas l'impression de "dévoiler ce qui se passe en coulisse", mais bien de faire part de certaines pistes de réflexion ou d'analyse. Je tenais notamment à "tordre le cou" à cette idée un peu bateau comme quoi les déceptions qui accompagnent certaines reprises de séries ou la continuation de séries à succès s'explique par l'"appât du gain" des éditeurs... A mon sens, tout au contraire, l'éditeur a intérêt à bien gérer ces séries.

Une mauvaise gestion peut avoir des causes diverses : copinage, décideurs qui effectuent des choix en fonction de leurs goûts personnels, etc... Les maisons d'éditions sont des grosses sociétés, incluses dans toute une pyramide de groupes imbriqués; les décideurs sont des employés, qui ne gagnent ni plus moins si on vend dix mille albums de plus ou de moins, tant qu'il n'y a pas de grosses catastrophes... Un employé court peu le risque d'être inquiété par l'assemblée des actionnaires parce qu'il a choisi tel scénariste ou coloriste plutôt qu'un autre... Du temps héroïque des Monsieurs Dupuis et Raymond Leblanc, la chaîne était plus courte et ces patrons pouvaient surveiller la moindre case, le moindre phylactère des albums qu'ils éditaient... Mais cela n'empêchait pas l'existence de problèmes, comme le montre l'histoire d'auteurs transfuges de Spirou à Tintin (ou l'inverse) ou encore les déboires de Jacques Martin avec le Lombard, qui ne croyait pas dans les albums d'Alix, ce qui l'a poussé à se faire éditer chez Casterman, ainsi qu'il le raconte dans "Avec Alix".

Un autre problème, c'est les paramètres d'évaluation. C'est pour cela que j'insiste sur l'importance de la "Loi de Van Hamme" ! Les chiffres de vente, qui semblent un paramètre évident, ne reflètent pas toujours la satisfaction actuelle des lecteurs ! Cela explique aussi pourquoi certaines séries continuent pendant un certain temps à bien se vendre alors que leur qualité décline. Je me demande si tous les éditeurs sont bien conscients de ce phénomène...

Quant à l'érosion du crédit d'une série, c'est une notion importante, mais assez subtile et bien difficile à mesurer, tout comme l'image de marque d'une entreprise: on peut voir quand elle est ternie, mais il est toujours très difficile d'estimer avec précision qu'elle en seront les conséquences exactes dans le futur. A cette notion subtile et même assez subjective, un éditeur aura beau jeu d'opposer le fait que les contrats ont été respectés et les bons chiffres de vente.

Il est intéressant de remarquer que la citation de Jean Van Hamme (qui date de 2000) commence par ces mots : "Tout bon libraire vous le dira..." Il mettait ainsi en exergue l'importance de l'expérience de terrain. C'est probablement suite à la prise de conscience de cela que certains éditeurs ont nommé des libraires à des postes à responsabilité...

215 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 18:28

bruno

avatar
grand maître
grand maître
Il y a un dernier aspect qui est primordial pour les éditeurs, dans le logique de péréniser une série, c'est que la nouveauté fait vendre le fond, c'est à dire la collection déjà existante. C'est le seul moyen pour eux de "rentabiliser" un stock.
C'est également primordial pour le libraire qui, faute de nouveautés, retournera au diffuseur (la société qui vend les livres au nom de l'éditeur) les collections qui ne tournent plus. Il faut savoir que chez les libraires spécialistes, le fond représente de l'ordre de 50% du chiffre d'affaire et pour certains éditeurs cela peut monter jusqu'à 55%.
Donc, oui, il y a une logique économique au delà du simple aspect de "faire vivre un patrimoine".
Ce n'est évidemment pas une critique, mais un fait.
Je le vis au quotidien à travers le réseau de libraires dont j'ai la chance de m'occuper et dans chacunes de mes rencontres avec les éditeurs et les diffuseurs.
Par exemple, d'octobre 2009 à fin 2009, les ventes des autres titres de Lefranc ont été boostés par la sortie de "Noël Noir", pour représenter sur 3 mois, près de 40% de nos ventes totales de cette série.
Donc l'enjeu est fort, pour tout le monde, éditeur, libraires et les lecteurs qui redécouvrent à cette occasion une série.
Je le vis Very Happy

http://www.canalbd.net

216 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 18:45

Michel Jacquemart

avatar
bédéphile pointu
bédéphile pointu
C'est un point qui me paraît important, en effet ! Plusieurs fois, on m'a en effet expliqué que l'intérêt des nouvelles sorties c'était surtout le fait de "faire tourner le fond"... Mais n'est-ce pas justement en adéquation avec les considérations ci-dessus ? Il me semble que si l'on parle en bien de la nouveauté, cela va d'autant plus donner l'envie de découvrir ou de redécouvrir le reste de la série ? C'est peut-être là que le "crédit", l'"image de marque", le prestige de la série joue un rôle important.

En tout cas, merci Bruno, je suis vraiment heureux de lire que la sortie de "Noël Noir" a à ce point "boosté" la vente des autres titres de la série ! Ca me donne envie de dire : "mission accomplie !" Very Happy

217 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 19:30

bruno

avatar
grand maître
grand maître
En effet... et doublemant, car jamais les libraires ne pensaient réaliser de tels scores quand je leur ai proposé une opération Lefranc dans toutes les vitrines du réseau... Comme quoi, il n'y a que de bonnes traditions et de mauvaises habitudes.

http://www.canalbd.net

218 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 19:31

bruno

avatar
grand maître
grand maître
heu... doublemEnt... et une bonne aurtograffe fait partie des bonnes traditions, n'est-ce pas ? Very Happy

http://www.canalbd.net

219 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 19:47

JYB


vieux sage
vieux sage
bruno a écrit:Donc l'enjeu est fort, pour tout le monde, éditeur, libraires et les lecteurs qui redécouvrent à cette occasion une série.
Je le vis Very Happy
Je le vis tellement moi-même également (en tant qu'éditeur de mes propres oeuvres) que j'ai totalement oublié de parler auparavant du phénomène observé par Bruno... C'est l'autre raison principale qui incite les éditeurs à chercher à lancer des séries. Au premier ou aux tout premiers albums, c'est difficile, mais comme les pompes à eau manuelles de nos campagnes autrefois, une fois que c'est amorcé, ça n'arrête en principe pas. C'est pareil chez tous les éditeurs : chaque nouveauté entraîne des ventes des anciens titres et un "appel d'air" via ce qu'on appelle les réassorts (si tant est qu'une série plaît aux lecteurs bien sûr ; si une série n'a aucune qualité, vous aurez beau sortir des nouveautés, ça ne servira pas à grand chose, et d'ailleurs, si elle n'a aucune qualité, elle ne durera pas et l'éditeur n'aura pas l'occasion de publier de nouveautés, faute d'intérêt et de lecteurs...). Moins il y a de nouveautés, plus elles sont espacées, et moins ça tourne. Là, on pense vraiment gros sous, tiroir-caisse, etc ; en gros, c'est ça ou la clé sous la porte....
C'est aussi pourquoi les "one-shot" ne rapportent pas tellement : un seul album, une seule aventure, et on l'oublie. Et l'éditeur qui ne sort que des "one-shot" doit repartir de zéro à chaque nouveauté, avec un album qui n'a pas grand chose à voir avec le reste du catalogue, une autre aventure, un autre auteur... Bruno pourrait nous dire un mot là-dessus, pour confirmer ou non ce que je dis.Bien sûr, il y a toujours l'exception qui confirme la règle : par exemple Histoire sans héros, de Dany et Van Hamme.. Mais c'est Dany, et c'est surtout Van Hamme... C'est le nom des auteurs qui "porte" l'album.
J'ai raconté ici, il y a quelques jours, qu'aucun éditeur ne peut tenir s'il ne lance pas de séries avec de multiples titre et s'il ne sort pas de nouveautés au sein de chaque série ; et j'avais cité L'Association qui réussit à s'en sortir, en disant que c'était un cas à part et pas vraiment un éditeur au sens où on l'entend. Justement, hasard, je viens de lire aujourd'hui un article dans un journal annonçant que cet éditeur fête (dans la discrétion apparemment) ses 20 ans d'existence. Un critique BD est interviewé à cette occasion pour parler de la réussite de cet éditeur, et dit bien que ce qui a servi de locomotive et de source de "pactole" (c'est le mot employé) à L'Association, c'est la célèbre BD de Marjane Satrapi, Persepolis. Or, j'apprends (car je n'avais pas suivi ça) que Persepolis en est à son 4e album ; il y a donc bien le phénomène de sérialisation. Il y a une autre série phare chez L'Association, L'Ascension du haut mal (de David B) qui, elle, en est - je l'apprends aussi -, à son 6e titre. Bruno pourrait nous dire un mot sur les ventes des autres titres de L'Association, pour avoir des éléments de comparaison ?
Note personnelle de JYB : je remarque que
1) ces deux séries sont des autobiographies (donc, différentes de séries de fiction ; d'où, par exemple, pas de panne d'inspiration ou d'imagination) et
2) Persepolis a bénéficié aussi d'une pub extraordinaire avec le film du même nom, qui a obtenu un prix au festival de Cannes 2007, prix qui a été largement médiatisé. Ca aussi ça joue et fait qu'on n'est pas dans le même registre, et que L'Association est un cas à part, et même me semble-t-il relativement unique (là aussi Bruno pourrait en dire un mot, de par son expérience au niveau des librairies).

220 Re: Le Châtiment le Jeu 24 Juin - 20:15

bruno

avatar
grand maître
grand maître
Pour Satrapi, il est certain que "Persépolis" reste toujours sa meilleure vente chez les libraires spé et de loin. La forte médiatisation du film a en effet eu un rôle prépondérant.
Pour "L'ascension du haut mal", le dernier tome date de 2003, si je ne m'abuse, et aujourd'hui les ventes sont évidemment bien faibles. Cela corrobore le besoin d'une nouveauté pour relancer les ventes.
Pour voir la relation avec le cinéma, il faudra suivre dans les prochaines semaines les ventes du titre "les petits ruisseaux" de Rabaté, qui fut, en son temps, porté en triomphe par les libraires spé. Pour s'amuser, sur ce titre qui date de 2006, les ventes actuelles ont été multipliées par 6 depuis début juin, par rapport à ce que l'on vendait par semaine depuis le début de l'année ! Et le film n'était pas encore sorti !
Mais je crains que nous devenions trop sérieux et surtout que l'on s'éloigne du titre de ce post. Il faudrait certainement regrouper ces digressions dans un post approprié.

Wink

http://www.canalbd.net

221 Re: Le Châtiment le Mar 29 Juin - 8:34

bruno

avatar
grand maître
grand maître
Je viens de découvrir que le fameux Johnny Stompanato était un personnage existant... J'ai certainement un train de retard. Par contre, sa mort réelle ne correspond pas du tout (voir sur http://en.wikipedia.org/wiki/Johnny_Stompanato). Et pourtant c'est un personnage savoureux qui aurait mérité plus d'attention certainement (l'anecdote avec Sean Connery est significative). Very Happy

http://www.canalbd.net

222 Re: Le Châtiment le Lun 19 Juil - 20:32

Pierre

avatar
vieux sage
vieux sage
J'ai enfin acheté et lu cet album qui est bien moyen pour ne pas dire plus !
Pas mal d'incohérence - notamment sur Hollywood ( Mark Stevens était un véritable acteur, de polars notamment) - et beaucoup d'occasions manquées ...

Vivement le prochain Wink

223 Re: Le Châtiment le Sam 31 Juil - 9:32

Treblig


Double prix Nobel
Double prix Nobel
http://www.actuabd.com/Andre-Taymans-Erwin-Dreze-Nous

224 Re: Le Châtiment le Sam 31 Juil - 10:40

JYB


vieux sage
vieux sage
Suite à cette interview, voici une petite question à laquelle d'autres auteurs pourraient répondre (quand je dis "petite question", c'est pour dire qu'en fait, c'est une grande question...) : le travail en équipe pour dessiner à plusieurs (comme cet album Le Châtiment) permet-il vraiment d'accélérer la réalisation ? N'est-ce pas une fausse impression ?
Vu de ma fenêtre, je pense que lorsqu'il y a deux ou trois dessinateurs, le dessinateur principal est sans doute soulagé de ne pas dessiner ceci ou cela. Mais en termes de vitesse d'exécution, tous comptes faits, qu'en est-il ? Un dessinateur tout seul, face à lui-même, qui doit aller vite pour répondre à la demande de son éditeur, va-t-il moins vite que s'il était aidé ? J'ai quelques exemples en tête qui me font penser que j'ai raison (= ça ne va pas tellement plus vite).
Là où un dessinateur est certainement aidé, c'est quand un assistant fait pour lui les recherches iconographiques pour pouvoir représenter tel ou tel décor. Ces recherches - et je dis ça par expérience personnelle - bouffent un temps phénoménal.
Question annexe mais autre débat : ne faut-il pas un seul dessinateur, pour une bête question d'unité du dessin dans l'ensemble de la BD ?

225 Re: Le Châtiment le Sam 31 Juil - 10:58

Raymond

avatar
Admin
Tout de même ... il me parait évident qu'un travail d'équipe accélère grandement la réalisation d'une BD. Ce n'est pas pour rien que les comic book américains sont réalisés de cette manière. Bien sûr, il faut que les rôles soient bien répartis. Dans le système de studio classique, à savoir 1 scénariste, 1 dessinateur faisant les crayonnés, 1 autre faisant l'encrage et enfin 1 coloriste, le gain de temps me parait évident.

Bien sûr, il y a d'autres systèmes de répartition (par exemple 1 dessinateur de personnages et 1 dessinateur de décors) mais si le travail est fait par deux dessinateurs chevronnés, cela va forcément plus vite. Là où on peut discuter, c'est lorsqu'un maître et un élève travaillent sur la même planche. J'admets que ce sera moins rapide. Et puis, il y a l'exemple classique du studio Hergé où le travail avançait plus que lentement, mais cela provenait surtout de la volonté de l'auteur principal (qui voulait "fignoler" plutôt qu'avancer rapidement).


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 9 sur 10]

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum