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Le rayon du manga

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176Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mar 21 Fév - 9:26

Raymond

Raymond
Admin

Leiji Matsumoto est décédé à l'âge de 85 ans. Il était l'auteur du Capitaine Albator Pirate de l'Espace, un manga qui a connu un grand succès il y a une trentaine d'années.

Le rayon du manga - Page 8 Leiji_10

ActuaBD récapitule sa carrière :

Leiji Matsumoto : mort d’une légende du manga - ActuaBD


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177Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mer 22 Fév - 12:00

Clovis Sangrail

Clovis Sangrail
bédéphile pointu
bédéphile pointu

Le Point a publié à cette occasion un article intéressant sur la série Albator (qui est aussi un gros manga de mille pages) : https://www.lepoint.fr/pop-culture/albator-comment-il-a-reussi-a-detroner-goldorak-dans-les-annees-80--21-02-2023-2509379_2920.php

178Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Dim 26 Fév - 10:13

Raymond

Raymond
Admin

En guise d'hommage, BDZoom raconte la carrière de Leiji Matsumoto, le créateur (entre autre) d'Albator !


Le rayon du manga - Page 8 Albato10



C'est sur cette page :

Albator est orphelin… | BDZoom.com


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179Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mar 14 Mar - 10:51

Raymond

Raymond
Admin

Fleurs de Pierre est une vieille et excellente série de Hisashi Sakaguchi, qui raconte la Seconde Guerre Mondiale en Yougoslavie. Elle est actuellement publiée par les éditoons Revival et a reçu le Fauve de a meilleure réédition au dernier festival d'Angoulême.

Le rayon du manga - Page 8 Fleurs19

Le dessin est de belle qualité.

Le rayon du manga - Page 8 Fleurs20

Pasamonik commente élogieusement ce grand classique.

https://www.actuabd.com/Fleurs-de-Pierre-notre-Seconde-Guerre-mondiale-vue-par-un-auteur-japonais


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180Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Sam 1 Avr - 14:50

Kimono


bédéphile pointu
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Snoopy a écrit:J'ai découvert aujourd'hui un manga que je voulais lire depuis l'annonce de sa sortie. Mais avec un "planning" d'achat surchargé (entre tous les mangas que je lis plus les quelques uns que j'arrive à découvrir de temps à autre), je n'ai pas eu le temps de le faire plus tôt. Et c'est dommage.

J'ai donc eu l'occasion de lire le premier tome du manga Arte, de Kei Ohkubo.
Le rayon du manga - Page 8 Arte-110

On nous propose de suivre Arte, une jeune aristocrate dans une Florence en pleine époque de la Renaissance. Arte adore dessiner. Elle souhaite devenir artiste peintre. Mais à cette époque, il était pratiquement inconcevable qu'une femme soit autre chose qu'une poule pondeuse. Malgré ce "handicap", elle décide tout de même de persévérer. Son premier objectif: trouver un maitre et devenir apprentie...

Ce premier tome m'a beaucoup plu. Lors de l'annonce de la publication de ce manga, je me doutais déjà que j'apprécierai cette histoire. Cette lecture n'a fait que confirmer ce fait. C'est intéressant. On a envie de suivre le parcours de cette jeune femme dans un monde d'hommes. Côté dessin, c'est vraiment chouette. On retrouve évidemment tous les codes du manga (grosse utilisation de trames, d'effets de vitesse...). Le rendu est très expressif et dynamique. Non vraiment, je suis totalement conquis. Je vais me commander le tome 2 cette semaine, en même temps que la sortie du troisième volume. Very Happy

Bravo, Snoopy, belle découverte en effet ! Je commence seulement le survol de ce sujet, qui m'intéresse au plus haut point vu que je suis un ancien collaborateur d'Animeland, et vais relever quelques points. Notre chère Arte, que l'autrice a campée à merveille, en est déjà au volume 16 ! Un de mes amis et moi sommes des fans de ses aventures, fort bien menées et dessinées. La documentation de Kei Ohkubo sur l'Europe de la Renaissance est sérieuse, malgré quelques erreurs mineures. Bien entendu le nom "Arte" fait référence à la célèbre femme-peintre Artemisia Gentileschi, mais celle-ci vivait bien plus tard.

181Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Sam 1 Avr - 15:02

Kimono


bédéphile pointu
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Snoopy a écrit:Je connais assez peu cet artiste. Je n'ai lu que 2 oeuvres de lui : Strain et Sanctuary. Mais quelles oeuvres ! J'avais particulièrement adoré Sanctuary qui raconte grosso modo le destin de deux hommes (un membre de la mafia japonaise et un politicien) qui veulent changer les choses ensemble. C'était très intéressant à lire.

Sinon, de mon côté, j'ai redonné une chance à un manga que j'avais testé au moment de sa sortie (il y a... 6 ans je crois). Il s'agit de Vinland Saga.
Le rayon du manga - Page 8 Vinlan10
En lisant le premier tome, j'avais l'impression de lire un énième manga "de baston" (pour schématiser) avec pour cadre la grande époque des Vikings.
Je suis très friand de ce genre de manga habituellement et là, je dois dire que je m'étais assez ennuyé en lisant ledit tome. Et puis nous voilà quelques années plus tard. Peut être suis-je dans un état d'esprit plus propice pour apprécier ce titre. Toujours est-il que je suis franchement content d'avoir redonné sa chance à ce manga. Il fait partie en fait de ces titres qui prennent leur temps pour se mettre en place. Le début est très basique (pour faire simple, on suit la conquête de l'Angleterre par les Vikings au début du 11ème Siècle) mais au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte que les enjeux sont plus complexes qu'il n'y paraît. Le premier cycle (qui s'étale sur les 8 premiers tomes) se termine sur des enjeux politiques passionnants à suivre. Pour tout vous dire, j'ai été bluffé par la manière dont se termine ce "prologue" (oui oui il s'agit bien d'un prologue de 8 tomes). J'ai hâte de découvrir la suite. J'ai d'autant plus hâte que les dernières pages de ce tome 8 semblent nous proposer quelque chose d'assez différent. A suivre...


Je dois avouer, Snoopy, que j'ai ressenti exactement la même chose à la lecture du premier tome, qui m'a indisposé par son côté nekketsu (tête brûlée, idiot mais invincible, fréquent dans les shônen destinés aux collégiens), et aussi par ses bourdes historiques (des arbalètes vers l'an mille !). Je n'ai pas poursuivi, mais d'autres l'ont fait, et il s'est créé bon nombre de fans dithyrambiques sur la série. Je ne jugerai point.

182Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Dim 2 Avr - 17:14

Kimono


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Raymond a écrit:En te lisant, je me demande si c'est un récit qui charme ou un récit qui étouffe ?   Wink

Aucun doute, Raymond, il étouffe ! Ceci à propos de Les Liens du Sang, qui a le mérite de traiter d'une névrose assez reconnue, celle de la mère possessive, mais ici on en est à l'effrayante psychose aveugle au reste du monde... J'ai eu un différend avec une (ex-)amie enthousiaste de la série, certes bien menée, dessinée dans un style "occidentalisé-réaliste", mais peu conforme à mes goûts. J'ai refusé de dépasser le 1er tome. Mais bon,c'est fort de café Neutral

183Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Dim 2 Avr - 17:41

Kimono


bédéphile pointu
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Raymond a écrit:ActuaBD présente beaucoup de nouveaux mangas chaque semaine et j'en parle rarement ici. Je me limite aux titres qui me paraissent les plus importants.

Aujourd'hui, ce site propose un lexique des termes les plus employés quand on parle de manga (shonen, seinen, dôjinshi etc.). Mais voilà quelque chose qui peut être bien utile !   Very Happy

https://www.actuabd.com/Petit-lexique-du-manga

Je note que l'article ne parle pas du terme "gekiga", qui désigne en fait les mangas pour les adultes. Dommage, pour une fois qu'il y avait un mot qui comptait vraiment.  Wink

Je me permets de préciser un peu, cher Raymond : les mangas pour adultes sont appelés seinen, et les mangas gekiga ne sont pas un "genre", ils désignent avant tout ceux de la période autour de 1968 / 1970, très orientés vers la contestation sociale et les dénonciations pessimistes à propos de la nature humaine (des spécialistes de l'horreur tel Ito couronné à Angoulême y ont fait leurs premières armes). Par extension, le gekiga désigne des mangas "de gauche", nombre des auteurs ayant poursuivi leur militantisme (ou pas, par exemple Osamu Tezuka a eu sa période gekiga). Les Français, qui croient avoir inventé "Mai 68", ne savent pas toujours qu'en fait il s'agit du contrecoup absolument mondial de la Révolution Culturelle néo-maoïste de 1966 en Chine, qui a essaimé à Berkeley en 1967, puis ailleurs suscitant de grandes manifestations et affrontements avec les forces de l'ordre, y compris au Japon. Comme ailleurs, il est sorti de très beaux talents de ce tropisme (et des nuls simplement politisés).

184Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Dim 2 Avr - 18:07

Raymond

Raymond
Admin

Merci pour les précisions ! pouce

Pour ce qui concerne le seinen, je n'avais pas compris qu'ils étaient destinés aux adultes. A mon avis, ils sont plutôt pensés pour les très jeunes adultes car certaines histoires sont assez infantiles.

Pour ton message précédent, il faudra que je relise tout le sujet, car je ne sais plus de quel manga il s'agit. Wink


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185Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Dim 2 Avr - 18:34

Kimono


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Draculea a écrit:
Je propose que nous achetions tous des médailles de Chevaliers des Arts et des Lettres - cela peut se trouver, ne serait)e qu'en fac similé et les arborions fièrement sur une photographie collective ! Very Happy
Pour être plus sérieux, je viens de découvrir un manga remarquable intitulé Les liens du sang dont le tome 2 est paru récemment alors que le premier était déjà sorti en France au mois d'avril. c'est à mon goût vraiment remarquable.

Image hébergée par servimg.com





C'est celui-là, dont Draculea parlait avec chaleur en p.4 (je le lui laisse Sad Razz ).
Hé oui, je suis en mode "survol du sujet" et vais à la pêche ici et là. J'ai lu beaucoup de mangas, mais bon nombre ici ne me sont pas connus : la production japonaise est colossale, traite de tous les domaines, et je suis plutôt "grand public" en mangas comme en BD Basketball

Ah, et je voulais dire ici que Go Nagai a dû bien rire sous cape de se voir nommé Chevalier des Arts et Lettres ! C'est un spécialiste de l'érotisme rigolo ("Cherry Miel" jadis à la TV) et de l'horreur grand-guignolesque, et au Japon ni lui ni le public ne le considère vraiment "un artiste", bien que très connu Razz

186Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Dim 2 Avr - 21:10

Kimono


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Raymond a écrit:Un manga récompensé par un prix de l'ACBD, cela peut être un choix de lecture intéressant ?

Le rayon du manga - Page 8 Cantin10

BDZoom en parle ici :

http://bdzoom.com/117461/actualites/%c2%ab-la-cantine-de-minuit-%c2%bb-de-yard-abe-11e-prix-asie-de-la-critique-acbd/

Je continue mon survol : La Cantine de Minuit continue sur sa lancée, excellente oeuvre arrivée au volume 12 traduit en français. Son grand succès au Japon a amené une série TV là-bas, diffusée sur Netflix, mais je préfère le manga, où l'expressivité du dessin, quoique sobrement épuré, joue son rôle. C'est vraiment à lire, au plus près de la vraie vie des Japonais ! Un petit chef-d'oeuvre aux apparences toutes simples.
Chaque courte historiette met en scène un plat japonais courant, banal là-bas avec parfois un petit "plus" qu'aime ajouter le patron. Ce plat est généralement lié à la saison, lesquelles sont très tranchées au Japon. Souvent tel habitué(e) de la "cantine" a son petit plat favori, et il a accompagné ou reflète tel ou tel aspect de sa vie privée présente ou passée. Les oiseaux de nuit qui débarquent là sont variés : une fille très corpulente qui n'arrive jamais à se modérer, un patron de discothèque, un tenancier homo et âgé d'un bar gay, une belle strip-teaseuse, un chef yakuza en éternelles lunettes noires (= leur uniforme) qui adore les petites saucisses de Strasbourg du patron, trois "vieilles filles" frustrées, un ex-chanteur à succès d'un mois, divers couples jeunes ou vieux.... Chacun essaie de vivre ses petits bonheurs, ses crises, ses espoirs. Pas de dénonciation sociale "engagée" ici (gekiga), c'est juste un milieu à la fois populo, petit-bourgeois, marginal, qui s'en tire à peu près, la condition humaine de tout un chacun dans tous ses affects. L'historiette est en général conclusive, avec dénouement heureux ou pas heureux, mais rarement tragique, sinon par décès. Le patron comprend les gens, essaie de calmer certains chagrins, et l'on voit à sa balafre qu'il a du "vécu" derrière lui aussi.
Cette série me touche personnellement parce qu'à Kyôto j'avais mes habitudes dans un Izakaya, un boui-boui assez analogue sauf par les horaires, de 18h à 23h. Un compositeur français de musique moderne (fort connu dans le milieu) me l'avait fait découvrir. Le sens de l'accueil et la curiosité des Japonais lui avait fait nouer amitié avec le couple des tenanciers et les habitués, alors qu'il ne parlait pas le japonais ; moi je me débrouille correctement en nippon (ni mauvais Razz ), et les habitués, toujours un peu les mêmes comme dans "La Cantine de Minuit" m'appréciaient, m'offrant parfois un petit accompagnement de mon saké. Ce copain français septuagénaire, bien sûr, je le retrouvais chaque mois à Paris pour un petit restau japonais. Mais il est décédé, peut-être bien de ses abus de "vrai de vrai" wasabi râpé (cancer de l'oesophage). Le wasabi, prenez-le plutôt "industriel", en tube !

187Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mer 5 Avr - 21:50

Kimono


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Invité a écrit:Vu le nombre de titres qui paraissent chaque année, il était effectivement temps que le métier de traducteur fasse l'objet de l'attribution d'un prix.


Le rayon du manga - Page 8 Grand-10


http://www.bodoi.info/le-prix-konishi-met-en-lumiere-le-metier-de-traducteur-de-manga/

Ce formidable manga de Satoru NODA est (outre le Grand Prix de traduction obtenu en France par Sébastien Ludmann, qui le mérite vu le niveau du texte) détenteur de plusieurs prix prestigieux au Japon. Il a ses fidèles ici (dont deux de mes amis de manga et moi), et son volume 27 vient de paraître. Le final est dans deux ou trois volumes. Nous avons eu le volume 1 en 2016 (2014 au Japon).
Cela se passe à Hokkaido juste après la guerre russo-japonaise de 1904-1905 (la Russie était l'agresseur, au contraire de ce que prétendaient les manuels d'Histoire français avant Poutine ; curieusement, depuis un an on rétablit les faits... Cool tu m'étonnes !) . Le soldat Sugimoto est libéré à Hokkaido, où il a combattu avec tant de fougue et de blessures qu'il est surnommé "L'Immortel". Il a promis à son meilleur ami, mort à côté de lui, de s'occuper de sa jeune veuve en passe de perdre la vue, sauf par une coûteuse intervention aux Etats-Unis. Or Sugimoto, qui n'a pas la somme, entend parler d'un fabuleux trésor en or caché par le peuple autochtone Aînou quelque part dans Hokkaido. Justement il est sauvé d'un ours énorme par la flèche empoisonnée d'une jeune Aïnou de dix ou onze ans, Ashirpa ; elle aussi cherche le trésor pour l'arracher au complot de la 7ème Division, soldats menés par un lieutenant rebelle, Tsurumi, dont les plans préfigurent en 1906 la prise de pouvoir par la junte militaire trente ans plus tard. Celui qui a caché le trésor, le Sans-Visage à la face écorchée, est emprisonné au bagne (célèbre) d'Abashiri. Il a tatoué une carte sur la peau de 22 détenus qu'il a réussi à faire s'évader. Sugimoto et Ashirpa les recherchent pour redessiner un plan, mais la 7ème Division trouve plus expéditif de les écorcher et collecter les peaux, ainsi que plusieurs autres concurrents, dont une bande de vieux ennemis du gouvernement Meiji. Les peaux des évadés, parfois des psychopathes bien déjantés, s'accumulent à travers des péripéties mouvementées dans un climat de royaume des neiges et glaces, non sans moments poignants... ou cocasses, car Noda aime aussi les "bouffonneries" comme on dit en littérature. La belle culture aïnou est très finement décrite et solidement étayée par l'apparat critique à chaque fin de volume (si l'on ôte la couverture, on découvre diverses vestes et casaques d'Ashirpa avec ces superbes dessins aïnou ). Comme dans nombre de mangas, on mange aussi des recettes locales. Dans les BD occidentales on mange très peu ! Je ne me souviens même pas d'avoir vu Tintin prendre un repas...
Golden Kamui est une sorte de "western" épique aux héros attachants et aux personnages frappants au plus haut point !

188Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Jeu 6 Avr - 14:48

Raymond

Raymond
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Le titre m'intrigue ! Est-ce qu'il y a un lien avec Kamui Den, un grand classique de Sanpei Shirato ?


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189Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Jeu 6 Avr - 23:06

Kimono


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Raymond a écrit:Le titre m'intrigue ! Est-ce qu'il y a un lien avec Kamui Den, un grand classique de Sanpei Shirato ?

Ah non, pas du tout, excepté le nom "kamui" qui correspond à "kami", les entités divines du shintô et qui désigne pour les Aïnous des animaux "sacrés", "divins" dans Golden Kamui (Golden est l'anglais pour "or", "doré" bien sûr). Le très célèbre Kamui Den est un manga fort ancien et typique du gekiga, manga "engagé" : Sanpei Shirato a commencé dans "Garo", magazine cherchant à briser les mangas comiques ou de séduisant divertissement des années 60. Le trait de génie de Shirato a été de louvoyer avec la censure de l'activisme "maoïste" en déplaçant avec Kamui Den ses dénonciations sociales dans la grande épopée féodale d'un jeune ninja très pauvre en lutte contre les oppressions du 16ème siècle japonais. Non sans transparences plus modernes, de là sans doute son très grand succès, mais aussi grâce à son talent narratif, son sens tragique, son dessin fort et sombre. Mais je n'en connais que certains extraits courts. Le récent décès de l'auteur a été un événement au Japon.
Golden Kamui comme je l'ai dit, est un western nordique ; attention, c'est souvent cru, et dans cette "frontière" presque sans femmes, parfois les hommes se débrouillent entre eux. C'est féroce aussi, mais vériste, ainsi l'auteur montre souvent qu'on ne tue pas un homme facilement : si un organe vital n'est pas atteint, on survit à condition de réussir à se soigner. Hormis Sugimoto, qui a un sens éthique, et la petite Ashirpa, qui forment un duo en tout bien tout honneur (ajoutons leurs amis), beaucoup de gens sont capables de tout dans ce long récit.

190Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Ven 7 Avr - 21:10

Kimono


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Raymond a écrit:Le prestigieux prix Osamu Tezuka (au Japon) a déjà couronné pas mal d'œuvres plus ou moins réputées !

Le prix de cette année récompense la Lanterne de Nyx, une série dont je ne sais rien du tout, mais qui vaut peut-être la peine d'être découverte. L'auteure est une femme nommée Kan Takahama et la série est traduite en français..

Le rayon du manga - Page 8 Lanter10

ActuaBD en parle ici :

https://www.actuabd.com/La-Lanterne-de-Nyx-de-Kan-Takahama-recoit-le-Grand-Prix-Osamu-Tezuka-2020


Ce manga mérite le prix Osamu Tezuka en effet. Les 6 tomes ont été publiés en français, le dernier en 2021. C'est un manga historique de très bonne qualité, et il intéresse beaucoup le relationnel Japon-France : nous sommes en 1877 à Nagasaki (ville déjà bien ouverte aux étrangers depuis longtemps). Miyo, une fille de 15 ans, orpheline élevée par sa tante qui n'a guère besoin de cette bouche à nourrir, est présentée à une boutique d'antiquités et curiosités d'Occident. Elle ne sait rien d'utile, mais se fait embaucher par le patron assez farfelu, Momo (en lunettes rondes sur cette couverture), parce qu'elle a un petit "don" : celui de sentir de qui vient un objet, et à qui il va revenir. Momo est un métis de Japonaise et de Français, et il revient tout juste de Paris, où il va repartir pour l'Exposition Universelle de 1878. Miyo va peu à peu s'adapter, apprendre le français et accompagner Momo et son meilleur ami (un Français qui vit au Japon) à Paris. Il s'agit de deviner quels objets ou produits peuvent assurer à Momo la survie, voire le succès de son magasin : quoi de japonais peut se vendre en France ? quoi de français peut plaire au Japon ? De là de très remarquables recherches par l'auteure, qui termine chaque chapitre par une page "Cabinet of Takahama", la première consacrée à ces grandes nouveautés : les tablettes de chocolat au lait, la machine à coudre et le prêt-à-porter qui s'ensuivit. La vie à Paris aura de quoi surprendre Miyo ! Parallèlement le beau Momo poursuit un amour pour une courtisane comme il y en avait tant, hélas atteinte de tuberculose. Paris était alors, et resta jusqu'à la fermeture des maisons closes après 1945, la capitale mondiale de la prostitution (5000 maisons de passe en 1940 !). Nos Japonais de l'import-export en rencontrant les frères Goncourt, Octave Mirbeau, Claude Monet, s'apercevront avec stupéfaction que les vieilles estampes dont ils emballent leurs porcelaines irisées déjà passées de mode depuis l'Expo de 1867 où l'on découvrit le Japon valent des prix fantastiques pour ces écrivains ou peintres ! Bref, une belle plongée, très documentée, dans cette époque d'échanges culturels et commerciaux intenses, non sans rivalités, petits ou plus grands drames, à la suite d'une jeune héroïne attachante qui fait toujours du mieux qu'elle peut. Le dessin est agréable, restituant très correctement le Paris des environs de 1880.

191Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Dim 9 Avr - 11:11

Kimono


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Rumiko Takahashi vient d'être nommée Chevalier des Arts et Lettres.
Elle est l'auteure de nombreux mangas tantôt comiques (Lamu, Ranma 1/2), tantôt tragiques ou sombres (Laughing Target, One pound Gospel), tantôt fantastiques (Mermaid Forest, Inu Yasha), tantôt "tranche de vie" (Un bouquet de fleurs rouges, et autres courts récits). Elle est actuellement sur le mode fantastique avec Mao Mao. Malheureusement, ses traductions en français n'ont rattrapé que tardivement et partiellement celles en anglais aux USA.

192Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mar 11 Avr - 19:11

Kimono


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Raymond a écrit:ActuaBD a établi une liste des 10 meilleures BD d'Asie de l'année.

Le rayon du manga - Page 8 Asie-t11

Certains titres, comme les "Carnets de l'apothicaire", ont l'air intéressant, mais il faut sinon bien avouer que je n'ai aucune idée pour la plupart de ces œuvres (qui ne sont bien sûr pas des mangas pour adultes).

https://www.actuabd.com/Les-Carnets-de-l-apothicaire-T-1-Par-Natsu-Hyuuga-Itsuki-Nanao-Nekokurage-Ki

Franchement, les rédacteurs d'ActuaBD ont de belles connaissances, au point que je me demande où diable ils vont chercher ces titres et auteurs dont beaucoup me sont ignorés malgré leur (prétendu) succès. Il est vrai que les confinements ont rompu mon habitude de voyage au Japon tous les 2 ans, et que j'ai levé le pied depuis le temps de ma collaboration au magazine Animeland, mais dans les magasins que j'explore à Paris, je n'aperçois que très peu de ces titres. Frieren est bien lancé, certes, et applaudi au Japon pour la qualité de son dessin ; c'est un monde vaguement évocateur de Le Seigneur des Anneaux, avec sorcières, elfes, nains, magie, pas du tout dans mes goûts.
Les Carnets de l'Apothicaire m'ont intéressé pendant 4 ou 5 volumes. C'est tiré d'un roman japonais à succès, donc assez riche en arrière-plans, mais les intrigues du palais (chinois et non japonais, la Cité Interdite autrement dit) m'ont lassé. Très beau travail sur les robes, les bijoux, les rites et contraintes, les playboys bellâtres et les jalousies secrètes : très féminin. il est vrai que ce sont trois femmes, la romancière, la scénariste et la dessinatrice. Cette dernière est assez amusante dans ses postfaces sur son travail, et son pseudonyme aussi est drôle : Nekokurage, ce qui signifie "chat-méduse"... Very Happy
Le récit est au fond plutôt glauque et adulte, sans rien de directement érotique, mais en sous-main...silent
On peut s'y tromper, comme souvent avec les Japonais, par le dessin, volontiers élégant, voire kawaii, "mignon" ou avec de grands yeux, ce qui horrifie certain(e)s français(es). Je ne sais vraiment pas pourquoi.

193Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mer 12 Avr - 9:13

Raymond

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Ces grands yeux presque exorbités m'agacent surtout chez les européens qui imitent les mangas ! Twisted Evil


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194Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mer 12 Avr - 16:43

Clovis Sangrail

Clovis Sangrail
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Kimono a écrit:On peut s'y tromper, comme souvent avec les Japonais, par le dessin, volontiers élégant, voire kawaii, "mignon" ou avec de grands yeux, ce qui horrifie certain(e)s français(es). Je ne sais vraiment pas pourquoi.

Sans être ni expert (car peu lecteur de manga) ni horripilé par le dessin manga (ayant grandi dans les années 80-90, biberonné au Club Dorothée, ce serait un comble Smile), j'ai toutefois l'impression (peut-être erronée) que tant dans les productions papier que d'animation, le dessin des mangakas glissé vers une stylisation de plus en plus forte, qui engendre une difformité parfois dérangeante : yeux énormes, nez trop pointus ou au contraire ayant presque disparu, voire membres trop longs et maigres. Là où il y a encore 20-30 ans, on avait un équilibre des formes—dans le style particulier de l'animation japonaise avec ses codes.

Pour prendre un exemple assez parlant, je pense :

Le rayon du manga - Page 8 1100000090137_1   Le rayon du manga - Page 8 2293075-seiya_omega

Quelle est ta vision, Kimono ?

195Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mer 12 Avr - 17:56

eleanore-clo

eleanore-clo
vieux sage
vieux sage

Raymond a écrit:Ces grands yeux presque exorbités m'agacent surtout chez les européens qui imitent les mangas !  Twisted Evil

Une autre source d'inspiration pour les grands yeux exorbités Laughing

Le rayon du manga - Page 8 Aa157

Eléanore

196Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Mer 12 Avr - 20:12

Kimono


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eleanore-clo a écrit:
Raymond a écrit:Ces grands yeux presque exorbités m'agacent surtout chez les européens qui imitent les mangas !  Twisted Evil

Une autre source d'inspiration pour les grands yeux exorbités Laughing

Le rayon du manga - Page 8 Aa157

Eléanore

Très bien vu, Eléanore ! et d'autant plus qu'Osamu Tezuka fut toujours fasciné par le "style Disney". Je ne vais pas vous récrire ou mettre en lien mon long article de 1992 dans Animeland intitulé "Des yeux de rosée grands comme des soucoupes", mais j'y défendais bien sûr le droit que les Japonais avaient de ne pas se dessiner eux-mêmes avec des petits yeux en fente, de grandes dents et la gueule prognathe selon les caricatures occidentales. Avec ces raisonnements, autant réclamer des BD arabes avec le nez busqué et les cheveux frisés, des BD africaines avec des Noirs bien noirs, etc. Comme on le voit avec Mao des Carnets de l'Apothicaire, en règle générale les grands yeux des mangas sont réservés aux enfants (ce qui est conforme à la néoténie), aux jeunes filles, ou aux jeunes femmes, car ils sont destinés à y "lire" des émotions, éventuellement amoureuses. Ils peuvent aussi bien se trouver chez les hommes (jeunes) , notamment dans les oeuvres de la grande Rumiko Takahashi.
Et pour te répondre, Clovis Sangrail, je te comprends, il y a ça et là de laides évolutions, mais les mangas sont maintenant incroyablement variés en style, même si au temps des Chevaliers du Zodiaque (très anciens) ou de Leiji Matsumoto (Albator) il y avait un style assez typé années 70, longiligne, très "décoré". Les années 80 ont changé tout cela, et pas seulement au Japon.
Pour revenir aux Carnets de l'Apothicaire, les robes et bijoux y représentent à mon avis, ainsi que chez de grands illustrateurs comme Amano, l'influence directe d'Alfons Mucha, qui a là-bas sa descendance artistique. Marie Laurencin a aussi marqué le manga par ses yeux frappants, ses nez effacés. Savez-vous qu'elle a deux importants musées au Japon ? Et pas un seul en France ?



Dernière édition par Kimono le Lun 17 Avr - 11:29, édité 1 fois

197Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Ven 14 Avr - 21:29

Clovis Sangrail

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bédéphile pointu
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Kimono a écrit:Et pour te répondre, Clovis Sangrail, je te comprends, il y a ça et là de laides évolutions, mais les mangas sont maintenant incroyablement variés en style, même si au temps des Chevaliers du Zodiaque (très anciens) ou de Leiji Matsumoto (Albator) il y avait un style assez typé années 70, longiligne, très "décoré". Les années 80 ont changé tout cela, et pas seulement au Japon.

ありがとうございます pour ta réponse, Kimono.  Wink
Même si je ne sais pas trop comment prendre le "très ancien" à propos de l'époque des Chevaliers du Zodiaque...   scratch pale  Smile

198Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Sam 15 Avr - 17:01

Kimono


bédéphile pointu
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C'est vrai "très ancien" est abusif de ma part, c'est que je m'en souviens mal, n'ayant jamais suivi la série ; je ne sais plus trop pourquoi, elle ne me plaisait pas. Mais elle a eu un reboot récent, et beaucoup de gens restent très attachés aux Chevaliers du Zodiaque.
Une évolution qui me navre profondément, c'est celle de Dragon Ball, merveilleux conte à l'origine, très proche de L'Ingénu de Voltaire, et qui est devenu peu à peu de plus en plus pauvre, stupide et grossièrement bourrin. Les héros ont d'ailleurs à présent un front néandertalien. Dans les magasins et sur les forums, des quadragénaires se droguent, le nez dans ce manga !

199Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Sam 15 Avr - 20:43

Clovis Sangrail

Clovis Sangrail
bédéphile pointu
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Haha. Je pense que quand j'avais 8 ou 9 ans (vers 89-90) les Chevaliers du Zodiaque étaient la 2e série la plus populaire après Olive et Tom. On avait les albums de stickers Panini pour Olive et Tom et les figurines Bandai pour les Chevaliers du Zodiaque. Smile

À titre personnel, je n'arrivais pas vraiment à suivre DB à l'époque, et encore moins DBZ trop violent et confus. Même si c'était en bonne place en termes de popularité parmi les enfants et pré-adolescents. C'est bien plus tard, en faisant le rapprochement avec La Pérégrination vers l'Ouest dont c'est inspiré que j'ai trouvé cela plus intéressant (essentiellement la 1re série).

En y réfléchissant, c'est vrai que dès les années 80, il y avait une grande diversité de styles dans les anime (les manga "papier" n'avaient pas leur vigueur et popularité actuelles), du très arrondi au très fin ou au taillé à la serpe.

200Le rayon du manga - Page 8 Empty Re: Le rayon du manga Jeu 27 Avr - 11:59

Kimono


bédéphile pointu
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Raymond a écrit:Les nostalgiques de "Nicky Larson" vont être intéressé par la publication d'une suite à City Hunter, un grand classique du manga !

Le rayon du manga - Page 8 City-h10

Plus d'explications sur BDZoom :

http://bdzoom.com/138783/mangas/un-reboot-pour-city-hunter/

City Hunter Rebirth continue avec succès sa carrière, aidé par le fait que l'auteur parvient pleinement à convaincre les inconditionnels de la série classique (tel un de mes amis) que ce reboot vaut tout à fait l'original. Le dessin en tout cas est à s'y méprendre, mais je n'ai lu que le volume 1 (mon ami guette avec ardeur chaque volume).
Je ne suis pas d'accord avec BDZoom à propos du film de Philippe Lacheau, qui pratique non pas un "humour gras" mais un comique décapant, hilarant, et l'ami dont je viens de perler et moi nous avons beaucoup ri à voir son film, Nicky Larson et le Parfum de Cupidon. Il a même réussi à parfaitement gommer le côté "frénétique harceleur de filles /violeur potentiel" de Nicky Larson, devenu plutôt écoeurant de nos jours, puisque dès le début le parfum qui rend raide dingue amoureux est par erreur projeté sur lui et sur Didier Bourdon, qui joue un affairiste d'âge mûr.... Razz Razz  De plus le doublage français "Club Dorothée" qui édulcorait la version japonaise y ajoutait un élément comique indépendant de la paillardise du héros. De nos jours ce doublage, naguère décrié par les fans (et par BDZoom qui l'estime "catastrophique") est plutôt applaudi ainsi que l'excellent doubleur de Nicky, Vincent Ropion.

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