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Chris Ware sans peine

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51 Re: Chris Ware sans peine le Mer 14 Mai - 12:33

Treblig


Double prix Nobel
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Dessin réalisé en 1997.


52 Re: Chris Ware sans peine le Sam 12 Juil - 10:54

Treblig


Double prix Nobel
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53 Re: Chris Ware sans peine le Mar 23 Sep - 11:26

Treblig


Double prix Nobel
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54 Re: Chris Ware sans peine le Lun 29 Sep - 10:11

Treblig


Double prix Nobel
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55 Re: Chris Ware sans peine le Ven 31 Oct - 10:37

Treblig


Double prix Nobel
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Dernière édition par Treblig le Lun 3 Nov - 12:00, édité 1 fois

56 Re: Chris Ware sans peine le Ven 31 Oct - 10:56

Raymond

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Admin
Dommage que je l'aie déjà acheté en anglais. Very Happy


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57 Re: Chris Ware sans peine le Lun 3 Nov - 11:54

Treblig


Double prix Nobel
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58 Re: Chris Ware sans peine le Mer 12 Nov - 10:46

Treblig


Double prix Nobel
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59 Re: Chris Ware sans peine le Jeu 20 Nov - 12:11

Treblig


Double prix Nobel
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61 Re: Chris Ware sans peine le Ven 21 Nov - 12:28

Raymond

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Admin
J'en retiens ce petit extrait article, qui définit bien ce que représente la lecture des œuvres de Chris Ware.

" ...Chris Ware vise la perfection. De manière obsessionnelle, presque maladive. Et, dès lors, il demande au lecteur un effort rare, des heures et des heures pour déchiffrer son minuscule mais impeccable lettrage, une empathie forcée pour supporter son héroïne dépressive, une obstination pour tout déchiffrer dans le moindre détail et donc apprécier la vue d’ensemble."

Est-ce que tu compte lire Building Stories ? Wink


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62 Re: Chris Ware sans peine le Ven 21 Nov - 12:39

Treblig


Double prix Nobel
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Non.

63 Re: Chris Ware sans peine le Sam 29 Nov - 23:28

Treblig


Double prix Nobel
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64 Re: Chris Ware sans peine le Dim 30 Nov - 18:00

Treblig


Double prix Nobel
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65 Re: Chris Ware sans peine le Mar 8 Sep - 20:00

Treblig


Double prix Nobel
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De l'art de traduire Chris Ware... study


http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article964

66 Re: Chris Ware sans peine le Dim 29 Nov - 18:18

Treblig


Double prix Nobel
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"Why I love Comics".


67 Re: Chris Ware sans peine le Dim 29 Nov - 18:57

Draculea

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docteur honoris causa
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Entre intimité et beauté impersonnelle, jeu de cases, peinture abstraite composée de dizaines de fragments de réalité, petits mondes clos où veillent des chats, célébrations des géométries spontanées du quotidien et de leurs motifs polychromes, aspects d'existence réduits à leur mystérieuse épure à l'intérieur d'un même immeuble, Building stories est en quelque sorte un équivalent de La vie mode d'emploi de Georges de Perec, dans le domaine de la bande dessinée.



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68 Re: Chris Ware sans peine le Dim 29 Nov - 19:23

Raymond

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Admin
C'est une belle comparaison ! Je n'y avais pas pensé.  pouce  

Il me semble toutefois que Chris Ware a une ambition qui est différente de celle de Georges Perec. Elle me semble un peu moins intellectuelle et un peu plus émotionnelle. Sa perception désenchantée du monde (qui est surtout évidente dans Jimmy Corrigan) le conduit à compenser une relative tristesse par une recherche esthétique. Il produit des œuvres ambitieuses, qui visent une certaine perfection, et qui lui permettent de sublimer une réalité parfois décevante.


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69 Re: Chris Ware sans peine le Dim 29 Nov - 20:32

Draculea

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docteur honoris causa
docteur honoris causa
Ma comparaison n'est bien sûr pas une identification et je trouve très juste la nuance que tu lui apportes. Le projet de l'un et de l'autre est naturellement différent au-delà des arts qu'ils pratiquent. J'aime beaucoup ce que tu dis de l'esthétique de Chris Ware et de sa manière si subtile de transfigurer le désenchantement du monde par l'esthétique.

A ce propos me frappent particulièrement dans la planche que j'ai incluse ci-dessus, les effets de répétition graphique, cases reprises dans une cellule presque musicale en forme de petite boucle, et qui ont aussi quand on les compare avec les autres, celles du personnage dans l'escalier ou dans la rue, quelque chose de rituels qui reproduisent à l'identique de courtes séquences d'actes purs, entre tics, compulsions minuscules, célébration muette dont nous ne savons rien, jeu intime comme on en a tous connus, particulièrement dans l'enfance et qui se construisent à partir de presque rien.

Et tout cela est en effet associé à la construction d'une grille modulaire où ces incidents atteignent une beauté de composition graphique et mélodique évidentes et mystérieuses dans cette évidence même, avec au centre de la planche les gros plans sur les rayonnages de fruits et légumes qui sont chacun un tableau de pop art doux et miniature. On n'en finit pas de s'émerveiller devant cette mélancolie tendre qui possède sa propre grâce. Je me disais tout à l'heure en regardant cette admirable planche que la vie est là dans sa simplicité complexe, analysée et réunie par une synthèse artistique parfaite, en ce très simple cadre du quotidien urbain.

C'est magnifique et émouvant par cette façon de ne pas y toucher. Un petite musique délicate et insistante qui m'évoque aussi les discrètes appels jamais résolus des oeuvres du compositeur new yorkais Morton Feldman - un compositeur que j'adore et que je me permets de recommander à votre écoute chers amis.

https://youtu.be/0_Q-1u6sNgQ

70 Re: Chris Ware sans peine le Jeu 24 Déc - 10:52

Draculea

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docteur honoris causa
docteur honoris causa
Je reviens à ce sujet après l'avoir revisité et avoir retrouvé non sans émerveillement les impressions de quelques lecteurs au moment de la découverte de Building Stories. Tout ceux qui ont en effet connu l'émotion d'ouvrir pour la première fois la boîte imposante contenant Building Stories, après l'avoir descellée en ouvrant minutieusement son film protecteur afin de ne pas l'érafler savent l'importance étrange de cette aventure microscopique et fondamentale, à la mesure des événements ténus cependant rituels et absolus que vivent les personnages de Chris Ware, l'ouverture de la boîte devenant en soi un événement.



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Qu'on dépose la boîte au sol, par exemple sur un tapis ou un parquet, ou sur le plateau d'une table, celle-ci s'impose d'abord par son chromatisme savamment distribué selon l'architecture de son graphisme. à nul autre pareil. Il semble qu'on se dispose à ouvrir quelque jeu de société d'un genre non répertorié, qui posséderait la particularité surprenante de se jouer seul, en silence, sans dés ni jetons, ni petits sujets, quoique, plus tard, lorsque on aura commencé de déballer le contenu de la boîte, on y trouvera entre autres une sorte d'équivalent de plateau de jeu faisant songer par exemple à ceux du Monopoly ou du scrabble, et ce plateau cartonné qu'il faut déplier pour le lire évoque aussi un paravent.



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L'ensemble se présente d'abord sous la forme d'un petit paquet déposé dans la boîte à l'intérieur de son écrin en film transparent qu'il faudra ouvrir à son tour avec précautions, retirer en le faisant glisser de manière à ne rien abîmer du précieux trésor qui commence à se révéler, dont al richesse est proportionnelle à la vérité dont seuls quelques aspects se laissent deviner : récits en bandelettes, petits ou grands albums, feuillets peut-être plus épais qu'on ne le soupçonne d'abord



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Le premier miracle de Building Stories est là : le futur lecteur oubliant un instant sa vocation première de liseur d'histoires redevient un enfant occupé par l'exclusif et vif plaisir de faire apparaître au fur et à mesure les merveilles qui se présentent, de les tenir en main, de deviner partiellement les suivantes sous les premières, de déplier ou d'ouvrir celles-ci et de voir les bandes de dessins dévoiler une sorte de partition visuelle qui évoque également quelque dessin animé immobile dont le papillotement entre les doigts et les mouvements de l'oeil qui en parcourt les cases crée soudain la vie, l'animant d'une abstraite palpitation aussi délicieuse que frémissante.



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IL est étrange et fascinant que ce récit de récits dont tous tracent des cercles de silence autour d'une héroïne désabusée, mystérieuse et quotidienne, inquiète et attentive à démêler la pelote de son incertitude existentielle, procure originellement un si grand plaisir à celui qui retourné en enfance explore le coffret magique de cette oeuvre. Plaisir proportionnel à l'émotion qui nous envahit lorsque dans ces récits instables nous découvrons des aspects de nos existences prosaïques élevés au rang de mystères poétiques. Il y a grâce à Chris Ware dune enfance de l'âge adulte, une magie de la désillusion, une fête de l'ordinaire devenu ouvre d'art totale mais non réunie puisque elle se distribue en fragments qui ne communiquent que de se trouver en composition.



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Alors peuvent commencer les parcours mystérieux, les éblouissements instantanés, autant de chemins qui, à la manière des pas japonais font sauter légèrement d'une point à l'autre, passant ou non par le texte, l'image, l'entrelacement de ces deux dimensions, l'architecture et la scansion musicale des cases et planches, chacune étant immeuble et ses fenêtres, ses pièces, ses chambres inconnues. Le principe des lectures à géométrie variable n'a sans doute jamais été si subtilement mis en oeuvre dans une bande dessinée, le mot de bande dessinée semblant d'ailleurs bien pauvre pour désigner cet objet sans égal.



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Un des petits booklets en forme de longue bandelette - en ouvrant Building Stories, ne faisons-nous pas la découverte d'une momie sans nom, celle du quotidien universel des êtres humains de notre civilisation urbaine - réserve une des plus poétiques évocations qui se puissent concevoir, du moins selon mon coeur, celle de New York sous la neige dont Chris Ware sait si bien évoquer la chute continue dans le silence de la grande cité arrêtée - je me souviens des pages étonnantes de Léviathan de Paul Auster, où le héros rencontre son meilleur ami un soir de tempête de neige où Manhattan figée est vide - et je me souviens qu'il y a presque dix ans, en 2006, alors que je travaillais à une anthologie consacrée à New York et la littérature, courant janvier, alors que je rêvais d'écrire ce livre à New York, tandis qu'au dehors serait tombée continument la neige, juste au-delà des vitres d'une chambre donnant sur le paysage de gratte-ciel à demi étouffé de brume et de bourrasques de flocons, je me souviens qu'à la fin d'une journée d'écriture parfaitement silencieuse, le silence s'était encore accru, approfondi pour devenir son propre rêve et soudain, relevant le yeux de mon écran d'ordinateur, j'avais vu le tourbillon des flocons bien réels qui passaient devant mes fenêtres française, pour constater que pendant mon travail, tandis que totalement concentré j'avais cessé de prêter attention aux modulations de la luminosité, la neige tant rêvée, répondant à mon appel, était venue et avait profité de mon inattention pour ensevelir déjà les rues, arrêter leur mouvement et disposer autour de moi ce monde contemplatif de pur suspens. C'est à cette fin d 'après-midi flottante qui continue d'habiter en moi et de me donner accès à l'autre ville, celle que j'ai coutume de nommer "les villes intérieures", tant elle est pour moi multiple et une en ses innombrables replis, que me reconduit ce petit livret hivernal et neigeux de Chris Ware, l'un des flocons de beauté unique et rare qui tiennent au creux de la main dont Building Stories nous fait l'offrande. Sur ce dernier mot pour cette libre rêverie, je souhaite à toutes et tous un très jeux Noël 2015 ! Very Happy



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71 Re: Chris Ware sans peine le Jeu 24 Déc - 14:12

Raymond

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Admin
Bel hommage ! pouce

Building Stories est un ensemble magnifique et imposant. On ne peut le découvrir qu'assez lentement, au vu de la grande quantité de fascicules (faudrait-il dire albums ?) qu'il contient, mais on éprouve effectivement une émotion singulière en ouvrant le coffret pour la première fois.

C'est toutefois la relecture de la même histoire (celle du building), racontée chaque fois par un canal différent, qui rend cette oeuvre réellement fascinante.


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72 Re: Chris Ware sans peine le Mar 29 Déc - 12:45

Draculea

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docteur honoris causa
docteur honoris causa
Oui, tu as parfaitement raison. Very Happy Je voulais célébrer ce moment de la première ouverture du coffret et de la découverte de son contenu, mais il est évident que passé cet événement fondateur, c'est la lenteur sérielle et répétitive du sujet cependant toujours par les variations de son thème central, qui s'impose.



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73 Re: Chris Ware sans peine le Jeu 7 Jan - 11:55

Treblig


Double prix Nobel
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74 Re: Chris Ware sans peine le Mar 12 Jan - 10:58

Treblig


Double prix Nobel
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"Fairy Tale Road Rage".


75 Re: Chris Ware sans peine le Mer 9 Mar - 11:45

Treblig


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