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Le fils de Spartacus

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1 Le fils de Spartacus le Dim 27 Fév - 17:06

Raymond

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Admin
Il y a quelques jours, Vilain Goton regrettait le peu de popularité dans notre forum du Fils de Spartacus. Il a tout à fait raison et il faut réhabiliter cet album sans attendre. Pour commencer, je vais ouvrir un sujet consacré à ce récit.  Very Happy

Parue dans le journal Tintin en 1974, cette histoire s'annonçait alors comme dirigée par sévères intentions didactiques. Dans son interview donnée en 1973 aux Cahiers de la BD, Jacques Martin annonçait d'ailleurs qu'il allait "montrer Rome telle qu'elle était, le luxe comme la pauvreté, les maisons borgnes, les bas-quartiers, etc. Un peu comme le Satyricon mais très réaliste". Le résultat s'est révélé fidèle à cette promesse et la première partie de l'album propose quelques images frappantes du quartier de Suburre ou de la Maxima Cloaca. L'auteur y montre aussi quelques coutumes méconnues et peu ragoûtantes de la vie des romains, comme par exemple ces riches fêtards qui essuient leurs doigts gras sur les cheveux crépus des jeunes esclaves.



En fait, cette oeuvre imprime un important virage dans l'orientation de la série. Il y avait bien eu jusque là quelques portraits inquiétants de dictateurs ou de militaires corrompus, mais la civilisation romaine était généralement considérée comme bienfaitrice, progressiste et fondée sur le sens de l'honneur. Dans le Fils de Spartacus, les multiples travers des romains sont au contraire exposés sans ambages : quête de la puissance, attrait pour l'argent ou loi du plus fort deviennent les règles auxquelles obéissent presque tous les protagonistes, à l'exception bien sûr d'Alix qui apparait dès lors comme un personnage naïf. Même les penchants pédophiles du préfet Livion Spura sont évoqués sans la moindre dissimulation. Aujourd'hui encore, je reste un peu surpris qu'une telle scène ait pu être publiée dans le journal Tintin.



Ce qui caractérise en fait cette histoire, c'est le dégoût que nous inspirent la plupart des personnages ainsi que leurs passions. Même les sentiments amoureux en deviennent douteux, et la grande déclaration que fait Ardeles à Mara, toute sincère qu'elle soit, n'éveille aucun écho romantique. Elle s'imprègne au contraire d'un sentiment qui est proche du ridicule.



Il y a donc un mouvement de répulsion que l'on ressent envers la plupart des personnages, et je présume que cette impression se répercute sur l'appréciation de l'histoire toute entière. Pourtant, lorsque je relis aujourd'hui cette aventure, elle m'apparait au fond très morale (car elle dénonce sans complaisance) et fort bien construite. L'action est incessante et il s'agit probablement d'un de ces récits où Jacques Martin s'est senti à l'étroit dans le carcan des 44 pages. Les intervenants sont de plus très nombreux et, pour réussir à introduire toutes ses idées dans l'album, l'auteur en vient à supprimer les habituelles images intermédiaires. L'histoire se structure dès lors en une suite de séquences qui paraissent sélectionnées en fonction de leur propriétés esthétiques ou de leur vocation spectaculaire. Il y a par exemple cette magnifique page 33 qui n'était probablement pas indispensable au récit, mais elle permet à Jacques Martin de composer une page élégante, avec de grandes vignettes étirées vers le haut qui suggèrent un léger sentiment de vertige.



La conclusion du récit est spectaculaire et impitoyable. Il y a d'abord un affrontement sanglant entre partisans de Pompée et soldats du préfet Varron, qui tourne au massacre (cette scène  me fait un peu penser à Inglorious Bastards  Wink  ), puis on découvre la mort théâtrale de la mère de Spartaculus. Cette fin dramatique ne réveille paradoxalement que peu d’émotion, et c'est bien le signe que nous nous sommes peu attachés aux personnages.



Le Fils de Spartacus nous apparait ainsi comme une aventure pessimiste, grinçante et peu attachante, mais c’est aussi un récit intelligent, adulte et  bien documenté. C’est aussi l’album d‘un auteur qui a atteint sa pleine maturité, qui veut montrer la réalité plutôt que la légende et qui cherche à dépasser le simple récit d'aventure. C'est surtout une belle BD qui est bien agréable à relire et .. je vous recommande de faire une fois cette expérience.   Very Happy



Dernière édition par Raymond le Dim 25 Mai - 12:29, édité 1 fois


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2 Re: Le fils de Spartacus le Lun 28 Fév - 11:02

Longtarin

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alixophile
alixophile
Lorsque j'etais gamin, je me suis attaché à acheter les "alix" que j'aimais bien!

Le fils de Spartacus n'en faisait pas parti! Je le trouvais "glauque"! je me suis contenté de le lire quelque fois à la bibliotheque!

Maintenant, à la lecture de ce commentaire , il parait effectivement interessant! Il s'adresse plus à un public adulte, plus mature!

A redecouvrir donc!



3 Re: Le fils de Spartacus le Lun 28 Fév - 12:50

Vilain goton

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alixophile
alixophile
Il est vrai que certains passages sont assez glauques.Etant gosse,j'adorai ça justement!C'est une façon honnête,quoique assez pessimiste,de montrer rome.
Personnellement d'un point de vue historique je déteste l'empire romain:malgré son avancé indéniable dans bien des domaines,quoique très pompée sur les Grecs,je le trouve décadent et écraseur des autres cultures."Le fils de spartacus"montre un peu de cet aspect négatif de rome.

Comme l'a dit Raymond,on ne s'attache pas aux personnages,car ils sont pour la plupart des individualistes hédonistes à la recherche de leurs interêts:cette s..... de maia n'a que ce qu'elle mérite à la fin,il faut bien l'avouer!
Tiens actuellement je lis un bouquin sur spartacus écrit par catherine salles,on se rends compte que martin a très romancé l'histoire,mais néanmoins c'est très bien vu.

4 Re: Le fils de Spartacus le Lun 28 Fév - 13:22

Longtarin

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alixophile
alixophile
Personnellement d'un point de vue historique je déteste l'empire romain:malgré son avancé indéniable dans bien des domaines,quoique très pompée sur les Grecs,je le trouve décadent et écraseur des autres cultures."

Tout à fait d'accord avec toi!

Ou comment une bande de paysans romain a reussi le hold up parfait!

J'aime bien le dernier Spartiate à cause de ça!!!! Ces braves grecs ne souffrent pas d'un complexe d'inferiorité et ils ont bien raison!!!!

"300" plutot que "centurions"!!!!
Smile

5 Re: Le fils de Spartacus le Lun 28 Fév - 13:56

Damned

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Raymond a écrit:Le Fils de Spartacus nous apparait ainsi comme une aventure pessimiste

C'est un peu l'impression générale que je retiens de l'ensemble de la série Alix, qui est souvent le seul personnage (avec Enak) à se sortir des différents aventures où l'a plongé son auteur, avec en contrepartie beaucoup de morts ou de catastrophes .....

Raymond Damned

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6 Re: Le fils de Spartacus le Lun 28 Fév - 17:59

Raymond

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Admin
Damned a écrit:
Raymond a écrit:Le Fils de Spartacus nous apparait ainsi comme une aventure pessimiste

C'est un peu l'impression générale que je retiens de l'ensemble de la série Alix, qui est souvent le seul personnage (avec Enak) à se sortir des différents aventures où l'a plongé son auteur, avec en contrepartie beaucoup de morts ou de catastrophes .....

Raymond Damned
Sur ce point, je ne suis pas d'accord !

Les premières aventures, même s'il y a beaucoup de combats et de morts, se déroulent dans une ambiance plutôt optimiste. On y découvre d'un côté les bons (Alix, Jules César, Sénoris, Agérix et quelques autres) et de l'autre les méchants (Arbacès, Pompée, Brutus), et ce sont toujours les bons qui gagnent. C'est une constatation plutôt réconfortante car elle est conforme à certaines croyances judéo-chrétiennes. On retrouve cet affrontement du bien et du mal au cours des 8 ou 9 premiers albums, et la réapparition de ce même schéma me permet de définir une première période que j'appellerai "héroïque".

Le changement apparait avec Iorix le Grand, qui est un personnage ambigu et qui finit tragiquement. C'est le début d'une deuxième période, plus réaliste et plus dure, pendant laquelle Jacques Martin s'est ingénié à créer d'autres personnalités tout aussi équivoques que Iorix. La plupart des personnages deviennent indéfinissables en utilisant la grille du bien et du mal, et les récits deviennent fondamentalement pessimistes. Ces albums correspondent à une période de maturité chez Jacques Martin, et ils révèlent le regard d'une homme qui a atteint la cinquantaine. L'auteur considère l'espèce humaine avec une relative sévérité et les récits perdent leur dimension romantique. Cette tendance s'est ensuite accentuée dans les albums dessinés par Morales.

Avec l'apparition de nouveaux scénaristes, on peut admettre qu'une troisième époque à commencé. Toutefois ... il me semble que c'est un peu tôt pour la définir. Wink


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7 Re: Le fils de Spartacus le Lun 28 Fév - 18:11

Damned

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grand maître
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Raymond a écrit:
Damned a écrit:
C'est un peu l'impression générale que je retiens de l'ensemble de la série Alix, qui est souvent le seul personnage (avec Enak) à se sortir des différents aventures où l'a plongé son auteur, avec en contrepartie beaucoup de morts ou de catastrophes .....

Raymond Damned
Sur ce point, je ne suis pas d'accord !


N'oublie pas que je ne suis pas un spécialiste de Alix, lui préférant Lefranc !
Quand c'est signé Jacques Martin, je lis de toutes façons, mais je n'avais retenu que des grandes tendances, pas de quoi me faire un jugement aussi affuté que le tien !

Raymond Damned

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8 Re: Le fils de Spartacus le Lun 28 Fév - 18:37

Vilain goton

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alixophile
alixophile
Raymond à écrit:
[Le changement apparait avec Iorix le Grand, qui est un personnage ambigu et qui finit tragiquement. C'est le début d'une deuxième période, plus réaliste et plus dure, pendant laquelle Jacques Martin s'est ingénié à créer d'autres personnalités tout aussi équivoques que Iorix. La plupart des personnages deviennent indéfinissables en utilisant la grille du bien et du mal]

En effet,c'est bien vu.Pour ma part j'ai apprécié ce changement.Par exemple quand alix "change de camp"dans "vercingétorix",après tout pourquoi devrait-il forcément être toujours pour césar?pourquoi ce dernier serait-il forcément moins "méchant"que pompée?l'ensemble est donc moins manichéen,et j'apprécie.
Cela dit,au sujet des deux époques,il y a pour moi du bon et du mauvais dans les deux,je ne catégoriserai donc pas l'une comme étant meilleure que l'autre.
En revanche la troisième(nouveaux scénaristes et dessins),j'avoue ne pas aimer du tout,mais peut-être suis-je trop intégriste.

9 Re: Le fils de Spartacus le Mar 1 Mar - 11:14

Raymond

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Admin
Pour ma part, j'ai tellement lu et relu les albums de la première période que j'ai l'impression de ne plus avoir grand chose à y découvrir. C'est tout le contraire pour les histoires des années 70 et 80, car j'ai peu souvent ouvert ces albums et j'ai maintenant un grand plaisir à les relire. Voilà pourquoi je trouve actuellement que le Fils de Spartacus est excellent. Cool


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10 Re: Le fils de Spartacus le Ven 4 Mar - 6:26

Longtarin

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alixophile
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Je suis plutôt d'accord avec Damned


C'est un peu l'impression générale que je retiens de l'ensemble de la série Alix, qui est souvent le seul personnage (avec Enak) à se sortir des différents aventures où l'a plongé son auteur, avec en contrepartie beaucoup de morts ou de catastrophes .....

Nombreux sont les personnages secondaires à être élimines dans les "Alix" : pour exemple , l'espion de pompée dans le sphinx d'or, le jeune officier grec dans le dernier spartiate, les compagnons des légions perdus, les jardiniers de la griffe noire (on en reparlera)......etc etc !

Mais je ne vois pas ça comme du pessimisme : à cette époque la vie n'est pas sacralisée comme aujourd'hui chez nous: lorsqu'une galère arrive en retard , on ne met pas sur pieds une cellule psychologique , comme ça c'est vu ici!!!!!

On accepte la mort avec plus de fatalités, sans doute la raison de l’indifférence apparente des personnages principaux!

Il y a juste une chose qui m'a toujours dérangé dans Alix: Pourquoi dans "la griffe noire" ne va t il chercher des contre poisons uniquement pour les officiers d'Icara et pour le le gamin, et ne se préoccupe t il plus des deux serviteurs "griffés" dans le cimetière????????????

11 Re: Le fils de Spartacus le Ven 4 Mar - 9:01

Raymond

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Admin
Belle remarque ! C'est une chose à laquelle je n'avais jamais pensé. Shocked

Il est vrai que ces serviteurs paralysés par la Griffe Noire ont été royalement oubliés par Jacques Martin (et par Alix) au cours du récit.

C'est malheureusement le sort habituel des comparses sans importance dans les récits d'aventures. Il y a des détails auxquels le narrateur ne pense pas toujours.

Il y a aussi une logique "historique" à cette attitude d'Alix. Au temps de l'Empire romain, les esclaves n'étaient pas pris en considération de la même manière que les citoyens. Alix est surtout ému par l'accident injuste dont est victime l'enfant paralysé, alors qu'il arrive à accepter assez placidement le sort des autres notables romains, même si cela concerne un de ses cousins. Alors, les serviteurs sur lesquels on ne sait pas grand chose ... siffle


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12 Re: Le fils de Spartacus le Ven 4 Mar - 13:36

daniel s

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alixophile
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effectivement, le fait qu'alix oublie les jardiniers n'est pas décalé pour l'époque, où les esclaves, notamment ruraux, n'étaient considérés que comme des outils de production. D'ailleurs, si alix s'indigne parfois du sort de certains esclaves, il ne fait rien. Ainsi, dans le tombeau étrusque, quand il découvre les deux esclaves qui font tourner leur meule, il les détache certe, mais ensuite les laisse en plan à leur sort. Pourtant, alix est lui même un ancien esclave, mais bon ça veut rien dire. J'ai ainsi lu qu'un des principaux pourvoyeurs d'esclaves de la corne de l'afrique au 18e siècle était un noir nommé Da Silva, qui était lui même un ancien esclave brésilien affranchi !D'ailleurs, alix lui même, quand on lui rappelle son passé, met toujours un point d'honneur à préciser qu'il est désormais un patricien romain.
pour en revenir au fis de spartacus, c'est effectivement un album très adulte, où les dérives de la société romaine sont montrées sans fard, telles les prostituées se moquant des soldats entrant dans la suburre ou le petit infirme estropié par sa mère pour faciliter la mendicité. D'ailLeurs, Jacques Martin n'avait il pas raison d'être pessimiste, quand on voit par exemple les roms continuer d'estropier leurs enfants pour en faire des mendiants (ceux qu'on voit au feux rouges°) Comme quoi les cruautés de l'appât du gain sont intemporelles !
quoiqu'il en soit, le fils de spartacus est pour moi un grsnd albums de jacques martin.

13 Re: Le fils de Spartacus le Ven 4 Mar - 16:48

Claude


compagnon
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Par vos commentaires vous m'avez vraiment donné envie de relire cet album et je ne sais pas si cela a déjà été mentionné mais la presqu'île que l'on voit dans l'album est la même que l'on retrouve dans "La camarilla". Il s'agit bien-sûr de Bellagio sur le lac de Côme, un endroit que Jacques Martin appréciait particulièrement et qui probablement lui avait été recommandé par Hergé.

14 Re: Le fils de Spartacus le Ven 4 Mar - 17:22

Damned

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daniel s a écrit:effectivement, le fait qu'alix oublie les jardiniers n'est pas décalé pour l'époque, où les esclaves, notamment ruraux, n'étaient considérés que comme des outils de production. D'ailleurs, si alix s'indigne parfois du sort de certains esclaves, il ne fait rien. Ainsi, dans le tombeau étrusque, quand il découvre les deux esclaves qui font tourner leur meule, il les détache certe, mais ensuite les laisse en plan à leur sort. Pourtant, alix est lui même un ancien esclave, mais bon ça veut rien dire. J'ai ainsi lu qu'un des principaux pourvoyeurs d'esclaves de la corne de l'afrique au 18e siècle était un noir nommé Da Silva, qui était lui même un ancien esclave brésilien affranchi !D'ailleurs, alix lui même, quand on lui rappelle son passé, met toujours un point d'honneur à préciser qu'il est désormais un patricien romain.
pour en revenir au fis de spartacus, c'est effectivement un album très adulte, où les dérives de la société romaine sont montrées sans fard, telles les prostituées se moquant des soldats entrant dans la suburre ou le petit infirme estropié par sa mère pour faciliter la mendicité. D'ailLeurs, Jacques Martin n'avait il pas raison d'être pessimiste, quand on voit par exemple les roms continuer d'estropier leurs enfants pour en faire des mendiants (ceux qu'on voit au feux rouges°) Comme quoi les cruautés de l'appât du gain sont intemporelles !
quoiqu'il en soit, le fils de spartacus est pour moi un grsnd albums de jacques martin.

Mon opinion n'était pas une critique du talent de Jacques Martin, que vous venez de démontrer encore une fois à travers cette discussion !

Je voulais simplement dire que je lis des BDs pour me distraire, et que l'ambiance des albums d'Alix (tout au moins de la plupart) ne m'incitait pas trop à les relire ...
Pour moi, je dois en lisant un album, oublier mes propres soucis de la vie contemporaine, voire mieux, en tirer de l'énergie pour mieux les affronter, d'où mes choix cités plus haut.

Raymond Damned

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15 Re: Le fils de Spartacus le Ven 4 Mar - 18:23

Raymond

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Admin
Claude a écrit:Par vos commentaires vous m'avez vraiment donné envie de relire cet album et je ne sais pas si cela a déjà été mentionné mais la presqu'île que l'on voit dans l'album est la même que l'on retrouve dans "La camarilla". Il s'agit bien-sûr de Bellagio sur le lac de Côme, un endroit que Jacques Martin appréciait particulièrement et qui probablement lui avait été recommandé par Hergé.
Merci Claude ! pouce

Je n'en étais pas certain, mais je soupçonnais bien sûr que la fin de l'histoire se déroulait sur les bords d'un de ces lacs italiens situé au pied des Alpes (lac Majeur, lac de Garde ou lac de Côme).

Pour ce qui concerne "la Camarilla", ne serait-ce pas plutôt de lac de Garde ?


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16 Re: Le fils de Spartacus le Sam 5 Mar - 8:37

Claude


compagnon
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C'est bien le lac de Côme que l'on voit dans "la Camarilla", Il est mentionné dans l'album et j'habite pas loin donc je ne peux que confirmer.

17 Re: Le fils de Spartacus le Sam 5 Mar - 10:04

Raymond

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Admin
Il est vrai que tu es tessinois. Wink

Et tu penses que les événements du Fils de Spartacus se déroulent aussi du côté de Bellagio ?


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18 Re: Le fils de Spartacus le Sam 5 Mar - 11:14

Claude


compagnon
compagnon
C'est exact. Le nom latin du lac de Côme est Larius (Lario en italien) et nos héros y arrivent à la page 26 de l'album ou le nom du lac est cité. Comme je connais assez bien le coin c'est pour moi très facile de reconnaìtre ainsi la presqu'île de Bellagio.

19 Re: Le fils de Spartacus le Sam 5 Mar - 12:19

Raymond

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Admin
Voilà une belle piste à explorer ! Il est effectivement précisé dans l'album qu'Alix et ses amis cherchent à franchir le lac Larius. Il y a cependant peu de vues d'ensemble du lac et de ses rives. On trouve quelques vignettes de ce genre, mais elles ne permettent pas vraiment de situer le récit.




Si je recherche sur le Web des photographies de Bellagio, j'obtiens des images comme ça. C'est plutôt différent.



Il y a cependant une autre vue de la presqu'île, qui est plus intéressante. C'est celle-ci :



Cela se rapproche un peu mieux des vues actuelles de Bellagio.



J'aime bien chercher à localiser les aventures d'Alix.  Very Happy



Dernière édition par Raymond le Dim 25 Mai - 12:33, édité 1 fois


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20 Re: Le fils de Spartacus le Sam 5 Mar - 13:02

Vilain goton

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alixophile
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Excellent!mais faut admettre que ce n'est pas toujours facile à localiser!quand je lis "iorix le grand" par exemple,lorsque la troupe se fait attaquer par les barbares,je me demande où cela peut bien-être(Peut-être en Germanie,peut-être ailleurs...)

21 Re: Le fils de Spartacus le Dim 6 Mar - 11:25

Raymond

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Admin
Le départ de Iorix le Grand se situe en Thrace, au bord de la Mer Noire. On peut imagine que l'expédition de Iorix et Alix suit un trajet assez proche du Danube, où se trouvent en effet diverses peuplades germaniques ainsi que les Daces (dans l'actuelle Roumanie). Cet itinéraire est malheureusement mal défini mais tu devrais relire l'article de Diego Jimenez qui se trouve dans le site Alix l'Intrépide, car il s'intéresse à tout cela.


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22 Re: Le fils de Spartacus le Lun 7 Mar - 14:02

Claude


compagnon
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Voici une image tirée de la page 29 de l'album qui nous montre plus clairement que la presqu'île correspond bien à Bellagio.
D'autre part Jacques Grand publie aujourd'hui même, sur son blog, une photo prise par Jacques Martin pour le même album: il s'agit de la Villa Balbianello située à Lenno (sur l'autre rive du Lac de Côme) et qui a inspiré l'auteur pour la résidence du préfet Livion Spura.




23 Re: Le fils de Spartacus le Lun 7 Mar - 16:12

Raymond

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Merci pour cette image générale de la presqu'île ! Very Happy

As-tu vu une image dans l'album qui corresponde bien à la photo montrée par Jacques Grand ?


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24 Re: Le fils de Spartacus le Lun 7 Mar - 16:27

Claude


compagnon
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Il n'y en a pas une en particulier mais en regardant bien les différentes images de l'album qui montrent la terrasse et sa position par rapport au lac, l'accès par les escaliers et les pins parasols, on se rend compte que c'est bien cette villa du XVIII ème siècle qui a inspiré Jacques Martin.

25 Re: Le fils de Spartacus le Dim 16 Fév - 11:02

Treblig


Double prix Nobel
Double prix Nobel
Le rendu noir et blanc des deux premières cases de cette planche est magnifique.  pouce 


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