Lefranc, Alix, Jhen ... et les autres
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L'ibère

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26L'ibère - Page 2 Empty Re: L'ibère le Dim 12 Avr - 17:55

PEB


alixophile
alixophile
Je viens d'achever ma première lecture de l'Ibère, et celle des commentaires qui précèdent ce post. Et bien je trouve la plupart des commentateurs bien sévères!

Il s'agit clairement du premier album post-Jacques Martin. Cela a été dit, on ne retrouve sa patte nulle part, ni dans les dialogues, ni dans al construction du scénario. Ce n'est pas un jugement de valeur, c'est un fait.

Personnellement, je trouve cela très bien. Les repreneurs de la série, s'ils se doivent de respecter le personnage d'Alix, n'ont pas à essayer de cloner le style de Jacques Martin, ce serait voué à l'échec: qui peut prétendre faire du Jacques Martin aussi bien que Martin lui-même?! Du coup, cet album ne ressemble à aucun des albums précédents.

D'ailleurs, je trouve que les auteurs ont fait un choix fort: ils placent leur histoire à la fin de la Guerre Civile. Quand on sait que Jacques Martin situait toutes ses histoires entre -52 et -50, c'est une façon claire de se démarquer! Ce serait d'ailleurs une bonne idée de poursuivre sur cette voie: Jacques Martin a décrit les aventures d'Alix pendant la Guerre des Gaules, Mangin a imaginé Alix à l'époque d'Auguste, pourquoi les repreneurs de la série principale ne continueraient-ils pas à exploiter le filon des années 40 av. JC? Avec un Alix âgé d'une trentaine d'année, et Enak dans la vingtaine?

Autre signe de cette volonté de se démarquer: alors que les derniers albums recyclaient ad nauseam des personnages secondaires de la série, avec plus ou moins de bonheur, ici ce n'est pas du tout le cas (hormis les personnages historiques, bien sûr).

Pour la première fois depuis Vercingétorix, l'Ibère est un album bien dessiné, bien découpé, avec des dialogues bien écrits, et une histoire qui se tient d'un bout à l'autre (malgré 1 ou 2 raccourcis un peu rapides). Je viens d'enchaîner tous les albums de la période Moralès ainsi que Khorsabad... Faites l'expérience, et vous trouverez l'Ibère magnifique!!!!

Je ne m'attarderai pas sur le dessin de Christophe Simon: il est bon, même si quelques postures sont un peu discutables. Mais c'est plaisant à regarder. Ce que j'ai vraiment apprécié dans cet album, c'est le personnage de César et ses relations avec Alix. On y retrouve une ambiguïté que ne renierait pas Jacques Martin lui-même! Les  personnages secondaires sont forts sans être caricaturaux. Même Enak prend de l'envergure, ce n'est plus le gamin geignard, le Petit Prince du Nil des albums précédents.

A aucun moment de cette histoire je ne me suis ennuyé. A aucun moment je n'ai haussé les sourcils ou esquissé une moue dubitative.

Et ça ne m'était pas arrivé depuis l'Empereur de Chine! cheers

Espérons que les albums suivants soient à la hauteur... silent

27L'ibère - Page 2 Empty Re: L'ibère le Lun 13 Avr - 23:36

Lion de Lisbonne

Lion de Lisbonne
grand maître
grand maître
À mon avis, le personnage de Tarago est vraiment très bien réussi.

28L'ibère - Page 2 Empty Re: L'ibère le Mar 14 Avr - 8:24

PEB


alixophile
alixophile
Lion de Lisbonne a écrit:À mon avis, le personnage de Tarago est vraiment très bien réussi.

Je trouve aussi. Mais certains le trouveront caricatural: fier, ombrageux, sombre, inflexible…

29L'ibère - Page 2 Empty Re: L'ibère le Dim 4 Oct - 19:23

Inky

Inky
compagnon
compagnon
Lion de Lisbonne a écrit:Je me rappelle même qu'après avoir lu cette BD, au moment de sa sortie, j'avais conclu que le niveau de la série était en train de remonter. Il est vrai qu'après les errances de Roma Roma puis C'était à Khorsabad, ce n'était pas vraiment difficile.  Wink

J'ai éprouvé la même chose à l'époque. Enfin des personnages qui n'avaient pas la "gueule en biais" et des anatomies mal foutues !
Mais je viens de relire cet album et si pour l'instant Roma, Roma... est en effet un naufrage, malgré ses faiblesses je préfère tout de même C'était à Khorsabad !
Ma deuxième lecture de cet album n'est donc pas aussi enthousiaste que la première, loin de là, et ce ne sont que détails insupportables et mal fagotés qui me sautent aux yeux à chaque page, qu'il s'agisse de l'histoire, des dialogues ou du dessin.

Petit inventaire à la Prévert...

Le premier sourcil incrédule se hausse dès la page 4 avec cette décision incongrue de César de donner une ferme à Alix pour qu'il devienne fermier. Alors qu'Alix était depuis toujours l'homme de confiance de César, pour ne pas dire un genre d'agent secret, ça ressemble à une inexplicable mise au placard. La fureur de César quand Alix décline le cadeau (bien empoisonné d'ailleurs) et les proportions qu'elle prend en quelques bulles de dialogue est tout aussi incompréhensible...

... jusqu'à ce qu'on apprenne que le trésor est caché dans la ferme. Et là, stupeur ! Pourquoi ce crétin de César n'a-t-il pas commencé par dire ça à Alix, son homme de confiance, au lieu de lui bourrer le mou avec cette mission moisie de "faire prospérer [la ferme] comme un bon colon" qui avait laissé Alix complètement perplexe... et nous aussi. Shocked

Qui plus est, non seulement ce n'est pas Alix que César met dans la confidence mais Labenius, traitre notoire ! Si on fusionne le contenu des phylatères de César entre la case 4 et la case 5 de la page 17 en virant le blabla superflu, ça donne "Labienus, par le passé tu m'as trahi pour rejoindre Pompée, c'est pourquoi je te fais confiance". Gné ??!! Il est pas complètement con le Jules, là ? Suspect
Déjà, alors qu'il a sur place plusieurs légions armées jusqu'aux dents, son plan de laisser le trésor dans une ferme abandonnée sans surveillance (ou à la rigueur celle de deux jouvenceaux quasi à poil) c'est totalement stupide et on a bien vu ce que ça donnait à la page 10. Mais en plus aller raconter ça au traître de service, non vraiment... Rolling Eyes

La scène nocturne page suivante (18) est la plus nimportenawak de l'album. Elle cumule une quantité invraisemblable de non sens. Quelqu'un déambule dans le camp à la nuit tombée et ça réveille Alix. Admettons (un camp militaire romain, même la nuit, on peut supposer que ça connaît une certaine animation, ne serait-ce que des patrouilles...) Pour une raison inconnue, Alix décide de se lever et d'aller voir. Autant page 9 ça faisait sens (il est chez lui et en pleine nuit un bruit incongru le réveille, il va contrôler et c'est normal), autant là on se demande pourquoi il se sent obligé de faire le surveillant de dortoir des légions romaines.

L'ibère - Page 2 3WCi589

À partir de là, tout va très vite : ça se passe juste sur un unique strip de trois cases d'une absurdité intégrale ! Alix file le train à une silhouette noire méconnaissable qui se trouve en pleine obscurité à au moins 20 mètres de distance. Soudain elle disparaît. Donc c'est définitivement mort, on ne saura jamais qui c'est... Sauf que c'est là où toute la magie intervient : là où (dans une bande dessinée d'un cartésianisme assommant) c'est généralement lorsqu'un personnage sort de l'ombre et se rapproche en pleine lumière qu'on le reconnaît, c'est ici au moment où il s'est tellement éloigné qu'on ne le voit même plus à l'image qu'Alix le reconnaît ! Sapristi, c'est Labienus ! Et encore plus fort : la simple invocation du nom du traître qui vient de disparaître plusieurs dizaines de mètres devant a pour effet de le téléporter instantanément juste derrière Alix.
Il prononce alors ces mots énigmatiques :
"Désolé, Alix, il ne fallait pas te mêler de cela !"
Énigmatiques parce qu'on ne sait pas trop de quoi il cause avec son "cela", et quand bien même il aurait été vu la nuit dans le camp de l'armée de César, quoi de plus normal vu qu'il est non seulement membre de cette même armée mais encore bras droit de César ?
Bon allez j'avoue : pour être honnête cette scène nocturne n'est pas tout à fait aussi ratée graphiquement que ça. Ou plutôt elle l'est, mais pas pour les raisons ci-dessus. En effet, case 2 on voit Labienus remonter une allée de tentes triangulaires caractéristiques avec leur toile visiblement lâche et leur gros poteau vertical. Alix est vraisemblablement dans l'une d'elles case 3, et c'est bien une allée de tentes qu'on le voit remonter case 4 à la suite de l'ombre (même si les ombres projetées ne semblent pas raccord avec la case 2 et qu'Alix s'est habillé à la vitesse de l'éclair, ce qui n'est pas très crédible... sauf si on considère page 9 qu'il est capable de faire encore plus vite !) Le détail clé, c'est qu'Alix n'est plus au même endroit case 5 : il est arrivé au bout de l'allée des tentes et a tourné à droite dans une rangée de tentes d'un autre modèle aux murs droits. On peut donc supposer qu'entre la case précédente et celle-ci, arrivé au bout de l'allée de tentes de type 1, Labienus a quitté l'ombre portée par les tentes de type 2 et son visage a été éclairé par un rayon de lune qui a permis à Alix de le reconnaître. Au moment où Alix est arrivé lui-même à l'angle, la nouvelle allée est nettement plus longue et il s'attendait à voir Labienus à mi-chemin, mais celui-ci a disparu. Conclusion en case 5 il ne reconnaît pas Labienus, en réalité il s'exclame à voix haute de surprise de ne pas le voir. Et pour cause, à peine hors de vue le traître était rentré dans la première tente venue, devant laquelle se trouve maintenant Alix, ce qui permet à Labienus de la surprendre.
Donc l'enchaînement des cases n'est pas du tout déconnant... mais à condition d'être ultra attentif et d'analyser chaque détail avec précision en décortiquant les images comme je viens de le faire, ce qui n'est sûrement pas le cas du lecteur moyen... en tout cas pas mon cas à moi ! Ce n'est qu'après avoir pondu tout le pavé goguenard qui précède que je me suis aperçu de mon erreur, mais seulement en troisième lecture. Et vous ?
Voilà pourquoi même si en fin de compte la scène tient debout (graphiquement en tout cas), elle est ratée car il faut un Bac+5 pour s'apercevoir qu'elle n'est pas ce qu'elle semble au premier abord, c'est-à-dire complètement bancale.

Et cela n'est malheureusement qu'un exemple parmi d'autres de la faiblesse de Christophe Simon pour ce qui est de la mise en scène.

Page 13, si l'angle de vue peut faire illusion sur un dessin en 2D, le coup porté par Enak est en réalité complètement impossible et incompatible avec sa posture :
L'ibère - Page 2 E2pA6f1

Page 22, idem : Alix n'a aucune raison de tendre les bras pour que Tarago puisse s'emparer du coffret, et quand bien même il aurait fallu que celui-ci soit en équilibre sur l'épaule d'Alix pour que le mouvement exécuté permette de s'en emparer, en admettant qu'on puisse s'emparer d'un coffret plein d'or d'une seule main à la volée sans se péter le poignet et tout flanquer par terre :
L'ibère - Page 2 2W7AaPg
À noter aussi que dans la case suivante Tarago menace Alix en posant son arme sur sa gorge du côté qui ne coupe pas, ce qui est un peu gros même quand on tient un discours de mansuétude.

On pourra encore noter le pont de cordes qui s'effondre maladroitement du côté où il n'a pas été coupé (page 37) ou cette prise de catch peu vraisemblable compte tenu du poids d'Alix et de la position des mains de Tarago :
L'ibère - Page 2 N2HECNf

De telles incohérences ont tendance à sauter aux yeux et c'est bien dommage parce que Christophe Simon relève clairement le niveau pour ce qui est des anatomies et des visages. Son style est différent de Martin, mais il se tient. C'est celui d'un pro compétent, ce qui nous change agréablement après quelques albums où le dessin fleurait l'amateurisme maladroit de façon embarrassante.

J'ai relevé un dernier hic de mise en scène mais j'hésite à l'attribuer au dessinateur ou au scénariste. C'est au moment du face-à-face entre Tarago et Mandonitos au cœur des combats. Mandonitos prévient Tarago qu'un soldat de César (bien reconnaissable à son plumet rouge) s'apprête à le frapper par derrière, il se jette sous la lame et prend le coup à sa place. Gros plan sur Tarago atterré par la mort de son ami, et au-dessus de sa nuque la lame qui l'a raté. Pourquoi ne s'abat-elle pas ? Où est passé le soldat de César ? Est-ce lui qui assiste, placide, au bavardage entre Labienus et Tarago à la case suivante ? En tout cas ce soldat de la case 3 ne semble pas animé d'intentions hostiles envers ceux qui devraient être les hommes à abattre du camp adverse...
Que dire aussi de Tarago qui s'effondre sur le corps de son ancien ami qui l'a trahi, alors que la dépouille de sa propre sœur ne lui inspire que de la répulsion? Si cette différence de traitement est délibérée de la part du scénariste, je ne peux qu'abonder dans le sens de la critique acerbe d'Argoul...

Finissons avec quelques invraisemblances de plus :

  • Un Alix qui parle du trésor comme si de rien n'était page 19, alors qu'il était censé tout en ignorer, conformément au plan débile de César exposé 2 pages plus tôt.
  • César qui se décrédibilise encore un peu plus en menaçant Alix et en lui disant (toujours page 19) qu'il lui donne une dernière chance, puis qui, suite à l'échec de celui-ci page 22, lui donne une dernière chance (mais alors la dernière des dernières avant la prochaine, hein).  Laughing
  • Alix qui s'interroge page 33 sur un mystérieux visiteur alors qu'on constate dès la page suivante que "celui-ci" arbore une ostensible paire de nichons.
  • Le propre membre du camp de Celsona qui a encore plus de mouscaille dans les yeux puisqu'il ne la reconnaît même pas quand elle se trouve à 5 mètres de lui à visage découvert (il confiera juste avoir un doute en raison de sa voix ! Non mais allô ?).


L'album se conclut de façon tout aussi bancale. Saisi d'une impulsion subite, Alix retrouve Tarago à la clairière du taureau, un lieu où il n'a jamais mis les pieds ni où il n'a jamais rencontré Tarago auparavant à notre connaissance. Cette confrontation se termine par le suicide de Tarago, un personnage violent et buté comme un âne qui n'a pas franchement brillé par son QI au cours de cette histoire. Il n'est donc pas évident de bien comprendre en vertu de quoi, selon Alix, La mémoire de Tarago ne doit pas s'éteindre.
Encore plus dur de comprendre la raison pour laquelle la meilleure façon d'honorer cette mémoire serait de profaner un site religieux local en s'emparant de la statue du dieu taureau.
Et pour finir, pour quelle raison l'offrir à Lupos, un obscur comparse dont le nom n'a été mentionné qu'une fois page 31 et qu'Alix n'a jamais rencontré dans la poignée de cases où il apparaît en tant que simple figurant muet ???

Conclusion ? Comme toujours il y a du bon et du moins bon :

  • De loin le dessin le plus maîtrisé depuis Jacques Martin pour les personnages, malgré quelques bourdes maladroites dans la mise en scène des cases. J'apprécie en outre l'ambiance "nature méditerranéenne" très sympa et bien rendue des décors (tout en espérant que Christophe Simon soit capable de nous dessiner aussi bien des colonnes et ne pèche pas là où Moralès se rattrapait).
  • Un scénario inintéressant au possible fait d'allers-et-retour continuels entre les mêmes lieux, les trahisons à droite, puis à gauche, puis re-à droite, les dernières chances suivies de dernières chances, les invraisemblances en pagaille et un personnage principal obtus et assommant de fierté mal placée.


Allez, on finit tout de même par un pur moment de tendresse directement issu d'une telenovela brésilienne :
L'ibère - Page 2 Zjxdy9F

30L'ibère - Page 2 Empty Re: L'ibère le Dim 4 Oct - 20:48

Raymond

Raymond
Admin
Mouais ... on peut lire beaucoup de bandes dessinées de cette manière, en pinaillant et en trouvant invraisemblables la plupart de situations. En fait, je crois que bien peu d'albums résisteraient à une telle analyse.  Wink  Pour ma part, en tant que "lecteur moyen",  j'ai surtout pensé que le scénario était peu intéressant et je n'ai pas éprouvé le besoin de chercher la petite bête ni de creuser le sens de certaines séquences narratives.

Pour ce qui concerne les défauts de Christophe Simon, je pense aussi qu'il est un peu faible dès qu'il faut dessiner animer ses personnages, alors qu'il est excellent lorsque ceux-ci sont statiques. Son dessin manque un peu d'énergie et il n'est pas toujours exact dans la composition des mouvements. Cette remarque concerne cependant surtout son travail sur Alix, car il s'est notablement amélioré dans ses derniers albums (comme Kivu par exemple).


_________________
Et toujours ... L'ibère - Page 2 Charli10
http://lectraymond.forumactif.com

31L'ibère - Page 2 Empty Re: L'ibère le Dim 4 Oct - 23:35

Inky

Inky
compagnon
compagnon
Je reconnais que j'aurais pu ne pas prendre de notes en cours de lecture pour me contenter de livrer un ressenti général sans m'appesantir sur chaque bourde (ça aurait évité un post à rallonge).
N'empêche que les énormités me sautaient au visage à chaque case. Si certaines peuvent sembler ne pas mériter qu'on s'y attarde, d'autres sont tout de mêmes carabinées, et à elles toutes elles atteignent un rare niveau de concentration. Je ne crois pas du tout qu'il en soit ainsi de toute bédé, en particulier dans la série des Alix qui est au contraire réputée pour son niveau d'excellence. Et je ne crois pas qu'il soit illégitime d'en être dérangé.

32L'ibère - Page 2 Empty Re: L'ibère le Lun 5 Oct - 7:53

Tarmac

Tarmac
grand maître
grand maître
Effectivement, en tant que lecteurs d'Alix, on se doit d'avoir un niveau d'exigence et d'en attendre un rendu digne de ce nom. Pour autant, il ne faut pas tomber dans la surenchère, auquel cas, comme le souligne Raymond, peu d'albums résisteraient à ce genre d'analyse. De l'Ibère, je garde un souvenir mitigé, les lourdeurs et maladresses susmentionnées ont dû jouer inconsciemment certes, mais j'y avais décelé des marges de progression par rapport à Roma Roma notamment. Au demeurant, Ch SIMON restera un bon repreneur, il faut garder raison et faire montre d'indulgence pour ses premiers Alix..

33L'ibère - Page 2 Empty Re: L'ibère le Lun 5 Oct - 9:43

Inky

Inky
compagnon
compagnon
Tarmac a écrit:
Ch SIMON restera un bon repreneur, il faut garder raison et faire montre d'indulgence pour ses premiers Alix..
Oui je suis d'accord. Il y a des choses qui font saigner les yeux (la lame à l'envers sur la gorge, le pont qui tombe du mauvais côté) mais cela ne reste que des maladresses mineures. Le niveau de dessin est tellement au-dessus des albums précédents par ailleurs ! Les personnages féminins sont notamment de toute beauté (je le pensais déjà pour Sirva à l'album précédent).
Du coup les scènes relevées contrastent avec une forme d'excellence retrouvée, et mes illustrations donnent l'impression que je m'appesantis plus que de raison dessus.

Mais en fait non, le vrai problème ce sont ces incohérences scénaristiques incessantes aussi bien dans les grandes lignes du récit que dans le détail des scènes et des dialogues. Trop de choses ne fonctionnent pas, qu'une relecture un tant soit peu appliquée aurait pu aisément éviter. C'est surtout là que je vois une marge de progression.

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