Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

La guerre de 14-18

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Aller en bas  Message [Page 5 sur 6]

101 Re: La guerre de 14-18 le Mar 27 Juin - 23:46

bird13


alixophile
alixophile
bonjour
le tome 2 de
Jean-Corentin CARRE est enfin paru




encore un album sur la guerre de 14, mais quand on s'intéresse à la période !!

102 Re: La guerre de 14-18 le Lun 3 Juil - 21:45

bird13


alixophile
alixophile
bonsoir,
le tome 7 de la série 14/18 est paru aussi, encore un album poignant.
celui ci est consacré à la bataille du chemin des dames,
à cause de l'entêtement des officiers, la boucherie et les massacres se multiplient les soldats tombent par milliers, 
le refus de mourir inutilement et les mutineries en découleront ...

103 Re: La guerre de 14-18 le Lun 3 Juil - 21:59

bird13


alixophile
alixophile
j'en rajouterai un autre
le T1 d'une nouvelle série qui s'appelle
Faucheurs de vent : 
l'aviation française durant la grande guerre

 
 
     

104 Re: La guerre de 14-18 le Mar 4 Juil - 13:32

Raymond

avatar
Admin
bird13 a écrit:bonsoir,
le tome 7 de la série 14/18 est paru aussi, encore un album poignant.
celui ci est consacré à la bataille du chemin des dames,
à cause de l'entêtement des officiers, la boucherie et les massacres se multiplient les soldats tombent par milliers, 
le refus de mourir inutilement et les mutineries en découleront ...


J'aime bien cette série que je suis régulièrement depuis le N° 1. Elle raconte avec honnêteté la Première Guerre Mondiale et les personnages principaux sont tous de simples soldats, qui disparaissent un par un au fil des albums, et des combats.

Y aura t-il des survivants ? Oui, ça on le sait déjà, mais dans quel état, hélas ...

C'est une belle BD réaliste, et une belle série à suivre ! pouce


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

105 Re: La guerre de 14-18 le Mar 1 Aoû - 15:16

bird13


alixophile
alixophile
nouveauté sortie au début du mois de juillet pour ceux qui s'intéressent à la période
un one shot, qui rend hommage aux chasseurs alpins durant la bataille des Vosges, ça s'appelle:

La Guerre des Loups, l'enfer du Lingekopf.  par un auteur que je ne connaissais pas Victor Lepointe
aux éditions Pierre de Taillac,
j'ai commandé l'album, et j'espère le recevoir rapidement





https://www.youtube.com/watch?v=XnYShMNORTk

106 Re: La guerre de 14-18 le Jeu 3 Aoû - 22:08

Raymond

avatar
Admin
N'hésite pas à nous faire part de tes impressions de lecture.


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

107 Re: La guerre de 14-18 le Ven 4 Aoû - 22:10

bird13


alixophile
alixophile
parution le 25 octobre 2017 du T8 de l'excellente série 14-18
je ne le manquerai pas

108 Re: La guerre de 14-18 le Sam 5 Aoû - 16:43

Raymond

avatar
Admin
bird13 a écrit:parution le 25 octobre 2017 du T8 de l'excellente série 14-18
je ne le manquerai pas


Moi non plus ! Very Happy


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

109 Re: La guerre de 14-18 le Dim 29 Oct - 10:53

Raymond

avatar
Admin
Le tome 8 de la Guerre de 14-18, scénarisé par Corbeyran, est donc paru !



Relevons d'abord que les auteurs respectent habilement leur planning. Ils avaient prévu de raconter l'histoire de cette guerre en temps réel (c'est à dire en 4 ans, l'album d'août 1914 étant programmé pour août 2014, celui de 1917 pour 2017 etc.) et ce choix donne une belle ampleur à leur projet. Le temps qui passe est réellement perçu, et cette guerre parait interminable.

Par ailleurs, comme dans le récit des "10 petits nègres", les personnages tombent les uns après les autres. Plus de la moitié d'entre eux sont maintenant morts ou affreusement mutilés, et on commence à entrevoir qui seront les véritables survivants de ce massacre. Cela tient parfois à peu de chose, comme par exemple de se faire bêtement capturer au cours d'un banal fait de guerre.



Ce tome 8 n'est bien sûr que le fragment d'un grand projet. Il est fortement conseillé de commencer la série avec l'album d'août 1914, mais on peut tout de même lire celui-ci isolément. Il est plein de boue, de bombes, de sang et d'ironie ...

Le tome 9 devrait normalement sortir à la fin du printemps 2018.  Cool


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

110 Re: La guerre de 14-18 le Sam 10 Fév - 18:30

Raymond

avatar
Admin
Encore une BD sur la guerre de 14-18. Cette fois, il s'agit d'un "guide", publié par les éditions Petit à Petit.



C'est probablement un livre très "évitable".


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

111 Re: La guerre de 14-18 le Sam 30 Juin - 9:58

Raymond

avatar
Admin
Les commémorations de la Guerre de 14-18 se poursuivent ! Cette fois-ci, on organise une exposition dans les Ardennes, intitulée Des obus aux bulles.

http://www.actuabd.com/Des-Obus-aux-Bulles-la-fin-de-la-Premiere-Guerre-celebree-dans-les-Ardennes

Les fans de Tardi seront probablement ravis.


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

112 Re: La guerre de 14-18 le Lun 13 Aoû - 9:01

2J

avatar
vieux sage
vieux sage



Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Publié en 2014 chez Broadway Books, Harlem Hellfighters est un ouvrage que les amoureux d'histoire et de récits de guerre seront ravis de voir sortir en France. Ce roman graphique de près de 250 pages raconte comment un régiment constitué uniquement de soldats de couleur a participé à la première Guerre Mondiale. Reconnus pour leur engagement par la France, ces soldats furent totalement passés sous silence aux U.S.A.. C'est Max Brooks, fils du réalisateur humoriste Mel Brooks et par ailleurs auteur de World War Z, qui se charge de réparer cette véritable faute. À travers la destinée commune de plusieurs personnages, il va nous montrer comment ces citoyens américains dévoués ont connus la haine des blancs américains, la dureté du conflit et au final les injustices qu'ils ont subis. Dense, le récit de Max Brooks nous emmène à une époque pas si lointaine et où la bêtise et le racisme étaient omniprésents. Le scénariste ne pardonne rien aux salauds et valorise la dimension héroïque de ce régiment qui se place en porte-étendard de la liberté et de l'égalité. Son histoire est intelligente, précise et manque juste d'un peu de respiration par moment. Dessiné par Caanan White, un artiste afro-américain découvert sur Über, l'album bénéficie d'un visuel soigné. L'encrage très fin du dessinateur impressionne, même si parfois le rendu est un peu confus. Percutant et mémorable, cet album replace les Harlem Hellfighters à leur place, celle de défenseurs du monde libre. Après cette lecture, sachez que nous ne vous oublierons pas/plus, c'est promis.


113 Re: La guerre de 14-18 le Lun 13 Aoû - 11:09

2J

avatar
vieux sage
vieux sage


Le 10 novembre 1920, au fort de Verdun, le deuxième classe Thuin dépose un bouquet sur un des huit cercueils qui se trouvent devant lui. Le lendemain, la dépouille choisie est ensevelie en grande pompe sous l’Arc de Triomphe, à Paris. Elle incarnera désormais le sacrifice de milliers de Français tombés au champ d’honneur entre 1914 et 1918 pendant une guerre qui a poussé le pays à engager toutes ses forces militaires, effectifs des colonies compris. Si la République semble les avoir oubliés en ce grand jour, le capitaine Joseph Sorbier s’en souvient, lui qui a commandé, combattu et vécu de longs mois auprès des tirailleurs indigènes de son unité. Parmi eux, il y avait le valeureux Boubacar N’Doré, un homme de sa plantation de cacao en Côte d’Ivoire, un Noir qu’il exploitait et qui, dans l’enfer des tranchées, est devenu plus qu’un camarade, presque un frère.

Un album de plus sur le premier conflit mondial, une série-concept de plus… Voilà ce que pourra se dire l’acheteur bédéphile devant le premier tome de L’homme de l’année qui entend mettre en lumière des anonymes ayant pourtant été au cœur de grands événements historiques. Il aura raison. Néanmoins, il serait dommage de s’arrêter à ces considérations et à un sentiment de lassitude – celui qu’engendre l’impression du déjà-vu, du déjà-lu et de passer pour une bonne poire prête à débourser pour tout et/ou n’importe quoi. Certes, 1917 – Le soldat inconnu est à ranger dans la case des Jour J, 7 et apparentés dont les suites de one-shot s’en tirent avec plus ou moins de bonheur. Oui, l’ouvrage traite de la Grande Guerre, sujet largement évoqué dans le 9ème Art depuis quelques temps.

Cependant, l’intrigue déroulée par Fred Duval et Jean-Pierre Pécau n’en est moins bonne pour autant. En effet, si elle s’avère quelque peu classique par moments, elle maintient éveillée la curiosité jusqu’au dénouement qui constitue, soit dit en passant, un clin d’œil sympathique. Par ailleurs, à travers une belle amitié, le récit aborde des thèmes intéressants qui interpellent et laissent difficilement insensible : l’engagement militaire des peuples colonisés sur le front, la façon dont ils sont considérés par leurs supérieurs et les métropolitains en général, la manière dont un certain nationalisme empreint de supériorité raciale les a rapidement délaissés et oblitérés de la mémoire collective. Les auteurs ne manquent pas non plus de montrer aussi bien la réalité de l’existence des Poilus que les décisions prises en amont par l’état-major. De plus, ils soulignent au passage les travers des politiques et des hauts gradés, plus préoccupés de leur gloire ou de leur réputation que des hommes sur le terrain. Cela atténue en partie quelques aspects caricaturaux ou manichéens du propos, palpables dans la séquence en Côte d’Ivoire et dans l’opposition entre Joseph Sorbier et le colonel de Forest (incarnant respectivement le « bon » et le « mauvais » Blancs).

Fluide et bien rythmée, l’histoire est également dotée d’une narration à plusieurs voix, celle de Boubacar et de son capitaine se mêlant à une troisième, plus globale, ce qui permet en quelque sorte de varier les points de vue. Emmenant le tout, le graphisme réaliste de Mr. Fab se révèle expressif et soigné. Les cadrages variés ainsi que le découpage précis assurent une bonne dynamique et une grande aisance de lecture, tandis que la mise en images tant des tranchées que de la cacaoyère ou de Paris et de ses multiples tentations pour le troupier en permission s’avère convaincante. Dominée par des tons froids – grisaille et pluie omniprésentes ne sont égaillées que par les quelques lumineuses cases des scènes en Afrique -, la colorisation est au diapason avec le reste et crée des ambiances réussies.

Un premier one-shot de bonne facture où petite et grande histoire se rencontrent pour un résultat agréable.
Par M. Natali



114 Re: La guerre de 14-18 le Jeu 16 Aoû - 17:14

2J

avatar
vieux sage
vieux sage
Un triptyque d'époque , patriotique et réaliste de l'arriére :


à noter qu'aprés la réédition de 1968 le titre devient :"Bécassine pendant la Grande Guerre"
guerre avait déjà pris un "G" majuscule en 1929 .




couverture des rééditions :


115 D'époque aussi : le Ven 17 Aoû - 10:15

2J

avatar
vieux sage
vieux sage












Jusqu'à la victoire


ou l'humour gaulois au soutien du moral des troupes et de "l'arriére" . Pas de "planqués" dans la BD .

116 à vos ciseaux ! le Ven 17 Aoû - 18:57

2J

avatar
vieux sage
vieux sage
Ce n'est pas en bande mais c'est dessiné , et d'époque .
C'était destiné à faire des dioramas .
Je n'en ai pas (encore) trouvé de découpés , collés et montés .












[url=https://servimg.com/view/19854378/181

117 Re: La guerre de 14-18 le Lun 20 Aoû - 6:39

2J

avatar
vieux sage
vieux sage
Ceci pourrait interesser les amateurs de la "période" :
http://lectraymond.forumactif.com/t1643-dioramas-grande-guerre
ex :

118 Re: La guerre de 14-18 le Lun 8 Oct - 23:06

2J

avatar
vieux sage
vieux sage


E n 1913, Hubert Lessac est un jeune homme à qui tout semble réussir. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale, vaste champ de désolation, va bouleverser sa vie. D’abord observateur puis chasseur dans l'armée de l'air française, le jeune pilote multiplie les succès lors des combats et devient rapidement une figure de propagande. Un drame personnel vient cependant enrayer son ascension et précipiter sa chute. Son appareil est abattu lors d'un duel aérien face à un adversaire redoutable. Il en réchappe miraculeusement et est recueilli par des poilus. Ces hommes ordinaires, victimes d'un conflit sanglant qui les dépasse, vont tout tenter pour ramener l'aviateur à “l'arrière”.

Le dessin d'Olivier Supiot, qui n'est pas sans rappeler certaines œuvres de William Turner ou des peintres expressionnistes allemands Kirchner et Heckel, constitue à n'en pas douter l'un des principaux atouts de cet album. Le dessinateur, récompensé à Angoulême en 2003 pour Le Dérisoire, démontre une nouvelle fois l'étendue de son talent en proposant un travail abouti et d'une grande finesse. La recherche graphique effectuée pour restituer les visages des poilus est à ce titre particulièrement remarquable. Tout au long des 92 planches, le lecteur pourra également apprécier la variété des cadrages et les belles variations tonales, qui font de chaque case des tableaux miniatures très réussis.

Le scénario, qui a parfois fait défaut à l'auteur par le passé, est ici assez convaincant. Les nombreux rebondissements rendent la lecture agréable et les personnages hauts en couleur, au sens propre comme au figuré, subliment l'ensemble. L'important travail de recherche effectué, notamment pour rendre crédibles les dialogues des gueules cassées ou les scènes de combats aériens, renforce cette très bonne impression.

Parmi la multitude de titres consacrés à la Grande Guerre en cette année du centenaire, La Patrouille des Invisibles tient clairement le haut du pavé. Un roman graphique puissant et sans concessions à mettre entre toutes les mains. La présence d'un cahier de recherches inédit en fin d'album permet, par ailleurs, de prolonger le plaisir.
Par Q. Joris

119 Re: La guerre de 14-18 le Mer 31 Oct - 14:11

Raymond

avatar
Admin
Le 10ème et dernier tome de 14-18 est sorti cet automne et la série se termine d'une façon cruelle.



Ils étaient 10 hommes, au départ, qui étaient partis en guerre en 1914. Et à la fin 1918, il ne reste que quelques survivants blessés et souffrant de troubles psychiques. En fait, aucune d'entre eux ne sort indemne de la "Grande Guerre".

Il est certes connu que la guerre tue les individus ou blesse les corps, mais on oublie qu'elle détruit aussi les âmes. Et pour bien montrer cette vérité, le 10ème tome nous raconte avec simplicité les retours au foyer, l'inadaptation à la vie civile et toutes les tristesses de l'après-guerre que peuvent vivre les "poilus" démobilisés.

Ce pessimisme est symbolisé par un ultime coup de théâtre, un peu inattendu et désespérant. J'ai en fait l'impression qu'Eric Corbeyran avait envie de démoraliser ses lecteurs, pour mieux les dégoutter de la guerre  Wink

C'est en tout cas une belle série, que je vous recommande sans réserve, et une des meilleures "BD de guerre" que je connaisse !


_________________
Et toujours ...
http://lectraymond.forumactif.com

120 La Guerre des LULUS le Sam 3 Nov - 10:43

2J

avatar
vieux sage
vieux sage
Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre des pensionnaires de l’orphelinat de l’abbaye de Valencourt en Picardie. Tout le monde les surnomme les Lulus. En cet été 1914, lorsque l’instituteur est appelé comme tant d’autres sous les drapeaux, personne n’imagine que c’est pour très longtemps. Et les Lulus ne se figurent évidemment pas une seconde que la guerre va déferler sur le monde finalement rassurant qu’ils connaissent. Bientôt, le fracas de l’artillerie résonne dans le ciel d’été. Il faut partir, vite. Mais lorsque la troupe évacue l’abbaye manu militari,les Lulus, qui ont une fois de plus fait le mur, manquent à l’appel. Sans l’avoir voulu, ils se retrouvent soudain à l’arrière des lignes allemandes.



C ’est par un sourd grondement débordant l’horizon que la guerre s’invite à l’orphelinat de Valencourt, petit bourg aux confins de la Picardie, en ce mois d’août 1914. Il faut dire que l’abbé a soigneusement évité d’évoquer le conflit auprès des enfants dont il a la charge. À quoi bon effrayer les petits, et puis les Allemands seront rentrés chez eux avant la fin de l’été, n’est-ce-pas ? Mais quand l’armée française évacue le village et l’abbaye dans la confusion et la précipitation, les Lulus sont, comme à l’accoutumée, à faire les quatre-cents coups dans la forêt voisine. Les Lulus : Ludwig, Luigi, Lucien, Lucas, quatre petits gars réunis dans la même chambrée par le hasard de leur prénom, et finalement liés par une amitié infrangible. Toutefois, quand l’ennemi s’installe dans leurs murs, les drôlets doivent apprendre à survivre par eux-mêmes, tromper la faim, vaincre le froid, rester invisibles…

En ces temps de pré-commémoration du centenaire de la Der des Ders, qui s’annonce riche d’hommages en tous genres, les ouvrages fleurissent déjà dans les rayons des bédéthèques. Un sujet inspirant pour les auteurs semble-t-il, vu la qualité générale de ces publications. La présente série initiée par Hautière et Hardoc, si elle s’inscrit dans cette tendance, s’en démarque pourtant notablement par bien des aspects. Par ses protagonistes, une joyeuse bande de garnements remplaçant ici les habituels poilus, par sa situation géographique, à l’arrière des lignes ennemies, et par son lectorat résolument tout public, économie étant faite des âpres visions des carnages. Prévue en quatre ou cinq tomes, cette Guerre des Lulus démarre comme une robinsonnade, mais la fin ouverte de ce premier volume laisse augurer une orientation différente. Et instaure un suspense suffisant pour créer l’attente en tous cas.

Habilement, Régis Hautière dote ses héros de personnalités complémentaires, diversiformes, ouvrant pour le lecteur le champ libre à l’identification à tel ou tel Lulu - sans compter l’irruption d’un cinquième comparse en milieu d’album. Autre marque évidente de réflexion, le soin apporté aux dialogues : truculents, imagés, avec ce qu’il faut de charme poétique enfantin pour sonner juste, et de douce patine surannée pour s’ancrer dans leur époque. Après l’enchantement d’Abélard, l’auteur s’affirme derechef comme un subtil jongleur de mots. Reste cependant à confirmer sur la longueur la densité et la cohérence du récit, tant les thèmes brassés par ce tome introductif sont nombreux.

Déjà compagnon de route du scénariste sur ses précédents opus, Hardoc illustre avec éclat ces aventures, d’un trait semi-réaliste d’une grande précision. Les portraits sont expressifs, les décors soignés – et documentés –, les compositions variées mais sans emphase artificielle, pour une lecture parfaitement fluide. Autre grande réussite visuelle, les couleurs : réalisées en collaboration avec David François, elles sont particulièrement belles, donnant profondeur et matière au dessin, des coudées au-dessus des mornes teintes formatées qui prévalent bien souvent.

Impeccablement servies sur le plan graphique, les tribulations des Lulus s’annoncent passionnantes à suivre pour un large auditoire. Une belle série aux héros chaleureux conjuguant tension dramatique et tendresse humaniste.

Par O. Boussin


121 La Guerre des LULUS (suite) le Sam 3 Nov - 10:58

2J

avatar
vieux sage
vieux sage



Ce troisième volet des aventures des Lulus commence alors que leur ami allemand Hans vient d’être tué et qu’ils reprennent leur errance, pour fuir la guerre. L’histoire se situe en 1916, en Picardie. Les quatre orphelins, accompagnés par la jolie Luce, trouvent un peu de réconfort dans une cabane perdue dans la forêt. Puis, ils intègrent le « tas de briques », où ils connaîtront des situations périlleuses.

Bien que le postulat puisse paraître dramatique (des orphelins jetés dans la Première Guerre mondiale), Régis Hautière choisit d’éviter tout pathos et construit son récit sur l’aventure, les rebondissements et l’humour. En ceci, il s’inscrit pleinement dans la tradition de la bande dessinée franco-belge classique. Les disputes entre les protagonistes, leur naïveté et leur spontanéité font souvent sourire et les rendent attachants. Dans l’esprit de La Guerre des boutons et de Titeuf, cette série présente le monde vu par des enfants, avec toute la confusion et toute la poésie qui peuvent naître de la confrontation entre la brutalité des adultes et la candeur de la jeunesse. À ce titre, la discussion surréaliste, qui occupe les pages 16 à 18, sur la Tour Eiffel et un livre « qui parlait de types qui allaient sur la Lune grâce à un canon » est un régal. Autre point fort, Gustave, qui aide les Lulus à entrer dans le « tas de briques », et son patois mi-picard mi-ch’ti, illuminant les pages de sa bouille bienveillante et de son parler fleuri.

Au-delà de ce niveau de lecture, Régis Hautière glisse des idées, des dialogues ou des situations qui donnent de l’épaisseur aux personnages et au récit. Les cinq enfants deviennent des adolescents et ressentent les premiers émois. Les Allemands, très présents et conversant dans leur langue natale, ce qui est appréciable (traduction en bas de pages pour ceux qui ne sont pas germanophones), ne sont pas caricaturés. Ils ne sont ni idiots, ni assoiffés de sang. Même si l’un d’eux est ridiculisé par des hallucinations récurrentes qui n’en sont pas, nos ennemis teutons doutent du bien-fondé du conflit, pensent aux pères de famille qui ne reviendront pas et traînent leurs traumatismes du front et des tranchées.

Et puis il y a ce « tas de briques », lieu utopique, « palais social », incarnation du rêve socialiste du XIXe siècle, qui abrite « l’aristocratie du prolétariat », déjà mis en scène par l'auteur dans l'album De Briques et de sang (2010). Les cinq enfants se retrouvent entre France et Allemagne, ouvriers et bourgeois, enfance et âge adulte, et se heurtent à tous les conflits d’intérêt pour y répondre par un rire salvateur.

Cet épisode est une réussite. La série ne s’essouffle pas. Le découpage est dynamique, les situations de tension sont prenantes. Le dessin, entre atmosphère et expressivité, embarque le lecteur vers l’aventure. La fin de l’album promet un tome 4 haletant et plein de surprises. La Déchirure est, d’ores et déjà, attendue.
Par F.Houriez


Lucas, Lucien, Luigi, Ludwig et Luce arrivent en août 1917 en Belgique, dans l'espoir de rallier le village des grands-parents de Luce.




122 Re: La guerre de 14-18 le Sam 3 Nov - 14:10

2J

avatar
vieux sage
vieux sage
Série dérivée :


F rance, 1916, la guerre fait rage. Les Lulus, un quintette d’orphelins, sont convaincus qu’ils doivent trouver refuge où il n’y a pas de conflit. Ils montent donc clandestinement dans un train en partance pour la Suisse… et se retrouvent à Berlin. D’abord décontenancés, ils joignent un groupe de gamins vivant de petits larcins et de mendicité. Ils sont cependant rapidement repérés par les gendarmes et par la bande des Artilleurs, dont les membres sont plus âgés, plus aguerris et de mèche avec les forces policières.

Ce récit, signé Régis Hautière, s’inscrit entre deux albums de la série mère, à savoir Le tas de brique-1916 et La déchirure-1917. L'intrigue, un peu mince, a la forme d'une suite de péripéties, essentiellement des poursuites dans les rues de la capitale allemande. Les comparses demeurent éminemment sympathiques, naïfs et débrouillards. Comme dans les films de Charlie Chaplin, les malaimés s’en tirent toujours et font tourner en bourrique leurs bourreaux, à la grande joie des jeunes bédéphiles auxquels ce livre est destiné.

123 SUITE le Sam 3 Nov - 23:30

2J

avatar
vieux sage
vieux sage
Les planches suivantes de cet album ...
le second du dyptique n'est pas encore sorti .





C'est chouette ! Non ?

124 LE FEU = DAS FEUER le Dim 11 Nov - 9:34

2J

avatar
vieux sage
vieux sage
Entendu à FranceInfo ce matin :

« Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s’il y en avait. »
« TAC ! TAC ! BAOUM ! BAOUM ! Les coups de fusils, la canonnade autour de moi. Partout ça crépite et ça roule, longues rafales et coups séparés. Sombre et flamboyant orage qui ne cesse jamais. Je suis enterré au fond d’un éternel champ de bataille. Depuis quinze mois, depuis mille cinq cents jours, du soir au matin sans repos, du matin au soir sans répit. La fusillade, le bombardement ne s’arrêtent pas. Comme le TIC-TAC des horloges de nos maisons, aux temps d’autrefois, dans le passé quasi légendaire. On n’entend que cela lorsqu’on écoute. TAC ! TAC ! BAOUM ! BAOUM ! »
L’horreur de la Première Guerre mondiale transposée dans le camp ennemi, c’est ce que Joe Pinelli tente de nous faire toucher du doigt en adaptant du côté allemand Le Feu, d’Henri Barbusse, écrivain qui a servi dans les tranchées.
(Prix Goncourt 1916 )





125 Re: La guerre de 14-18 le Dim 11 Nov - 19:36

2J

avatar
vieux sage
vieux sage
N'avions nous pas oublié tout bêtement ceci ? :

Contenu sponsorisé


Revenir en haut  Message [Page 5 sur 6]

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum