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Le retour de Buck Danny

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801 Re: Le retour de Buck Danny le Mer 1 Juin - 16:41

San

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Danny et Tanguy ( par Sébastien Philippe ) :



Dernière édition par San le Ven 17 Juin - 23:01, édité 3 fois

802 Re: Le retour de Buck Danny le Mer 1 Juin - 19:44

JYB


vieux sage
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Vu les 4 planches publiées dans le numéro de Spirou de ce jour.
Je ne vais pas revenir sur les dessins, Draculea a déjà dit que c'est une "belle oeuvre". Mais sur les textes :

Planche 24 :
- Indianapolis, nom de bateau, n'est pas signalé typographiquement. Or, il faut qu'un nom de bateau soit en gras, ou en italique, ou entre guillemets (voir tous les albums de Buck Danny par Charlier et Hubinon ; voir aussi tous les albums de Charlier en général).
- une note en bas de vignette signale que ce bateau a transporté les bombes atomiques vers Tinian. A ma connaissance, il a transporté une bombe (la première, celle qui a été balancée sur Hiroshima) ; en outre, ce n'était pas tout à fait une bombe, mais de l'uranium et des éléments de bombe.
- l'officier qui discute avec Mac Arthur dit que l'Indianapolis a été coulé "il y a tout juste un mois". Je vais chipoter : c'était il y a un mois et demi par rapport à la discussion en cours (on est mi-septembre et le bateau a coulé fin juillet). Le "tout juste" est de trop...
- la discussion porte sur la sécurité du transport d'une bombe atomique par avion ou par bateau, et fait référence à l'Indianapolis qui a coulé. Mais il n'y a pas de rapport, bien que les officiers qui discutent en voient un : quand l'Indianapolis a coulé, il ne transportait pas de bombe atomique, et il n'a pas été torpillé parce qu'il a transporté un jour une bombe atomique ou parce que les Japonais le soupçonnaient de transporter une bombe atomique, et encore moins pour se venger des bombardements atomiques - lesquels ont eu lieu bien après ce torpillage.
- l'officier dit "Comment être certain ? Et comment être sûr ?" Ca se discute, mais j'aurais mis un S du pluriel à "certain" et à "sûr". C'est sous-entendu : comment pourrions-nous être certainS ? SûrS ?

Planches 26 et 27 :
- plusieurs mots n'ont pas d'accent : "Obeissez", "Reduisez" "On a touche" "Aidez-moi a freiner".
- "Gaz plein réduit", planche 27 : ce sont les gaz, d'où en principe : "PleinS réduitS". D'autant que 4 cases avant, le pilote dit : "Réduisez les gaz" (au pluriel). Comme dans l'expression "la porte grande ouverte", "grande" et "ouverte" s'accordent à la porte, mot féminin (même si on trouve "grand" invariable, comme "plein" aussi dans l'autre expression ; mais au moins les adjectifs "réduits" et "ouverte" s'accordent au nom auxquels ils se rapportent).

Bref, ça fait quand même beaucoup sur seulement quatre pages.

803 Re: Le retour de Buck Danny le Mer 8 Juin - 15:28

JYB


vieux sage
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Quatre autres pages dans le Spirou d'aujourd'hui, et encore des fautes en nombre proportionnellement important.
On a déjà signalé les fautes dans "les horreurs qui en ont découlées" et "comme un armée d'occupation" ; ces fautes figurent justement dans une des planches qui paraissent ce mercredi dans Spirou. Or, je constate qu'à ces fautes s'en ajoutent d'autres...

Exemples :

- "Racontez-moi votre histoire afin que je vois". Je ne sais pas pourquoi, j'aurais écrit: "que je voiE".

- "Ces empafés de Ruskofs" : empaffés a deux F (Ruskof se discute : Russkof ? Russkoff ? Ruskof existe aussi) ; sans compter qu'ancien lecteur de Buck Danny, je suis choqué de lire le mot "empafé" ou "empaffé" dans la série.

- "J'ai un autre petit problème à solutionner", dit Mac Arthur : le verbe "solutionner" est critiqué par les puristes et surtout par l'Académie ; certes, c'est passé dans le langage courant, mais... dans la bouche d'un Américain...?

- "Nous devons tout d'abord reconstruire ce pays afin que les Japonais ne nous considèrent non pas comme une armée d'occupation mais de libération" : il y a une négation de trop.

A signaler que ces trois dernières fautes ou inexactitudes sont dans la même planche que les deux fautes signalées précédemment ("découlées" et "un armée").
Bon, j'arrête là mais je pourrais continuer. Et pourtant, je répète, il n'y a que quatre planches.

804 Re: Le retour de Buck Danny le Mer 8 Juin - 23:07

Fildefer

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JYB a écrit:Quatre autres pages dans le Spirou d'aujourd'hui, et encore des fautes en nombre proportionnellement important.
On a déjà signalé les fautes dans "les horreurs qui en ont découlées" et "comme un armée d'occupation" ; ces fautes figurent justement dans une des planches qui paraissent ce mercredi dans Spirou. Or, je constate qu'à ces fautes s'en ajoutent d'autres...

Exemples :

- "Racontez-moi votre histoire afin que je vois". Je ne sais pas pourquoi, j'aurais écrit: "que je voiE".
Sans doute parce que tu te préoccupes de savoir à quel mode doit être conjugué le verbe d'une proposition subordonnée introduite par une locution conjonctive, ce qui n'est apparemment pas le cas de Messieurs Zumbiehl, Marniquet et Arroyo, ni des correcteurs (?) des éditions Dupuis et Zéphyr.

Ils ont également dû trouver plus commode de faire appel au verbe solutionner, si disgracieux mais tellement plus facile à conjuguer que le verbe résoudre, aussi riche en irrégularités qu'en acceptions. Mais le choix des auteurs ne fait pas pour autant de ce verbe "solutionner" du miel pour nos oreilles. En définitive, la solution de facilité ne résout rien : ce qu'on gagne d'un côté, on le perd de l'autre.  Smile

JYB a écrit:
Il y a une négation de trop.
- "Nous devons tout d'abord reconstruire ce pays afin que les Japonais ne nous considèrent non pas comme une armée d'occupation mais de libération"
De façon arbitraire, je supprime mentalement la seconde, pour mon agrément personnel. Very Happy  Mais pour les éditions ultérieures, si les auteurs décidaient de faire passer à la trappe la première négation, je n'y trouverais rien à redire.  

JYB a écrit:A signaler que ces trois dernières fautes ou inexactitudes sont dans la même planche que les deux fautes signalées précédemment ("découlées" et "un armée").
Bon, j'arrête là mais je pourrais continuer. Et pourtant, je répète, il n'y a que quatre planches.

Je crois que par prudence, je vais d'abord lire cette BD dans une médiathèque, malgré la magnifique case du DC-4 volant à proximité d'un volcan. Y-a-t-il d'ailleurs une raison valable, autre qu'esthétique, pour que cet avion de ligne croise aussi bas en passant près de ce relief ? La consommation de carburant est accrue, exposant les pilotes aux reproches de la compagnie et les passagers à l'inconfort des turbulences ainsi qu'aux dangers provoqués par les phénomènes aérologiques induits comme de forts courants descendants avec cisaillements du côté dit "sous le vent". Mais cessons le pinaillage avant qu'on m'objecte qu'il ne faut pas lire une BD qui n'a d'autre prétention que celle de distraire un très large public avec un tel esprit critique. Je me focalise peut-être, à tort, sur des extraits qui ne sont pas représentatifs de l'ensemble du récit.

Si après lecture des 44 (ou 54 ?) planches l'impression globale, malgré les défauts relevés ici et là, est plutôt bonne, alors l'album trouvera sa place dans ma collection. Mais uniquement dans ce cas.
Il faudra vraiment que le scénario soit convaincant — le pitch de départ, à savoir des bombes atomiques récupérées par des Japonais en mal de revanche, ne m'emballe pas, puisque la réalité fut tout autre — et que le dessin, notamment l'animation des personnages, ne comporte pas trop de maladresses. La seule présence de quelques belles cases particulièrement soignées ne suffira pas à emporter mon adhésion.

805 Re: Le retour de Buck Danny le Mer 8 Juin - 23:25

JYB


vieux sage
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Fildefer a écrit:
JYB a écrit:Or, je constate qu'à ces fautes s'en ajoutent d'autres...

Exemples :

- "Racontez-moi votre histoire afin que je vois". Je ne sais pas pourquoi, j'aurais écrit: "que je voiE".
Sans doute parce que tu te préoccupes de savoir à quel mode doit être conjugué le verbe d'une proposition subordonnée introduite par une locution conjonctive, ce qui n'est apparemment pas le cas de Messieurs Zumbiehl, Marniquet et Arroyo, ni des correcteurs (?) des éditions Dupuis et Zéphyr.
Ma phrase était ironique. Bien sûr que je sais qu'il faut écrire "afin que je voiE"...!

806 Re: Le retour de Buck Danny le Jeu 9 Juin - 0:08

Fildefer

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JYB a écrit:Ma phrase était ironique. Bien sûr que je sais qu'il faut écrire "afin que je voiE"...!
La mienne également : je sais déceler l'ironie dans le propos d'autrui et par ailleurs, loin de moi l'idée qui eût été injurieuse ou blessante, de penser que tu ne savais pas pourquoi il fallait utiliser le mode subjonctif. Wink

807 Re: Le retour de Buck Danny le Jeu 9 Juin - 0:23

JYB


vieux sage
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OK. Quant à ceux qui ont pu lire la BD avant passage chez l'imprimeur pour effectuer des corrections, ils sont à mon avis nombreux (scénaristes - ils sont deux -, éditeurs - ils sont deux aussi... - correcteur, amis et collaborateurs divers, ayants droit - ils sont au moins deux là encore), et ils auraient pu voir les fautes à temps, mais à mon avis toujours, chacun a fait confiance aux autres en croyant que "les autres" avaient, eux, relu et corrigé. Et puis...
Mais comme tout le monde s'en fout, y compris pas mal de lecteurs qui eux-mêmes ne savent pas bien écrire... Les dialogues seraient écrits en mode phonétique, comme des SMS, ça ne les gênerait pas. C'est peut-être ce vers quoi on tend à moyen terme...?

808 Re: Le retour de Buck Danny le Ven 17 Juin - 11:44

JYB


vieux sage
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Je cite cet extrait d'un post de la page précédente :

Draculea a écrit:Et maintenant, revenons au plaisir de l'oeil avec cette splendide case, car j'ose espérer tout de même qu'il y a plus à dire des récents Buck Danny que de s'amuser à chasser les fautes d'orthographe, aussi gênantes soient celles-ci dans des séries éducatives et édifiantes réservées à la jeunesse, qui doivent allier la correction de la langue à la haute moralité dont elles ont évidemment le devoir. Amen ![/justify]




D'accord, ne regardons pas les fautes d'orthographe et "revenons au plaisir de l'oeil avec cette splendide case" (je reprends tes mots).

Cette case figure dans le numéro de Spirou paru hier et j'ai donc pu découvrir le chapitre qui y figure (lequel ne fait que 4 planches). Et c'est comme ça que j'ai pu situer cette image dans la scène d'où elle est extraite. On dirait que l'image montre une scène de soir couchant, et en effet, on en a la confirmation quand on voit dans Spirou la case d'avant, où il fait jour, et quand on voit la case d'après, où il fait nuit. Donc, cette case intermédiaire, qui se trouve entre le jour et la nuit, et qui selon le récitatif, se déroule "Une heure plus tard" après la case précédente, se passe le soir.

Le soleil est au couchant ; on ne le voit pas mais il est à droite dans la case, puisque l'avion est éclairé par la droite. Les nuages et la montagne semblent également éclairés par des rayons du soleil venant de la droite.
Question bête : où se couche le soleil ? Réponse facile : même au Japon, il se couche à l'ouest. Donc, l'avion a le soleil sur sa gauche. Donc, si vous regardez une rose des vents, l'avion se dirige vers le nord. Or, où va-t-il, dans la scène ? C'est indiqué ailleurs dans les planches : aux Philippines. Qui se trouvent au sud-ouest du Japon. On dirait que ça coince, le pilote est en train de se planter et les héros, qui entament "un très long voyage" (dixit le récitatif de la case n question) vont se retrouver du côté du pôle nord...

On va me dire : c'est la faute de la coloriste qui s'est plantée dans l'éclairage. Non, on voit aussi par le dessin au trait que certaines ombres (à l'encre) indiquent que le soleil vient bien de la droite.

On va me dire : l'avion vient de décoller et il vire pour rejoindre le bon cap (au sud-ouest). Non, il ne vient pas de décoller : le train et les volets sont rentrés, et on voit qu'il vole tout près du mont Fuji Yama, célèbre montagne au Japon. Or, le mont Fuji est à environ 60 kilomètres à vol d'oiseau du terrain d'Atsugi d'où a décollé l'avion, et en outre, le mont se trouve dans l'ouest de la base aérienne. Donc, l'avion, pour faire une jolie photo sur fond de mont Fuji, aurait fait un détour de 60 km vers l'ouest (alors qu'il doit aller cap au sud-ouest, vers les Philippines) et, une fois arrivé au mont Fuji, il aurait pris le cap au nord (car dans l'image, je le maintiens, il est cap au nord), alors qu'il doit aller vers le sud-ouest.

On va me dire : on s'en fiche totalement, c'est du pinaillage. Certes. Mais c'est la célèbre et grande série Buck Danny ; c'est une série d'aviation censée être documentée ; et les auteurs sont des spécialistes de l'aviation - un des deux scénaristes est même pilote professionnel depuis près de 40 ans, et doit savoir où sont le nord et le sud (et l'ouest).

809 Re: Le retour de Buck Danny le Ven 17 Juin - 16:15

Raymond

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Pour le pinaillage, tu te débrouilles pas mal, en effet !  Very Happy


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810 Re: Le retour de Buck Danny le Ven 17 Juin - 23:07

San

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@JYB. Merci !

Sur la route Tokyo => Luzon (les Philippines) : https://s31.postimg.org/xycax6duj/Map_Japan_Philippines.png

Planche 35A, corrigé :

811 Re: Le retour de Buck Danny le Sam 18 Juin - 0:07

JYB


vieux sage
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San a écrit:@JYB. Merci !
Merci pour quoi ?

San a écrit:Sur la route Tokyo => Luzon (les Philippines) : https://s31.postimg.org/xycax6duj/Map_Japan_Philippines.png

Planche 35A, corrigé :

Ah, là, c'est mieux. On sent l'avion qui descend vers le sud-ouest, avec le soleil couchant à gauche (à la droite de l'avion, mais à gauche de l'image).
Et en plus, a priori, cela n'empêche pas ceux qui trouvent l'image belle, de la trouver toujours aussi belle.
Cela dit, l'avion n'a toujours pas grand chose à faire du côté du mont Fuji Yama, ce n'est pas sur la route Tokyo-Philippines...

812 Re: Le retour de Buck Danny le Sam 18 Juin - 0:24

San

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JYB a écrit:Cela dit, l'avion n'a toujours pas grand chose à faire du côté du mont Fuji Yama, ce n'est pas sur la route Tokyo-Philippines...
C'est vrai; précisément (Atsugi, mont Fuji Yama) : https://s31.postimg.org/3lswh8otn/BDC03_Mnt_Fuji.jpg



Dernière édition par San le Sam 18 Juin - 9:14, édité 3 fois

813 Re: Le retour de Buck Danny le Sam 18 Juin - 1:07

JYB


vieux sage
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Non, San, dans la BD, l'avion emportant le trio de héros ne décolle pas de Tokyo même, mais d'une base militaire, Atsugi, qui existe toujours et qui se trouve dans le sud-ouest de Tokyo - mais quand même à une soixantaine de kilomètres à l'est du mont Fuji.
Dans la BD, l'existence de cette base d'Atsugi est authentique, comme est plausible la scène de l'embarquement des héros et du décollage de l'avion (c'est à Atsugi que Mac Arthur s'est posé pour la première fois sur le sol japonais, le 28 août 1945, peu avant la capitulation officielle des Japonais). Le terrain était toutefois troué d'innombrables cratères de bombes et jonché de diverses épaves d'avions, et partiellement inondé d'ailleurs - tous détails qui n'apparaissent pas dans les images de la BD, où l'aérodrome parait un peu trop "propre", si je peux dire.

814 Re: Le retour de Buck Danny le Sam 18 Juin - 9:28

San

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815 Re: Le retour de Buck Danny le Dim 19 Juin - 10:41

Draculea

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docteur honoris causa
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Je me souviens sur le site "Tintin est vivant" - je ne sais pas s'il existe encore - de passionnants dossiers dans lesquels étaient présentés album par album les erreurs et les oublis d'Hergé. Tout cela était fait sans hargne ni morgue, mais au contraire avec humour. Il y avait notamment une fiche consacrée aux déplacements surprenants de la poignée d'une porte dans l'appartement de Tintin au début du Sceptre d'Ottokar. Manifestement Hergé s'était montré étourdi et cet exemple n'est pas le seul dans son oeuvre, loin s'en faut. Cela diminue-t-il pour autant le mérite d'Hergé ? Je ne crois pas et les auteurs de ces dossiers ne le croyaient pas non plus. Ils n'en tiraient pas des arguments pour dénier la valeur des albums dans lesquels ils remarquaient avec amusement ces "gaffes, boulettes et bévues" pour reprendre à Franquin un de ses célèbres beaux titres.

Ici par exemple, le dessinateur de cet épisode de Buck Danny s'est peut-être trompé en plaçant son avion et la lumière qui éclaire celui-ci, j'avoue humblement que je ne m'en étais pas rendu compte pris par la beauté de la case et de la planche où elle prend place - encore qu'on pourrait imaginer que l'appareil ait viré d'abord vers le nord pour prendre ensuite sa bonne direction pour quelque raison x ou y - mais qu'est-ce que cela peut bien faire ! Cela ne change rien à la beauté que Jyb refuse de considérer, trop heureux d'avoir trouvé un possible défaut dans cette case. Mais bon, il est clair que je perds mon temps. Jyb a décidé que rien dans cet album ne trouverait grâce à ses yeux et il aura beau jeu de nous répéter que ce n'est pas de sa faute si les auteurs ont commis des erreurs. Certes non ! En revanche il est frappant de voir combien chaque fois qu'il repère quelque part ce genre de point litigieux (parfois microscopique), il frétille de joie à l'idée de pouvoir exercer l'une de ses chères critiques négatives, toujours sous le pieux prétexte de la réalité et de la vigilance de celui à qui on ne la fait pas. Ce n'est pas qu'il ait tort - il a probablement souvent raison dans ses repérages d'erreurs - mais que c'est là manifestement son seul registre, sauf quand il s'agit de son dieu vivant Jean-Michel Chalier.
Aujourd'hui c'est donc à cet album de Buck Danny qu'il applique cette passion morose, comme il l'a fait hier pour d'autre oeuvres et le fera demain pour d'autres encore. C'est avant tout une affaire de système mécanique et de tournure d'esprit.  Wink

816 Re: Le retour de Buck Danny le Dim 19 Juin - 11:18

Raymond

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Admin
En fait, même dans les aventures de Buck Danny dessinées par Charlier et Hubinon, les erreurs factuelles sont innombrables. On peut s'amuser à les recenser, mais je ne leur accorde pas trop d'importance. Ce qui compte, c'est que le récit apparaisse réaliste pour le lecteur. Je dis bien qu'il "apparaisse", et non pas qu'il le soit. Les détails réalistes sont là pour créer une illusion, et non pas pour raconter la réalité. Ils recouvrent bien souvent des exploits incroyables, auxquels ils donnent une sorte de "vernis" réaliste. Charlier avait d'ailleurs l'art d'embobiner son public, et de lui faire prendre des vessies pour des lanternes.   Very Happy

Parfois, Charlier va tout de même trop loin, et certains récits deviennent invraisemblables. C'est le cas du diptyque "Anges Bleus + Pilote au Masque de Cuir", qui montre Lady X faire carrière au sein de l'US Navy et être finalement sélectionnées dans une escadrille acrobatique aux côtés de Buck Danny. Je ne suis jamais arrivé à vraiment y croire (et JYB non plus Wink ).


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817 Re: Le retour de Buck Danny le Dim 19 Juin - 12:01

JYB


vieux sage
vieux sage
En réponse à Draculea :
Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je ne suis intervenu qu'à partir du moment où tu as montré une vignette dans laquelle figurait comme par hasard une grosse faute d'orthographe (en même temps que tu donnais un avis très élogieux et dithyrambique sur la BD - tellement élogieux que j'en ai été surpris, car il est à l'opposé d'autres avis donnés ici et là sur le net). Pointilleux sur l'orthographe dans les BD, j'ai signalé ici la faute, ce à quoi tu as rétorqué que ce n'est pas pour une faute que cela nuit à la qualité de l'oeuvre ; tu as même ajouté que tu es toi-même à cheval sur l'orthographe et soucieux de cet aspect, ce qui m'a surpris une seconde fois puisque tu avais lu l'album - ou du moins j'ai compris que tu l'as lu -, mais tu n'avais pas relevé cette faute, et tu ne semblais pas en avoir relevé d'autres.

Or, en lisant Spirou semaine après semaine (puisque je n'ai pas acheté l'album), j'ai relevé d'autres erreurs dans les textes. Je ne les ai pas toutes signalées, mais celles que j'ai signalées ici se concentrent sur 8 planches en tout et sont suffisamment nombreuses pour que tu ne dises plus : "ce n'est pas pour une faute que (etc)", ou pour que tu ne sois pas tenté de dire : "Ce n'est pas pour 10 ou 12 fautes sur 8 pages que (etc)". D'ailleurs, tu n'as plus fait de commentaires, personne non plus n'en a fait à partir de mes posts relevant les fautes, incorrections typographiques et autres, mais je me doute que la plupart des gens ont pensé : "Ah oui, ça commence à faire beaucoup de fautes...". Mais si personne n'a pensé ça parce que tout le monde se contrefiche qu'il y ait des fautes dans les textes, je considère que l'affaire est grave. Là, il y a un big problème.

Je ne te réponds ici que sur la question des fautes dans les textes.

En réponse à Raymond :
Comme je ne cesse de le dire depuis toujours, ce n'est pas parce que Charlier et Hubinon ont commis des fautes, et parfois des fautes énormes, qu'on doit continuer à en faire. C'est trop facile. Le défi, dans le cadre de la reprise de Buck Danny, et dans le cadre de n'importe quelle reprise d'une série célèbre, ne devrait-il pas être de tendre vers le "sans-faute" ? (je dis bien "tendre vers le "sans faute" ; au niveau de l'orthographe, c'est en tout cas impératif ; au niveau des dessins, nous savons qu'il existe une nombreuse documentation facilement consultable sur à peu près tous les sujets, mais je suis le premier à reconnaître que des étourderies d'une part, des approximations d'autre part, sont toujours possibles, et qu'aucune BD ne sera parfaite à 100%, évidemment).

818 Re: Le retour de Buck Danny le Dim 19 Juin - 12:34

Treblig


Double prix Nobel
Double prix Nobel
A propos du retour (sans doute unique) de Francis Bergèse sur la série.


http://lessor.fr/francis-bergese-take-off-en-dauphine-pour-un-vol-inattendu-14138.html

819 Re: Le retour de Buck Danny le Dim 19 Juin - 13:04

JYB


vieux sage
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Draculea a écrit:Ce n'est pas qu'il ait tort - il a probablement souvent raison dans ses repérages d'erreurs - mais que c'est là manifestement son seul registre, sauf quand il s'agit de son dieu vivant Jean-Michel Chalier.
Charlier n'est pas mon dieu vivant (d'ailleurs il est mort) ; je l'apprécie beaucoup pour certains aspects de son travail et de sa carrière, mais j'apprécie tout autant, voire plus, Pratt, Hergé et Forest, entre autres. Si je parle souvent et presque exclusivement de Charlier, c'est parce que je connais bien sa vie et son oeuvre.

Raymond a écrit:En fait, même dans les aventures de Buck Danny dessinées par Charlier et Hubinon, les erreurs factuelles sont innombrables. (...)mais je ne leur accorde pas trop d'importance.
Voici une autre histoire de Charlier qui ne va pas du tout, et pas pour "un point litigieux parfois microscopique" (dixit Draculea). De même, je ne pense pas que Raymond va dire qu'il "n'accorde pas trop d'importance" à cette erreur... J'ai déjà raconté l'anecdote suivante sur le forum Aéroplanète.
Au début de l'album de Buck Danny Les Voleurs de satellites, les appareils des héros se posent sur le porte-avions américain Forrestal. Or, cette scène est la continuité directe de la fin de l'album précédent, Opération Mercury (les deux albums forment une seule et même aventure). Et à la fin de ce premier volet, le porte-avions avait eu le gouvernail endommagé en raison d'un acte de sabotage en pleine mer. Du coup, il se mettait à tourner en rond. Dans ces conditions, il ne pouvait ni aller en ligne droite, ni virer comme bon lui semble - ni, en l'occurrence, se mettre face au vent pour catapulter ou recevoir des avions. Buck et Tumbler en particulier auraient dû tomber à l'eau à leur retour de mission à la fin d'Opération Mercury, ou alors aller se poser sur une base à terre, s'il leur restait assez de carburant. De même, dans l'épisode n°2, les avions ne pouvaient utiliser le porte-avions qui ne pouvait que rallier un chantier de réparations, sans doute avec l'aide de remorqueurs, et rester en cale sèche un bon bout de temps. Et pourtant, au début des Voleurs de satellite, le porte-avions continue de naviguer comme si de rien n'était. Oublié le très grave acte de sabotage ! En réalité, l'aventure aurait dû s'arrêter là.

820 Re: Le retour de Buck Danny le Dim 19 Juin - 13:46

Draculea

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JYB a écrit:En réponse à Draculea :
Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je ne suis intervenu qu'à partir du moment où tu as montré une vignette dans laquelle figurait comme par hasard une grosse faute d'orthographe.

Justement c'est cela que je souligne : tu n'interviens de manière générale dans un sujet que quand tu relèves une erreur, un problème, un oubli, etc., qui aussitôt devient pour toi fait majeur et raison suffisante de dénier toute valeur à l'ouvrage où ce défaut apparaît. Tu n'en es pas à ton coup d'essai, c'est ce que tu fais de façon systématique et c'est sur cela et cela seul que je discute, pas sur la pertinence supposée de tes critiques prise une par une. Le présent album de Buck Danny n'est chez toi qu'une occasion purement factuelle et contingente de cette disposition intérieure. C'aurait pu être n'importe quel autre album pourvu que tu puisse satisfaire sa soif de dénoncer défauts, erreurs et maladresses en tout genre.

On aimerait que tu t'intéresse aussi à un sujet pour lequel tu sois capable de développer des éloges ou simplement des analyses d'éclairage enrichissant nos lectures. Tu ne me feras pas croire en effet que tout ce qui se publie est nul et non avenu et ne saurait trouver grâce aux yeux d'un spécialiste comme tu l'es. On est aussi étonné que ce spécialiste ne s'autorise jamais, quand il juge que quelque chose est bon, (car cela doit quand même bien t'arriver de temps en temps, du moins je l'espère), à prendre la parole pour le dire, comme si reconnaître les réussites des autres par autre chose que ton silence t'était totalement impossible.

Dans cet album de Buck Danny, évidement on peut être surpris et choqué par les fautes d'orthographe et je ne me dédis pas, je suis assez à cheval sur ce genre de chose trouvant en effet regrettable que des correcteurs de métier n'aient pas amendées celles qu'on remarque ici (et que, je le reconnais volontiers sans que j'aie à en rougir, je n'avais pas su remarquer en première lecture, pris que j'étais par le récit et la trame visuelle de celui-ci, ce qui ne signifie pour autant que, comme tu l'as suggéré avec mépris dans un précédent message, je fasse partie de ceux qui ne regardent  que les images et ne lisent pas attentivement, ou pire ne savent pas lire, si tant est que ces gens là existent. Il est curieux qu'un créateur comme tu l'es ne sache pas que quand on est pris par un sujet on ne voit pas forcément les fautes qui, autrement, si ce sujet ne nous intéressait pas nous sauteraient aux yeux). Mais là encore relativisons. Je l'ai déjà dit, même de très grands écrivains commettent parfois des fautes de grammaire insignes : est-ce pour cela que leur oeuvre est nulle ? Il faudrait être bien présomptueux pour l'affirmer.


Serais-tu ce genre d'esprit qui, même devant un chef d'oeuvre, ne verrait que les erreurs et pas le chef d'oeuvre ? Non que ce Buck Danny soit d'ailleurs un chef d'oeuvre, mais il n'est par son récit et son dessin nullement indigne de quantité d'épisodes classiques de la série dont la qualité narrative et graphique était parfois inégale pour ne pas dire très approximative. Tu me donnes parfois l'impression d'être comme l'homme à qui on montre la lune et qui s'obstinerait à ne voir que le doigt dont l'ongle est hélas sale, ce qui est bien ennuyeux mais à un certain degré secondaire.


JYB a écrit:En réponse à Draculea Very Happy'ailleurs, tu n'as plus fait de commentaires, personne non plus n'en a fait à partir de mes posts relevant les fautes, incorrections typographiques et autres, mais je me doute que la plupart des gens ont pensé : "Ah oui, ça commence à faire beaucoup de fautes...".

Pure supposition de ta part : les "gens" comme tu les appelle, ne trouvent peut-être tout simplement aucun intérêt à des critiques négatives systématiques et sans nuances de ta part, dans la mesure où elles sont ton motif obligé d'intervenir en vertu d'une espèce de mécanisme régulier qui fait que, lorsque tu as trouvé ou pense avoir trouvé quelque chose de défectueux dans un album, plus rien alors n'a la moindre valeur ni le moindre intérêt à tes yeux. C'est un peu comme le fait de ne retenir d'Henri IV que sa mauvaise haleine.

Si la quantité des critiques positives dues à ta plume était aussi grande - et Dieu sait si de nombreux albums publiés ici ou là méritent de sincères et francs éloges - que celle de tes critiques négatives, celles-ci seraient acceptées plus facilement, car on verrait que tout en les formulant tu les relativises par rapport à tout ce qu'il y a de louable et de digne de considération ici et là. Mais ce qu'il y a de lassant dans ton système, est que malheureusement l'immense majorité de tes interventions sur ce forum ou ailleurs est de nature exclusivement négative, ce qui peut laisser penser que ces critiques ne sont que l'expression esprit perpétuellement chagrin, polémique, toujours en situation d'opposition et d'auto affirmation.

JYB a écrit:En réponse à Raymond :
Comme je ne cesse de le dire depuis toujours, ce n'est pas parce que Charlier et Hubinon ont commis des fautes, et parfois des fautes énormes, qu'on doit continuer à en faire. C'est trop facile. Le défi, dans le cadre de la reprise de Buck Danny, et dans le cadre de n'importe quelle reprise d'une série célèbre, ne devrait-il pas être de tendre vers le "sans-faute" ? (je dis bien "tendre vers le "sans faute" ; au niveau de l'orthographe, c'est en tout cas impératif ; au niveau des dessins, nous savons qu'il existe une nombreuse documentation facilement consultable sur à peu près tous les sujets, mais je suis le premier à reconnaître que des étourderies d'une part, des approximations d'autre part, sont toujours possibles, et qu'aucune BD ne sera parfaite à 100%, évidemment).

Personne ne t'as dit que les fautes des uns justifieraient les fautes des autres, mais tu perds totalement ton temps à traquer la faute au lieu de voir l'ensemble de ce qui est ! Tu me fait penser à quelqu'un qui déclarerait que telle toile de Tintoret par exemple, au hasard, n'a aucune valeur parce que le peintre a commis quelque part une erreur de perspective. Or ce genre de chose se produit souvent, même chez les plus grands maîtres.

A mon avis, par ton obsession du détail, tu passe totalement à côté de ce qui fait une oeuvre, en bande dessinée ou dans d'autres domaines de la création. Le défi numéro 1 d'une reprise, pour reprendre un aspect des questions que tu abordes, n'est pas comme tu l'affirmes de "tendre vers le sans faute", ce qui n'a d'ailleurs en soi aucun sens, mais de faire une oeuvre, de proposer un monde convainquant par lui-même en relation avec ce dont il s'inspire et qu'il s'efforce de poursuivre en le renouvelant. Pas de réussir une course de sauts d'obstacles.

Je suis pour ma part totalement d'accord avec ce que dit Raymond quand il déclare que ce qui compte est une apparence de réalité et non une fidélité absolue à la réalité. Une oeuvre, qu'elle soit musicale, écrite, graphique ou procède de ces deux dernières dimensions à la fois, ne se définit pas par un réalisme absolu qui relève de l'utopie, mais par un pacte de vraisemblance qui fait que même avec des écarts, la chose représentée nous donne l'impression de la vérité. Il est vain de poursuivre une exactitude irréprochable qui est le contraire même de la création et de sa capacité à nous dire quelque chose du monde par le détour de ses inventions, de ses conventions, ses fables, de ses modes de représentation et de son caractère imaginaire. Sinon, l'Impressionnisme ne serait, par exemple, qu'une aberration picturale et non une vision du monde : personne n'a en effet de taches de couleur sur le visage !

Quand tu reproches à propos de la piste d'Atsugi un manque de détails réalistes concernant son état à l'époque du récit, tu ne comprends pas que ce n'est pas la question. Le dessinateur, quel qu'il soit, stylise et recrée la réalité autrement qu'elle n'est ; il la simplifie, la détourne, la remanie et lui ajoute sa version intérieure. Même les plus réalistes des peintres, comme par exemple Vermeer, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ne nous proposent jamais une vision photographique exacte des choses, mais prennent bien des libertés avec le réel pour exprimer leur pensée : regarde par exemple la palette de cet artiste qui passe à tort pour être un réaliste absolu, regarde comment il traite un visage, use du flou pour des raisons qui n'ont aucun lien avec le souci de réalité et tu sentiras ce qu'est un acte de création authentique qui même quand il semble se soucier des apparences n'est vraiment créateur que parce qu'il les transcende. Ce n'est pas l'artiste qui s'adapte à la réalité, mais la réalité qui s'adapte à son oeuvre. A mon sens, ton obsession de l'exactitude est stérile et constitue un contresens.

C'est également pour cela que, selon moi, tu te trompes quand tu invoques l'argument de la documentation. Tu fétichistes et absolutises ce qui n'est pas essentiel et ne fait pas en soi l'art du dessinateur, pas plu que celui d'aucun artiste. Une oeuvre n'est pas constituée par la somme exhaustive de sa documentation, elle n'existe que par sa capacité, après avoir plus ou moins intégré une éventuelle documentation, de produire un monde esthétique qui existe par lui-même et qui ait suffisamment de force pour que les questions de détails graphiques du type de celles que tu aimes soulever dans de nombreux sujets où tu interviens soient totalement secondaires voire inessentielles au point de n'être que de simples curiosités pour l'amateur érudit du type de ceux qui se plaisent par exemple à apprendre par une note de bas de page que Balzac dans tel de ses romans s'est trompé sur le nombre de colonnes du Panthéon. C'est sans doute intéressant, mais la belle affaire. Ce n'est pas là ce qui fait notre plaisir à lire ce roman de Balzac, ni davantage la force ou la faiblesse de celui-ci !

Et quand bien même Balzac, cela lui arrive, se trompe-t-il d'un épisode à l'autre d'un même roman en cours de publication  par feuilleton, en produisant une contradiction du type de celle que tu relèves à propos du Forrestal dans Opération Mercury et Les voleurs de Satellites, cela en soi ne constitue pas pour l'oeuvre qui comporte une telle marque de distraction de la part de son auteur une raison sérieuse, nécessaire et suffisante de nier qu'elle puisse avoir la moindre qualité. Ce genre d'erreur, fréquent en littérature, fait au contraire partie de ces choses qui font sourire le lecteur de la même façon qu'on aime aussi une grande personnalité pour les défauts qui la rendent humaine. Mais le moyen de faire comprendre cela à quelqu'un qui veut que tout soit conforme à une idée superlative du réel et commence d'instruire un procès sans appel à la première anomalie supposée  !

En fait, indépendamment de ton goût systématique de la critique négative, ou avec lui, je ne sais, tu as une méthode de lecture pour moi assez étrange, qui me donne souvent l'impression d'une forme de myopie compliquée par l'astigmatisme, laquelle t'interdit de voir avec netteté autre chose que des détails auxquels tu prêtes une importance démesurée. Pardonne-moi de m'exprimer aussi directement, mais c'est vraiment l'impression que tu me donnes à force de lire tes interventions ici et là.

En résumé, ton érudition est impressionnante et je n'ai aucunement l'intention de la nier ni de la contester comme telle, je suis loin de la posséder, mais elle ne me semble pas toujours adéquate en raison de cet effet d'échelle dont je parle. Voilà pourquoi je ne puis être comme toi saisi d'indignation par ce qui te tient tant à coeur dans tant de tes interventions. Ainsi, revenant à la case "litigieuse " qui nous montre l'avion au couchant devant le Mont Fuji, je trouve que l'erreur possible du dessinateur est plus charmante que répréhensible. Les coquilles ont aussi leur valeur te diront bien des amateurs qui se réjouissent de ce genre de "malfaçon" où ils voient non un objet de scandale mais une singularité divertissante qui, loin de retirer, ajoute au contraire quelque chose, de même qu'une femme est d'autant plus séduisante que sa beauté comporte éventuellement un défaut qui nous émeut. Mais il est vrai qu'on peut, comme Jean-Jacques Rousseau, s'enfuir en courant parce qu'une jolie maîtresse se révèle au lit, avoir un téton borgne, au lieu de jouir de ses autres grâces et de leur ajouter cette particularité. Comme l'amour, la lecture a sa sagesse et ses folies.

Mais à quoi bon insister, je sais très bien que je ne t'aurai pas convaincu. Cela n'a d'ailleurs aucune importance. Wink

Ps : En dépit de ce que tu as l'air de suggérer, je sais pertinemment que Jean-Michel Charlier est mort depuis belle lurette ! J'ai à l'époque, 1989 si mon souvenir est bon, acheté un numéro spécial d'hommage à sa mémoire, publié par une revue, (peut-être Pilote qui il me semble a dû s'arrêter à peu près à cette époque, mais je n'en suis pas certain), dont le titre m'échappe en tout cas actuellement et que tu as certainement dû lire toi aussi à ce moment là. je l'ai eut-être encore dans une bibliothèque à la campagne. Tu vois, j'ai beau ne pas avoir la chance de posséder ta magnifique érudition, je ne suis quand même pas totalement débile, enfin, soyons lucide, je ne le suis pas tout à fait.  Wink

821 Re: Le retour de Buck Danny le Dim 19 Juin - 20:41

JYB


vieux sage
vieux sage
Houla, long développement, peut-être pour pas grand chose puisque tu finis par dire que tu sais que tu ne m'auras pas convaincu - d'autant que certains arguments que tu avances peuvent aisément être retournés.
En résumé moi aussi - je ne vais pas m'étendre -, il semble, à te lire, que je peux quand même critiquer un album, à condition que je commence par dire que c'est une "belle oeuvre" ? Même si je n'en pense rien, voire si je pense l'inverse (je ne parle pas de l'album de Buck Danny, mon discours est général) ; à signaler que je me permets de critiquer au niveau des fautes d'orthographe et au niveau documentaire, mais pas sur un plan strictement artistique ; comme on dit : des goûts et des couleurs, on peut discuter à l'infini... En revanche, quand il y a des fautes d'orthographe, ça c'est net et indiscutable.

Quant à ma soi-disante érudition : je n'en ai pas. Simplement, quand un sujet m'interpelle, m'intrigue ou m'intéresse, je regarde automatiquement et machinalement dans ma doc, sur Internet, etc, et je compare. Cela ne me prend pas un temps immense : je sais où sont mes revues et mes livres sur la Seconde guerre mondiale (dans le cas de cet album de Buck Danny qui se déroule à la fin de la guerre), quelques "clics" sur Internet, et ça vient vite. Ce n'est pas bien d'avoir cette curiosité ? Ah bon...

Pour l'histoire de l'avion qui vole vers le nord, je n'ai eu besoin de consulter aucune documentation. J'ai appris comme tout le monde, à l'école ou auprès de mes parents, quand j'avais moins de 10 ans, je ne sais plus, que le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest. C'est le B-A Ba. Quand j'ai vu l'image de l'avion sur fond de mont Fuji ici même, je n'ai rien remarqué, et pour cause, mais quand je l'ai vue dans Spirou et surtout quand j'ai lu la scène - car il vient un moment ou un autre où je lis les histoires, désolé, je ne suis peut-être pas normal -, j'ai compris en une fraction de seconde que ça coince : l'avion se dirige vers le nord alors qu'il est censé se diriger vers le sud. Je n'ai pas l'impression qu'il faille être doté d'une érudition phénoménale pour voir ça d'un simple coup d'oeil.

822 Re: Le retour de Buck Danny le Jeu 23 Juin - 9:38

JYB


vieux sage
vieux sage
Je m'étais promis de ne plus intervenir pour dénoncer les fautes d'orthographe et les erreurs dans les textes de l'histoire de Buck Danny sortie en album récemment, et toujours en cours de post-publication dans les pages de Spirou, mais la nouvelle livraison de planches, dans le numéro du magazine paru hier, a son lot d'erreurs, légèretés, confusions et incohérences parfois graves. Cette fois, il y a 6 planches, ce qui fait qu'il y a de quoi lire, sursauter et s'irriter... C'est un festival, et comme on dit : "trop, c'est trop". J'affirme même que je n'ai jamais vu ça de toute ma vie ! Allons-y...

Planche 36 :
Nouvelle Guinée : il y a un trait d'union = Nouvelle-Guinée.
Ronds de cuir (il s'agit de l'expression péjorative, pour se moquer des fonctionnaires) : il y a aussi des tirets = des ronds-de-cuir ("Messieurs les Ronds-de-Cuir", célèbre oeuvre de Courteline).
Première image : l'avion DC4 dont on a parlé précédemment et qui vole depuis le Japon à destination des Philippines (alors que nous disions il y a quelques jours ici-même qu'il se dirige, selon le dessin d'une planche précédente, plutôt vers le pôle nord, soit à l'opposé...), atterrit sur une piste d'aviation : train sorti, il est encore à quelques mètres au-dessus de la piste, mais on comprend que ses roues vont toucher la piste dans quelques secondes.
On devine que c'est bien la piste des Philippines où il doit se poser, d'autant que le texte récitatif de cette vignette dit : "Et après un long vol de 3000 kilomètres..." Si c'est UN seul vol, et long de 3000 km, le rayon d'action de l'avion DC4 étant le double de ces 3000 km (il peut donc bien franchir la distance en une seule fois, et il y a bien 3000 km entre Tokyo/Atsugi et la base des Philippines), on comprend que l'avion n'a eu besoin de se poser nulle part ailleurs pour ravitailler, et donc, la scène montre bien l'avion se posant sur sa base de destination aux Philippines, arrivant d'une traite du Japon.
Dans la case suivante, on voit justement l'avion garé sur le parking et les trois héros se dégourdissant les jambes après être descendus de l'avion. D'ailleurs, Sonny dit "Pas fâché d'arriver ! (etc)". On a la confirmation que les héros sont bien arrivés aux Philippines car le récitatif de cette deuxième vignette dit "Clark Airfield, dans les Philippines". Clark, célèbre et immense base américaine aux Philippines. Donc, tout va bien ? Non, car ce récitatif se termine par : "Le lendemain matin...". Donc, il a fallu une journée (en tout cas une nuit, puisqu'on est "le lendemain matin") entre le moment où (première vignette) l'avion va atterrir sur la piste dans quelques secondes (il fait plein jour), et le moment où (deuxième vignette), l'avion est parqué (il fait plein jour encore)...

Planche 37 :
Intervient dans cette planche (et les suivantes) une donnée parfaitement authentique et méconnue : la présence d'une unité de pilotes mexicains, intégrés à l'US Air force pour lutter contre les Japonais aux Philippines. Cette unité utilisait des avions (américains) P47 Thunderbolt, et ce sont ces avions qu'on voit à l'image. Donc, tout va bien ? Ben non...
Sonny s'adresse à un type en combinaison près d'un avion et lui demande : "Hé ! Toi là ! De quel pays viennent ces Thunderbolt ?" Déjà, ça fait bizarre, il manque une virgule entre "toi" et "" ; ça devrait être : "Toi, là !"
Le type répond à Sonny : "Mais du Mexique !". Non, les avions ne viennent pas du Mexique... Les pilotes, oui (et encore, pas en direct ; ils ont suivi entre-temps des stages de pilotage sur le territoire des USA ; mais bon, ne chipotons pas).
Sonny, surpris, demande au gars : "Tu... tu es Méxicain ?" Erreur, "mexicain" n'a pas d'accent sur le "e".
Le Mexicain répond : "Si !" C'est-à-dire "oui" en espagnol. On comprend que les dialogues qui vont suivre vont mêler des phrases en français et quelques mots en espagnol. A noter que "si", dans la bulle, n'a pas d'accent aigu sur le "i", et devrait en avoir un (mais je ne sais pas le faire avec mon clavier).
Sonny se présente : "Sonny Tuckson, des Tigres Volants !" L'homme répond : "Mario Gonzalez, de la 201." (normal, l'unité mexicaine est une escadrille portant le numéro 201). Il ajoute : "Pero... C'est quoi les Tigrés Volantés ?". "Pero", ça veut dire "mais" en espagnol. Normal là aussi. Note : après "quoi", il manque une virgule.
Mais "les Tigrés Volantés", je ne comprends pas. Un tigre en espagnol s'écrit "tigre" mais se prononce "tigré". Le tigre en français, c'est el tigre (-é) en espagnol/mexicain. On comprend donc que le type que rencontre Sonny baragouine moitié en français, moitié en espagnol. Et comme il est hispanophone, au lieu de dire "tigre", il prononce "tigré", et dans la bulle, c'est écrit "tigré" avec un accent sur le "e" pour que le lecteur sache qu'il faut prononcer ainsi. Mais pourquoi le Mexicain prononce-t-il "volantés" ??? Il ignore ce que sont les Tigres volants, aussi il répète phonétiquement ce qu'il vient d'entendre. Qu'il dise "tigré" pour "tigre", ça se comprend en raison de son accent, mais pourquoi, entendant "volants", il répète "volantés" ?? Sonny n'a pas dit "volantes".
A noter que la BD est en français, donc on dit "Tigres Volants", mais normalement, Sonny devrait dire : "Flying Tigers", et le Mexicain aurait dû répéter (en anglais) : "Flying Tigers ?".
Sonny répond : "Vous faites quoi toi et ton escadrille en ce moment ?" Pas une virgule dans cette phrase...
Réponse : "Rien du tout ! On s'ennuie ! Por que ?" "Por que" signifie "pourquoi". Mais s'écrit en un seul mot : "porque". D'ailleurs, deux bulles plus loin, le Mexicain répète "porque" et là, c'est en un seul mot. Sauf que là, c'est écrit "Porqué" avec un é. Faux... Les mots "Porque" et "que" (prononcer qué en espagnol) n'ont pas d'accent. Pourtant, c'est encore écrit "porqué" avec un accent à la planche suivante.
Dans les dialogues dits par le Mexicain, la préposition "de" est prononcée (et écrite) parfois avec accent ("Dé toute façon") et parfois sans accent ("De la 201"). Pourquoi ?? Si le Mexicain prononce les "e" en "é", pourquoi ne prononce-t-il pas "Dé touté façon" ?? Dans les bulles, il y a un méli-mélo de "e" avec et sans accent ; exemple : "Nous n'avons rien à faire pour le moment... Nous attendons notre ordré dé démobilisation !" Ca devrait être : "pour lé moment" et "notré ordré dé démobilisation"...
Le Mexicain va aider nos héros et Buck Danny le remercie : "Le monde vous en sera gré". Hélas, trois fois hélas, le verbe associé à "gré" dans ce cas est "savoir", pas "être" ! Buck aurait dû dire (si le scénario avait été écrit par Jean-Michel Charlier) : "Vous en saura gré" !! Voir ici : http://www.academie-francaise.fr/je-vous-serais-gre-pour-je-vous-saurais-gre
Le Mexicain interpelle ses amis pilotes : "Muy bièn, muchachos". Or, il n'y a pas d'accent sur le "e" de "bien" en espagnol - et encore moins un accent grave.
Dans la même case, on voit deux pancartes indiquant que le lieu est celui de l'escadrille 201. Chaque pancarte dit : "201 Fighter Squadron Mexicano". Cela devrait être exactement "201st". Quant à "Mexicano", bizarre ; à vérifier, mais on trouve plutôt la dénomination "201st Mexican Fighter Squadron".

Planche 38
Tumbler : "Les Etats-Unis sauvés par l'Armée de l'air mexicaine ! On aura tout vu !" Buck : "N'empêche que leur aide tombe à pic !" On comprend que c'est du langage parlé et de qui parle Buck, mais ça devrait être : "que son aide tombe à pic".

Sonny : "Tu es pilote ?". Le Mexicain (le même que plus haut) : "Ma si, porqué ?" (c'est là que "porqué" a un accent sur le é). Mais pourquoi "ma" ? Ce mot n'existe pas en espagnol ! C'est le "mais" italien ! Le même "Ma" italien est utilisé par le Mexicain ailleurs dans ces 6 planches. On pourrait penser que le Mexicain a des origines italiennes (explication tirée par les cheveux), mais pas de chance, planche précédente, pour dire "mais", le Mexicain avait correctement dit "Pero". Pourquoi dit-il tout à coup "ma", à plusieurs reprises...??

Le Mexicain encore (mais en français cette fois) : "Je suis très fier de faire équipe avec une grand pilote d'élite". Sonny, "une" pilote ?
Sonny (en pensée) : "Dans quoi me suis-je encore fourré !" J'aurais mis un point d'interrogation : ?
Dernière image, dans le récitatif : "Bientôt, c'est la 201ème au grand complet qui (etc)". On doit écrire : 201e (comme 2e, 3e, 25e, etc).

Planche 39
Le Mexicain dit : "C'est une piste muy sympatica" (= très sympathique). Non, ça s'écrit : "simpatica" (il y a même un accent aigu sur le premier "a", mais je ne sais pas l'inclure avec mon clavier).
Sonny a un accident mais s'en tire bien : "Je n'ai rien, non d'une citrouille à roulette". C'est "nom d'une citrouille" (NOM), et j'aurais mis un S du pluriel à "roulette". Parce qu'une seule roulette à une citrouille, elle ne va pas bien rouler...

Planche 40
Je passe sur quelques approximations dans les textes, oublis de ponctuation et autres, mais je relève encore un "Ma" signifiant "mais" en italien...

Planche 41
Encore un "Ma" qui n'a a priori rien à faire dans la bouche d'un Mexicain.
Le nom de l'avion Thunderbolt a un D en trop : "Thunderboldt" dans la 5e vignette.

Mais à part ça, tout va bien.

823 Re: Le retour de Buck Danny le Jeu 23 Juin - 18:55

Fildefer

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grand maître
grand maître
"L'union fait la force" ! Voilà un adage dont il convient de relativiser la portée. Smile  La force dont il est question dépend étroitement de ce que l'on unit. (*)

Questions :

C'est bien pour cette histoire, actuellement en cours de publication dans Spirou et dont chaque livraison recèle son lot de perles hebdomadaires, que Zéphyr s'est associé à Dupuis et que les scénaristes se sont mis à deux ? Cela représente beaucoup de moyens (en termes d'effectifs) pour un résultat très moyen (au niveau qualitatif).

C'est bien pour cet album qu'on a proposé un tirage de luxe en noir et blanc à 50 euros, ainsi qu'un coffret jumelant ce Buck Danny avec la dernière histoire de Tanguy et Laverdure ?
Du budget marketing prévu pour lancer cette nouveauté, n'aurait-on pas dû distraire quelques sous afin de rémunérer un correcteur possédant une meilleure connaissance de la langue française que les auteurs ?

Ce coup-ci, ma collection de Buck Danny, suffisamment envahissante avec les seuls albums de Charlier auxquels s'ajoutent les deux premiers écrits par Zumbiehl, va rester en l'état. Ma carence ne grèvera pas les comptes des éditeurs, les piles du dernier opus se vendant comme des petits pains, mais j'aime autant affecter 15 euros dans un autre livre.

(*)
Spoiler:
Dans l'Antiquité, les Romains avaient un autre adage à leur disposition, qu'on rencontre dans certaines oeuvres de Molière et Jean de la Fontaine : Asinus asinum fricat.

824 Re: Le retour de Buck Danny le Ven 24 Juin - 14:53

JYB


vieux sage
vieux sage
Merci Fildefer. Enfin un lecteur scandalisé...

Pour info, j'ai profité de visiter, tout à l'heure, un rayon BD dans une grande surface, pour feuilleter l'album en question, histoire de vérifier que les fautes relevées dans Spirou sont bien dans l'album. Sait-on jamais...! Car la version "Spirou" est peut-être une version basique, avec plein de fautes (bien que Draculea ait montré ici des photos prises dans l'album, où figurent des fautes qui sont aussi dans Spirou). Je confirme : de ce que j'ai vu en survolant rapidement l'album, ce sont les mêmes planches et les mêmes fautes.

J'en ai profité aussi pour lire rapidement la fin de l'histoire, puisque dans Spirou, on en est pour le moment à la planche 41 ; il reste à voir les planches 42 à 46 qui seront post-publiées dans Spirou mercredi prochain. Je n'en dirai pas plus, et d'ailleurs il est fort probable que je n'en dirai rien sur le forum la semaine prochaine, mais il y a encore quelques fautes, dont une grosse qui devrait faire rigoler.
Du moins, une grosse faute qui me fait rire jaune, parce qu'on parle quand même de la grande et fabuleuse série Buck Danny... Jean-Michel Charlier, si tu nous entends...

825 Re: Le retour de Buck Danny le Sam 25 Juin - 1:15

JYB


vieux sage
vieux sage
Au fait, juste comme ça, un tout petit détail en passant...
Je disais plus haut, en citant un passage de l'album de Buck Danny :
JYB a écrit:Sonny se présente : "Sonny Tuckson, des Tigres Volants !" L'homme répond : "Mario Gonzalez, de la 201. Pero... C'est quoi les Tigrés Volantés ?".
Cet extrait de dialogues se déroule en septembre 1945 (quelques jours après la capitulation du Japon), mais les Tigres Volants n'existent plus depuis... 3 ans ! Sonny ne peut pas dire qu'il est des Tigres Volants... En effet, la célèbre escadrille a duré quelques mois à peine, avant d'intégrer l'armée de l'air US en 1942 et d'être dissoute. Entre 1942 et 1945, Buck, Sonny et Tumbler auraient normalement été dispersés dans d'autres unités.
Voir ici, au paragraphe : "Absorption dans l'armée de l'air américaine" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tigres_volants_(escadrille)

Mais à part ça, tout va bien (bis).

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