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L'eternel Shogun

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126 Re: L'eternel Shogun le Mar 7 Aoû - 13:55

Pierre

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vieux sage
vieux sage
Un bon mot sur l'album "Il est temps que Lefranc passe à l’Euro pour apporter un nouveau souffle à la franchise !" Very Happy
C'est là : http://www.planetebd.com/bd/casterman/lefranc/l-eternel-shogun/15752.html

127 Re: L'eternel Shogun le Mar 21 Aoû - 11:50

Raymond

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Admin
Pierre a écrit:Un bon mot sur l'album "Il est temps que Lefranc passe à l’Euro pour apporter un nouveau souffle à la franchise !" Very Happy
C'est là : http://www.planetebd.com/bd/casterman/lefranc/l-eternel-shogun/15752.html
En fait, cela ne veut rien dire du tout ! deso


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128 Re: L'eternel Shogun le Mar 21 Aoû - 14:22

Pierre

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vieux sage
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Alors un peu de culture :

Nous sommes le 21 août et c'est l'anniversaire de la fondation du Shogunat le 21 août 1192.

Le 21 août 1192, au Japon, Yoritomo, du clan des Minamoto, fonde à son profit le shogunat, une institution destinée à un grand avenir.

Au côté de l'empereur, cantonné dans un rôle symbolique et religieux, le shogun, ou maire du palais, exerce la réalité du pouvoir en s'appuyant sur une classe combattante fortement hiérarchisée.

L'archipel devient une société féodale comparable à celles qui existent à la même époque en Occident. C'est la seule féodalité non-européenne qui ait jamais existé !

Source : Herodote.net



Dernière édition par Pierre le Mar 21 Aoû - 18:31, édité 1 fois

129 Re: L'eternel Shogun le Mar 21 Aoû - 18:04

Raymond

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Admin
Merci, Pierre, pour cette minute culturelle ! Very Happy


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130 Re: L'eternel Shogun le Ven 24 Avr - 9:27

Draculea

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docteur honoris causa
docteur honoris causa
Michel Jacquemart a écrit:Comment ça? Lefranc n'aurait jamais existé ?! Mais Jacques Martin l'a fait exister !! Pour moi, Lefranc existe, tout comme Alix existe ! Ou encore Corto, Jonathan, Isabeau, Bruce Wayne, Tarzan... C'est pour cela qu'il y a sur ce forum et sur d'autres des personnes qui discutent de sa vie, de son passé, de son avenir... C'est le sort des personnages nés du talent de grands conteurs... Beaucoup d'auteurs vous diront qu'à partir d'un certain moment c'est leur personnage qui guide le récit, qu'ils ne font plus que suivre leur personnage...

Je n'ai à ce jour pas encore lu cet album et ne puis me prononcer à son sujet, mais si je cite Michel Jacquemart et intervient dans ce sujet, c'est pour dire combien d'une manière générale je suis en accord avec ce qu'il dit ci-dessus. Un personnage existe par la création qui lui donne vie et la réception de celle-ci par des lecteurs qui partagent cette existence par l'imaginaire et la rendent de cette façon aussi réelle, quelquefois plus, que bien des existences dites réelles. Pour le reste, oui, l'auteur est souvent témoin de son personnage. J'en ai souvent fait l'expérience dans le domaine du récit et du roman. Notamment, en 2000-2001, par un roman -hélas inédit car l'éditeur qui devait le publier a fait faillite entretemps - dont le personnage principal est une femme qui m'a guidé tout au long de son aventure personnelle. c'est elle qui m'a dicté en quelque sorte ce que je devais écrire. C'est une expérience très étrange d'être ainsi témoin d'un autre, lancé dans son sillage, et en quelque sorte à son service.
Pour dire un petit mot de L'Eternel Shogun qui est l'objet de cette discussion, je l'ai feuilleté sans encore l'avoir lu et j'ai beaucoup aimé comme d'autres ici le dessin de Régric. La question du choix de 1951, même s'il s'agit d'une erreur, peu importe, a été bien traitée par Michel Jacquemart, je ne vus donc pas m'y arrêter longuement, simplement dire ce que cela m'inspire. Qu'une aventure de Lefranc soit située avant La Grande menace ne me gêne pas. Tout le problème est la contradiction due à la présence d'Axel Borg, si j'ai bien compris il intervient en effet dans cet album japonais alors que Lefranc ne le connaît pas encore ? Mais pour le reste, je suis d'autant moins fâché du choix d'écrire une aventure antérieure à celle qui jusque alors était la première, que l'auteur du récit ne prétend pas nous livrer un préquel comme cela a été le cas de façon spectaculaire mais à mon avis ratée avec le récent Blake et Mortimer. Il faudra donc que je lise L'Eternel Shogun pour me faire une idée de l'histoire.

131 Re: L'eternel Shogun le Jeu 30 Avr - 20:34

Draculea

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docteur honoris causa
docteur honoris causa
J'ai donc lu L'Eternel Shogun. Je ne reviendrai pas sur la fin dont comme bien d'autres lecteurs avant moi, j'ai trouvé qu'elle était en effet bien trop rapidement conduite pour satisfaire aux exigences parfois trop draconiennes du nombre de page et cela est dommage car la conclusion sacrificielle de la jeune Asako, prise entre deux lignes de vie contradictoires constituait une belle ponctuation. Il me semble dommage surtout d'avoir une fois de plus traité le mythe des nazis tentant de reprendre la guerre sur un autre sol, sujet que Blake et Mortimer avait également fait resurgir peu avant avec La Malédiction des trente deniers, il est vrai de façon plus lourde encore sur deux tomes d'une aventure aussi improbable qu'ennuyeuse. De ce strict point de vue, je trouve L'Eternel Shogun - beau titre d'ailleurs - plus réussi dans le genre, ce qui n'enlève rien à son caractère lassant.
Il m'aurait semblé beaucoup plus intéressant de s'en tenir à la seule tentation japonaise de quelques irréductibles se lançant à corps perdu dans une telle tentative, ce qui aurait permis d'enrichir le portrait du jeune héritier du clan Tokugawa et d'approfondir la dimension nipponne du récit, les contradictions des personnages, l'épaisseur psychologique du jeune Shogun et d'Asako, bref de se plonger dans le Japon de l'immédiat après-guerre de manière beaucoup plus intense. Point n'était absolument besoin pour cela d'Axel Borg, mais pourquoi pas si en concentrant le récit autour de la dimension nipponne, le célèbre aventurier s'y était lui-même inscrit de façon plus intime.
Le dessin de Régric m'a paru intéressant dans cet album, moins beau que dans Noël Noir, mais effectivement documenté de façon très remarquable dans son évocation du Japon de cette période charnière.
Contrairement à ce que j'ai parfois lu en différents lieux de discussion, je ne trouve pas que et album soit catastrophique, plutôt prisonnier d'une convention de départ qui aurait pu être évitée si le mythe des nazis qui est devenu une facilité à éviter n'avait pas été employé. Je pense même que conduit autrement, l'intrigue aurait pu être extrêmement intéressante.
Il y a des temps forts, malgré ces défauts, les relations ambiguës d'Asako avec la modernité, son frère, Lefranc puis le Shogun. J'aime aussi l'arrivée sur l'île et l'évocation parallèle des pèlerinages. Peut-être aurait-il aussi fallu éviter le mythe de l'avion futuriste tant de fois traité dans la bande dessinée des soixante dernières années, même si l'on sent bien qu'il y a là peut-être une volonté d'hommage à La Grande menace, et dans ce cas, une volonté à mon avis maladroite car trop obligée. Cet album je crois, possède des qualités que le scénario aurait pu développer plus librement s'il s'était affranchi de ces conventions qui me semblent l'avoir figé là où il aurait pu être extrêmement vivant, d'un souffle différent. Je reste sur l'impression mitigée d'une lecture à demi convaincante, dans un monde qui m'est cher et que j'aurais aimé voir mieux exploré par Lefranc dans une aventure plus originale et plus palpitante. Le plaisir visuel est cependant indiscutable, comme le prouvent cette planche et la couverture que je trouve pour ma part très belle.
Un dernier mot pour dire que si le dessin de Régric m'a semblé moins convaincant quoique beau, dans cet album, cela est peut-être dû aux faiblesses du scénario. Après tout, le dessinateur dans ses choix, son découpage, sa mise en page, son souffle, est aussi porté par l'écriture initiale du récit. Il est évident que Michel Jacquemart avec Noël Noir dont ont sait combien je suis un admirateur inconditionnel avait réussi quelque chose de très rare, d'une rigueur et d'une richesse narrative qui ne pouvait que stimuler son partenaire, le pousser à se transcender sans cesse et aboutir au chef d'oeuvre qu'est à mes yeux Noël noir.

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Dernière édition par Draculea le Ven 1 Mai - 8:09, édité 2 fois

132 Re: L'eternel Shogun le Jeu 30 Avr - 23:15

Raymond

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Admin
Merci pour ces commentaires ! Je me rends compte que j'ai un peu oublié cette histoire, et il faudrait peut être la relire ... avec l'espoir d'y découvrir des détails charmants. Wink


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