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L'oasis

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101 Re: L'oasis le Ven 18 Juin - 16:41

Raymond

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Admin
Soyons honnête, cette histoire d'eau ne me fait ni chaud ni froid. Il n'y a pas de mal à en discuter mais il y a des invraisemblances (si c'en est une, je ne le crois pas vraiment en fait) beaucoup plus grandes dans d'autres albums de Lefranc. On peut prendre pour exemples la mer qui prend feu (avec un hypothétique carburant) dans l'Ouragan de Feu, ou la description d'un monde totalement imaginaire (et peu réaliste au fond) dans l'Apocalypse. Ce mélange de réalisme et de fantaisie est propre au romanesque et c'est souvent cela qui fait le charme de l'histoire. Ce qui compte pour moi, c'est le talent du conteur qui sait nous faire croire à sa fiction, et la présence de détails réalistes et bien observés en quantité suffisante pour donner à l'ensemble de l'aventure une impression de vrai. Je n'en demande pas plus car les histoires de Lefranc ne cherchent au fond qu'à divertir.

Ajoutons que pour ma part, je suis plus attaché à une autre forme de vraisemblance, liée à la psychologie des personnages et à leur appartenance à une époque. C'est une des raisons pour laquelle j'apprécie peu les héros qui ne vieillissent pas, alors qu'ils évoluent dans un monde supposé être réaliste. Il n'y a rien de plus invraisemblable !


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102 Re: L'oasis le Ven 18 Juin - 21:13

Michel Jacquemart

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bédéphile pointu
bédéphile pointu
Raymond a écrit: j'apprécie peu les héros qui ne vieillissent pas, alors qu'ils évoluent dans un monde supposé être réaliste. Il n'y a rien de plus invraisemblable !
Mais raymond, avant Buddy Longway (qui reste quend même une exception) et Valentina (dans un autre registre), les héros de BD ne vieillissaient pas !!! C'est le cas de tous les héros de BD que toi et moi avons aimés !

Tintin, Blake et Mortimer, Yoko Tsuno, Natacha, Bob Morane, Gil Jourdan, Jonathan, Buck Danny, Dan Cooper, Batman (sauf dans le DNR), XIII, Spirou, Tif et Tondu, Michel Vaillant, Juliet Jones, Mandrake, Ric Hochet...

Tous ces personnages ont vécu des aventures dans un contexte contemporain, qui a évolué au cours du temps, sur plusieurs décennies, sans que les personnages ne vieillissent. C'est le propre des héros de BD !!

Et pas seulement de BD : on peut citer Tarzan (pour les romans) et James Bond (pour le cinéma).

103 Re: L'oasis le Ven 18 Juin - 21:52

JYB


vieux sage
vieux sage
Raymond a écrit:Soyons honnête, cette histoire d'eau ne me fait ni chaud ni froid.
Ah, ben on n'est pas fait pareils... (mais comme dit plus haut dans la discussion, j'ai le regard du scénariste qui "verrouille" le mieux possible ses scénarios et qui cherche d'instinct si un scénario tient la route, en le passant automatiquement "au scanner" ; en ce moment, ma télé est ouverte pas loin de moi et un film américain passe ; je suis en train de suivre ça : toujours le même réflexe - en même temps, je tape sur le clavier de mon ordi pour rédiger ce post... et pas loin non plus, est allumé l'autre ordinateur, avec lequel je rédige mes articles, mes scénarios, etc).

Raymond a écrit:Il n'y a pas de mal à en discuter mais il y a des invraisemblances (si c'en est une, je ne le crois pas vraiment en fait) beaucoup plus grandes dans d'autres albums de Lefranc.
On est sur le sujet L'Oasis ; je n'allais pas tout passer en revue (d'ailleurs, je n'en ai pas le temps et encore moins l'intention...).

Raymond a écrit:Ajoutons que pour ma part, je suis plus attaché à une autre forme de vraisemblance, liée à la psychologie des personnages et à leur appartenance à une époque.
Mais un bon scénario, c'est un tout (en tout cas pour moi) : solidité du synopsis, vraisemblance des situations, ancrage dans une époque, documentation iconographique, etc., et si tu veux un zeste de psychologie des personnages, OK, c'est encore mieux, ajoutons-y la vraisemblance de ce côté-là. N'oublions pas non plus les dialogues, un bon découpage dans chaque planche (car c'est une BD dont le récit se déroule image par image), le rythme, le souffle de l'aventure, etc. Une fois qu'on a réuni tout ça dans un même album, on approche, peut-être pas du chef d'oeuvre, mais au moins du truc bien costaud qui doit en principe accrocher le lecteur.

Raymond a écrit:
C'est une des raisons pour laquelle j'apprécie peu les héros qui ne vieillissent pas, alors qu'ils évoluent dans un monde supposé être réaliste. Il n'y a rien de plus invraisemblable !
??? Donc tu n'apprécies pas Alix, Lefranc, etc...?
D'un autre côté, si tous les scénaristes appliquaient le principe du vieillissement du héros, on aurait des tas de séries relativement courtes (chaque héros vieillissant et finissant par mourir ; Ric Hochet n'aurait jamais eu 77 épisodes, Buck Danny 52, et il n'y aurait jamais eu je ne sais pas combien de Michel Vaillant, Lucky Luke, etc). Ca deviendrait vite convenu, monotone...

104 Re: L'oasis le Ven 18 Juin - 23:04

Pierre

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vieux sage
vieux sage
La question que je me pose est la suivante : pourquoi chercher à tout décortiquer comme dans cette histoire d'eau à Zis Wink et accepter des invraisemblances et incohérences comme il y en a à la pelle dans toutes les séries que nous aimons et à commencer par celles de Charlier... exemple : les G qu'encaissent Tuckson et Tumbler dans les Buck Danny les auraient conduit direct à la retraite depuis longtemps ou dans un bureau à signer des papiers.
http://adproject.free.fr/wordpress/?p=343

105 Re: L'oasis le Sam 19 Juin - 0:04

Raymond

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Admin
Par rapport à la dernière remarque de JYB sur le vieillissement des héros de BD, j'ai lancé un sujet de discussion ICI.

Par rapport aux "incohérences" dans une BD, j'ai déjà dit plus haut ce que j'en pensais. Il est assez habituel de trouver des événements invraisemblables dans un "thriller" ou un récit d'anticipation. Il y a de multiples récits d'aventures qui racontent des choses "impossibles" dans le monde réel, aussi bien dans Lefranc, que dans Buck Danny, Tintin ou Blake et Mortimer. Ce ne sont pas de mauvaises histoires (c'est même souvent le contraire) car une bonne BD d'aventures doit savoir aller au-delà du réalisme. Le plus intéressant, au fond, c'est cet habile "cocktail" de réalisme et d'imaginaire que savent créer les bons romanciers. Par ailleurs, j'adore découvrir comment un bon scénariste est capable de nous faire croire à l'invraisemblable. Un bon récit ne doit pas seulement refléter le réel, il doit aussi être capable de nous faire rêver.


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106 Re: L'oasis le Sam 19 Juin - 1:01

JYB


vieux sage
vieux sage
J'ai (évidemment...) de quoi répondre à Pierre et à Raymond. J'y vais ?

107 Re: L'oasis le Sam 19 Juin - 8:48

Invité


Invité
JYB a écrit:
Ah, ben on n'est pas fait pareils... (mais comme dit plus haut dans la discussion, j'ai le regard du scénariste qui "verrouille" le mieux possible ses scénarios et qui cherche d'instinct si un scénario tient la route, en le passant automatiquement "au scanner"

Si je lis bien, tu estimes que tes scénarios tiennent mieux la route que certains de Jacques Martin, comme celui de l'Oasis. Je crois que tu aurais dû débuter par là.

108 Re: L'oasis le Sam 19 Juin - 9:29

Pierre

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vieux sage
vieux sage
JYB a écrit:J'ai (évidemment...) de quoi répondre à Pierre et à Raymond.

Nous aussi bien que le ping-pong ça lasse...

109 Re: L'oasis le Sam 19 Juin - 10:39

JYB


vieux sage
vieux sage
Jean-Marc a écrit:Si je lis bien, tu estimes que tes scénarios tiennent mieux la route que certains de Jacques Martin, comme celui de l'Oasis. Je crois que tu aurais dû débuter par là.
En tout cas, tu peux bien lire que si j'avais dû faire atterrir un
Airbus dans le désert, j'aurais trouvé un système simple et plausible ;
Damned, spécialiste de l'aviation, a dit aussi que cet Airbus, tel
qu'il est là et comment il a pu arriver là, ça le gêne beaucoup, et
Michel, lui aussi scénariste, a dit la même chose que moi, plus haut
dans la discussion, en imaginant qu'il aurait prévu par exemple une
vieille piste abandonnée dans le secteur. Donc, on est quelques-uns à
se rejoindre. Une vieille piste abandonnée, ou un fond de lac asséché
et solidifié, ou toute formule plausible de ce genre : tout est bon si
ça tient la route. Mais il est certain que, dans un scénario réaliste
tel que j'en écris, je ne me vois pas placer un Airbus, qui n'est quand
même pas une cage à poules du début du XXe siècle ni un ULM, comme ça
au milieu d'une palmeraie. Même Raymond a dit plus haut qu'il allait
regarder ça le soir-même, donc ça doit l'interpeller - mais je n'ai pas
cru lire plus tard ses commentaires à ce sujet.
Pareil pour l'approvisionnement en eau d'un gars qui arrive seul, en autonome, dans
un secteur aride où il sait qu'il aura fort à faire, et où - si je lis
bien moi aussi la BD - il ne sait pas trop où il arrive ni sur quoi il
va tomber. Vous êtes nombreux à penser que j'exagère et à balayer ce
problème d'un revers de la main, alors que personnellement, c'est ce
que j'ai en permanence en tête dans l'écriture d'une BD. Comme déjà dit
plus haut : le B-A Ba pour moi, c'est de résoudre le problème de
l'approvisionnement en nourriture pour les êtres vivants : hommes,
animaux (chevaux, etc.), et en carburant pour les engins mécanisés,
quels qu'ils soient. Une fois ceci résolu et cette base établie, je
peux lancer l'écriture de mon histoire, je sais que les héros et leurs
véhicules iront jusqu'à la planche 46 de l'album. A moins, évidemment,
qu'il soit prévu qu'ils tombent en panne sèche à un moment, mais c'est
une péripétie, et pour pouvoir l'écrire, cette péripétie, je prévois
aussi qu'il va se passer quelque chose au niveau de l'approvisionnement
; ce sera un rebondissement dans le scénario.
Evidemment, je ne pense pas à cela en permanence pour chaque histoire. Si j'avais à
raconter une enquête policière qui se déroule entre Paris et
Champigny-sur-Marne pendant tout un album, je ne m'inquiéterais pas de
savoir comment le héros va s'approvisionner ; il y a des magasins et
des stations service partout, et le héros, qu'il soit policier ou
journaliste ou ce qu'on veut, a a priori de l'argent pour s'acheter
tout ça, donc je ne m'en préoccupe pas et j'occulte le problème.
En revanche, si je raconte à peu près le même scénario avec pour héros un
SDF dont l'obsession est de trouver chaque jour de quoi manger et
boire, et qui n'a pas de moyen de locomotion, alors ce sera aussi mon
obsession de scénariste de trouver un moyen pour lui d'avancer dans
l'histoire en mangeant un peu chaque jour et en trouvant comment se
déplacer rapidement si c'est nécessaire. Et un héros comme Lefranc,
parachuté en plein désert, loin de tout, etc, là, oui, j'y pense très
fort, à cet approvisionnement en eau (et en nourriture), et je pense
aussi très fort à montrer au lecteur comment le héros s'approvisionne,
ce dont vous tous, bizarrement, vous ne vous inquiétez pas ; c'est
pourquoi je disais plus haut à Raymond qu'on n'est pas fait pareils...
Quelqu'un a dit à ce sujet que Jacques Martin n'allait pas montrer tout
le temps Lefranc en train de boire à sa gourde. Je ne demande pas ça !
Ce serait ridicule de montrer ça tout le temps. Ce que j'aurais voulu
voir (même une seule fois, dans une seule image, et ce serait bon pour
le restant de l'histoire) c'est où Lefranc trouve-t-il l'eau pour se
désaltérer sans souci pendant tout le temps qu'il aura à mener sa
mission. Pour moi, Lefranc est forcé d'apporter de l'eau avec lui, et
en quantité, ne sachant pas où il va arriver et ne sachant s'il va
trouver de l'eau facilement et tout de suite ; or son planeur me paraît
bien chargé, vu tout ce qu'il transporte. Ici-même, j'ai soumis l'idée
de remplir les ballasts du planeur d'eau potable, mais d'une part
Jacques Martin ne l'a pas indiqué dans la BD (or c'est une astuce qu'il
aurait fallu indiquer à l'intention du lecteur ; si vous pensez que ce
n'était pas la peine de l'indiquer, je redis qu'on n'est pas fait
pareils), et j'ai déjà dit que j'ai aussi des arguments contre cette solution
(je pourrai vous les raconter si ça vous intéresse, mais on s'éloigne du sujet).
Cela dit, je reconnais que si on épluche n'importe quel scénario, même les
miens, on trouvera toujours des trucs qui ne vont pas ; mais je dirais
que c'est sur des anecdotes, des points de détails, des aspects sur
lesquels on peut glisser parce que ça ne mange pas de pain, et surtout
parce qu'il y a un moment - à partir d'une base solide : voir plus haut
- où il faut raconter des choses qui sortent de l'ordinaire, où il faut
mettre le héros dans des situations risquées ou exceptionnelles en
forçant un peu la réalité, tout simplement parce que, si on veut être
trop strict, il n'y a plus d'aventure qui fasse rêver. Par exemple
qu'un héros ne soit pas pilote mais se retrouve aux commandes d'un
avion, ça ne me choque pas. C'est une BD, c'est le héros, on peut
admettre qu'il sache piloter, on convient qu'il a un certain nombre de
qualités ou qualifications. Pourtant, ça devrait me choquer, moi qui
suis apparemment si strict et qui suis spécialiste de l'aviation.
Est-ce invraisemblable que Tintin pilote un avion dans Le Sceptre
d'Ottokar ou un hélico dans L'Affaire Tournesol ? Peut-être, et
alors...? Je pourrais être choqué aussi que Lefranc pilote un planeur
autonome dans L'Oasis ; ben non, ça, ça passe très bien pour moi.

110 Re: L'oasis le Sam 19 Juin - 10:41

JYB


vieux sage
vieux sage
Pierre a écrit:
JYB a écrit:J'ai (évidemment...) de quoi répondre à Pierre et à Raymond.
Nous aussi bien que le ping-pong ça lasse...
OK, je vais arrêter le ping-pong.

111 Re: L'oasis le Sam 19 Juin - 11:01

Treblig


Double prix Nobel
Double prix Nobel
JYB a écrit:
Pierre a écrit:
JYB a écrit:J'ai (évidemment...) de quoi répondre à Pierre et à Raymond.
Nous aussi bien que le ping-pong ça lasse...
OK, je vais arrêter le ping-pong.

A mon avis, JYB, c'est une sage décision : on voit bien que les motivations d'un scénariste et du lecteur lambda que nous sommes ne sont pas forcément en concordance (et cela n'a rien d'anormal après tout ).

L'essentiel étant que chacun y trouve son plaisir.

112 Re: L'oasis le Dim 20 Juin - 2:28

JYB


vieux sage
vieux sage
Treblig a écrit:on voit bien que les motivations d'un scénariste et du lecteur lambda que nous sommes ne sont pas forcément en concordance.
C'est ce que je vois aussi...
Mais si quelqu'un veut échanger par messagerie privée, je suis dispo. Y'a encore de quoi dire, sur cet album...

113 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 10:09

JYB


vieux sage
vieux sage
Un récent échange avec Jean-Marc, dans le sujet "Humeur du jour", m'a fait reparler de l'album Oasis et évoquer les questions que j'avais soulevées au sujet de certains aspects du scénario (le manque d'eau pour alimenter le héros dans le désert, et la situation de l'avion Airbus, posé au beau milieu d'une oasis, sans qu'on sache comment il a pu arriver là, sans aucune piste alentour). Cela m'a rappelé qu'il y a un autre point litigieux. Justement, le dernier post de la discussion sur L'Oasis était un des miens, et (voir ci-dessus) finissait par : "Y'a encore de quoi dire, sur cet album..." Ce point litigieux, ce n'est pas un des moindres puisque c'est là-dessus que se base le héros pour régler cette histoire. Il s'agit de l'arme sophistiquée utilisée par Guy Lefranc pour endormir à distance les terroristes preneurs d'otages.
Rappel : il s'agit d'un fusil à longue portée, doté d'une lunette de visée, d'un silencieux, et surtout de munitions très spéciales destinées à endormir pendant 24 ou 48 heures les personnes prises pour cibles, sans les tuer. Louable intention de Lefranc (et de Jacques Martin le scénariste) de ne tuer personne. Oui, mais...
La BD est censée être réaliste : on y voit du matériel (autre que ce fusil) parfaitement authentique : l'Airbus, des avions de chasse et de transport qui existent vraiment, des véhicules (un Saviem par exemple) ; bref, tout sonne vrai, et le fusil devrait aussi "sonner vrai". Or :
- le silencieux est censé ne pas faire de bruit, et ça se comprend au vu du contexte. Sauf que - je n'y connais rien en balistique, mais c'est au moins une chose que j'ai apprise et retenue de divers documentaires, à moins qu'un spécialiste me contredise - ça amoindrit beaucoup la puissance d'un tir ; c'est pourquoi, quand un tueur tire sur une personne avec un silencieux, c'est à courte distance. Donc, en tout cas dans le début de l'histoire où Lefranc se tient loin de l'oasis, les munitions ne peuvent pas parvenir à destination.
- de toute façon, silencieux ou pas, il y a un autre problème. Les munitions sont censées frapper doucement les victimes du produit anesthésiant qu'elles contiennent. Sinon, évidemment, les victimes risquent d'être blessées, voire tuées si un organe vital est atteint. Le principe est d'endormir les victimes sans qu'on détecte la raison (pas de blessures : "Perforation quasi invisible", dit le fabricant, page 9). On voit d'ailleurs une de ces munitions, à la même page 9 : ce n'est pas un brin d'herbe ni un fétu de paille ni un aiguillon de guêpe. C'est une balle réelle, dotée d'une ogive spéciale. Or, pour faire parvenir une telle munition, surtout sur une bonne distance, il faut une puissance de feu terrible. La meilleure preuve que la puissance est terrible, c'est qu'une de ces munitions atteint le chauffeur d'un camion, page 45 : le pare-brise, traversée, est troué. Et de belle façon ! En outre, la munition atteint quand même le chauffeur, en l'anesthésiant instantanément. Une balle semblable qui touche directement plusieurs terroristes ne les blesse aucunement, mais une autre traverse un pare-brise en explosant le verre... Bizarre...
Certes, vous allez me répondre, comme Treblig un post plus haut : "on voit bien que les motivations d'un scénariste et du lecteur lambda que nous sommes ne sont pas forcément en concordance."

114 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 10:23

Raymond

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Admin
Je n'ai pour ma part aucune objection à ces deux arguments (à savoir l'impossibilité d'une arme silencieuse à longue distance et l'improbabilité d'une fusil à longue distance qui ne blesse pas). Cette arme invraisemblable (pour les deux raisons que tu viens de décrire) représente en fait l'aspect purement "science fiction" de l'histoire. Ses fondements scientifiques ne sont pas très solides, mais je pense que l'on peut accorder à Jacques Martin un certain degré de licence artistique. Wink


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115 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 10:31

JYB


vieux sage
vieux sage
Ce que tu dis, c'est à peu près ce que je pensais trouver comme réaction à mes observations. Mais comme pour la fin de la discussion au printemps dernier, j'arrête dès maintenant la "partie de ping-pong" et n'en dis pas plus... et passons à autre chose...

116 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 10:50

Damned

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grand maître
grand maître
JYB a écrit:Ce que tu dis, c'est à peu près ce que je pensais trouver comme réaction à mes observations. Mais comme pour la fin de la discussion au printemps dernier, j'arrête dès maintenant la "partie de ping-pong" et n'en dis pas plus... et passons à autre chose...

J'ai lu attentivement ton propos, et techniquement, je n'ai aucun argument à opposer à ta démonstration, qui ne souffre aucune critique.

Ce que je pense, en rejoignant l'avis de Raymond, c'est que Jacques Martin, dans ses scénarios de Lefranc, flirtait en permanence avec la science fiction, tout en voulant rester dans le "plausible" (générant ainsi de telles anomalies), ce qui fait que toi, habitué à des scénarios techniques pointus avec les "Missions Kimono", ou scientifiques (archeologie) tout aussi pointus avec Allan Mac Bride, tu analyses chacune de tes possibilités pour rester hyper réaliste, alors que Jacques Martin apportait un peu de fantastique, voire de fantaisie dans les moyens techniques qu'il offrait à ses personnages, que ce soit de Lefranc ou ses adversaires.

Je pense qu'il nous faut un peu oublier notre esprit Cartésien vis à vis de ce genre d'histoire, et plutôt se laisser aller à une bonne détente à travers les aventures d'un héros qui, malgré les difficultés, triomphe toujours de ses adversaires, tout en défendant le bon droit .....
Si on se pose de telles questions techniques, dans ce genre de série qui ne se veut pas forcément hyper-réaliste, on se gache une bonne partie du plaisir recherché et de l'évasion bénéfique qu'elle peut apporter ....

Raymond Damned

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117 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 10:54

Treblig


Double prix Nobel
Double prix Nobel
JYB a écrit:.
[...] c'est pourquoi, quand un tueur tire sur une personne avec un silencieux, c'est à courte distance[...]

[...]Une balle semblable qui touche directement plusieurs terroristes ne les blesse aucunement, mais une autre traverse un pare-brise en explosant le verre... Bizarre...

Certes, vous allez me répondre, comme Treblig un post plus haut : "on voit bien que les motivations d'un scénariste et du lecteur lambda que nous sommes ne sont pas forcément en concordance."

JYB, tu te trompes car, dans ces deux exemples précis, je suis d'accord avec toi. Smile

Ainsi Jacobs, dans "le Mystère de la Grande Pyramide" (édition d'octobre 1956, tome 1 page 47) a parfaitement montré que l'emploi d'un silencieux exigeait un tir à bout portant.

Quant à l'emploi d'une balle qui provoque de tels dégâts matériels sans entraîner d'atteintes vitales au corps humain, on peut effectivement afficher un réel scepticisme. Wink

118 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 11:02

Pierre

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vieux sage
vieux sage
Damned a écrit:

Je pense qu'il nous faut un peu oublier notre esprit Cartésien vis à vis de ce genre d'histoire, et plutôt se laisser aller à une bonne détente à travers les aventures d'un héros qui, malgré les difficultés, triomphe toujours de ses adversaires, tout en défendant le bon droit .....
Si on se pose de telles questions techniques, dans ce genre de série qui ne se veut pas forcément hyper-réaliste, on se gache une bonne partie du plaisir recherché et de l'évasion bénéfique qu'elle peut apporter ....

Raymond Damned

C'est la voix de la sagesse.

Dans la mesure où les invraisemblances ne sautent pas trop aux yeux, on peut effectivement laisser filer, car si l'on veut pinailler, on trouvera toujours matière à le faire et ce quel que soit la bd.

119 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 11:06

Damned

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grand maître
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A partir de ma dernière intervention on pourrait croire que je prends plus de plaisir à lire "Lefranc" que les séries de notre ami Jean Yves ou équivalentes .

En fait mon plaisir est différent :

Quand je lis un "Lefranc", ou un "Blake et Mortimer", ou un "Bob Morane", je ne cherche que détente et évasion à travers de bonnes histoires, qu'on pourrait assimiler à ces contes d'antan au coin du feu, ou tout le plaisir était dans l'art du conteur.

Quand je lis un "Buck Danny", un "Michel Vaillant" ou un "Mission Kimono", outre la qualité de l'histoire, je trouve mon plaisir à me plonger dans des environnements qui me sont à chaque fois TRES familiers, et où j'aime à retrouver MES repères, ceux ci s'appuyant justement sur la technique !
Jean Yves pourrait vous dire que je déteste une série similaire aux siennes, uniquement pour le type de défauts que, lui, relève dans les scénarios de Jacques Martin.

Tout cela pour expliciter mon propos précédent sur la forme de plaisir rencontré, selon le type de BD que je lis ......

Raymond Damned

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120 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 11:12

Pierre

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vieux sage
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Damned a écrit:A partir de ma dernière intervention on pourrait croire que je prends plus de plaisir à lire "Lefranc" que les séries de notre ami Jean Yves ou équivalentes .

Mon Dieu non !!! Quelle hérésie !!! Laughing

Ouf la deuxième partie de ton intervention - non quotée ici - nous a tous rassuré morderir3 pouce

121 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 11:16

Damned

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grand maître
grand maître
Pierre a écrit:
Damned a écrit:A partir de ma dernière intervention on pourrait croire que je prends plus de plaisir à lire "Lefranc" que les séries de notre ami Jean Yves ou équivalentes .

Mon Dieu non !!! Quelle hérésie !!! Laughing

Ouf la deuxième partie de ton intervention - non quotée ici - nous a tous rassuré morderir3 pouce

J'avais cité les séries de Jean Yves, parceque mon propos précédent n'était qu'une réponse au sien !

Je ne cache rien de mes préférences en matière de BD (la preuve : je participe à ce forum), et les assume pleinement ! Very Happy

Raymond Damned

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122 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 11:23

Pierre

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vieux sage
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Oui, comme nous tous ! Mais je te taquinais, c'est vendredi, il fait beau Very Happy

123 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 11:25

Invité


Invité
Treblig a écrit:
Ainsi Jacobs, dans "le Mystère de la Grande Pyramide" (édition d'octobre 1956, tome 1 page 47) a parfaitement montré que l'emploi d'un silencieux exigeait un tir à bout portant.
Je ne crois pas que Jacobs démontre quoi que ce soit. Il s'agit d'une scène où un silencieux est utilisé de près, voilà tout. Et je ne pense pas qu'il était plus calé sur le sujet que Jacques Martin Very Happy
Pour ce qui est de l'argument de JYB, à savoir qu'il faut utiliser une silencieux de près, je me demande bien d'où il tire ça. Voilà justement la preuve du contraire : http://fr.wikipedia.org/wiki/AS_%27Val%27



Dernière édition par Jean-Marc le Ven 8 Oct - 11:46, édité 1 fois

124 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 11:36

Damned

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grand maître
grand maître
Jean-Marc a écrit:
Treblig a écrit:
Ainsi Jacobs, dans "le Mystère de la Grande Pyramide" (édition d'octobre 1956, tome 1 page 47) a parfaitement montré que l'emploi d'un silencieux exigeait un tir à bout portant.
Je ne crois pas que Jacobs démontre quoi que ce soit. Il s'agit d'une scène où un silencieux est utilisé de près, voilà tout. Et je ne pense pas qu'il était plus calé sur le sujet que Jacques Martin Very Happy
Pour ce qui est de l'argument de JYB, à savoir qu'il faut uitiliser une silencieux de près, je me demande bien d'où il tire ça. Voilà justement la preuve du contraire : http://fr.wikipedia.org/wiki/AS_%27Val%27

Oui mais dans le lien que tu nous donnes il s'agit d'une arme qui a été conçue entièrement pour être silencieuse dans tous les cas.
Dans le cas de Lefranc, il s'agit bien d'un silencieux raporté, compatible pour un tir de loin, mais incompatible pour un tir de loin ET de précision !

Raymond Damned

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125 Re: L'oasis le Ven 8 Oct - 11:40

Invité


Invité
Oui, bien sûr, mais comme on est pas experts dans ce domaine, ça prouve déjà qu'un silencieux peut être utilisé à longue distance, ce que réfutait JYB et cette arme date de 1980. Il doit donc certainement exister une arme de ce type munie d'un silencieux amovible.
Connaissant la rigueur de Jacques Martin (tous ses collaborateurs en ont assez parlé), je pense que c'est s'avancer en terrain miné (pour rester dans le domaine Very Happy )que de lui chercher des incohérences de cette sorte et je m'interroge sur l'acharnement de JYB à dénicher des incohérences qui n'en sont pas : après l'histoire de la gourde qui a fait...long feu, cette histoire de fusil tombe... à l'eau Smile



Dernière édition par Jean-Marc le Ven 8 Oct - 11:55, édité 2 fois

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